Paix du Fleix

La paix du Fleix, connue aussi sous le nom de convention ou conférence du Fleix, ou de paix des Amoureux, qui est signée le , met fin à la septième guerre de Religion. Elle est proclamée à Montaigu le .
Historique
[modifier | modifier le code]Le nom de la paix du Fleix vient du village du Fleix, en Périgord, où le traité est signé en 1580 dans le château du marquis de Trans, Germain Gaston de Foix (cousin du roi de Navarre), en présence notamment du frère du roi de France, François, duc d'Alençon, représentant les intérêts de son frère le roi Henri III, pour le parti catholique, et de Henri, roi de Navarre (futur Henri IV), représentant ceux du parti des huguenots.
Les circonstances sont les suivantes : Catherine de Médicis, mère du roi de France, a pour objectif d'établir une paix définitive entre le parti catholique et le parti huguenot. À cet effet, elle parcourt l'Occitanie et signe le au nom du roi le traité de Nérac, qui donne aux protestants quinze places de sûreté pour une période de six mois mais les protestants refusent de rendre ces places au terme du traité[1], ce qui déclenche la septième guerre de religion lors de laquelle Henri de Navarre prend Cahors. Cette guerre est aussi appelée guerre des Amoureux en raison des intrigues de galanterie qui y donnent lieu. En effet, le protestant Henri de Navarre et sa femme Marguerite de Valois (la reine Margot) mènent joyeuse vie à Nérac au milieu d'une cour composée de jeunes seigneurs frivoles, de sorte que leurs continuelles galanteries les ont fait surnommer les Amoureux.
Cette paix du Fleix accorde le maintien de quinze places de sûreté pour six ans aux protestants.
Extrait du traité
[modifier | modifier le code]- « …Fait à Flex près Sainte-Foy, le 26 jour de Novembre 1580. Ainsi signé de la propre main de Montseigneur le frère du roi, Francois. Et de la propre main du roi de Navarre, Henri. »
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Michel Péronnet, Le XVIe siècle, Hachette U, , 303 p. (ISBN 9782010084041), p. 291