Matrioshki : Le Trafic de la honte

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Matrioshki : Le Trafic de la honte

Titre original Matroesjka's
Genre Série dramatique
Création Marc Punt
Guy Goossens
Pays d'origine Drapeau de la Belgique Belgique
Chaîne d'origine VTM
Nb. de saisons 2
Nb. d'épisodes 20
Durée 45 minutes
Diff. originale

Matrioshki : Le Trafic de la honte (Matroesjka's) est une série télévisée belge en 20 épisodes de 45 minutes, inspirée de faits réels, créée par Marc Punt et Guy Goossens et diffusée en néerlandais entre le et le sur VTM et en français sur BeTV.

En France, la série a été diffusée à partir du sur M6.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Première saison (2005)[modifier | modifier le code]

Cette série raconte l'histoire vraie d'un groupe de jeunes filles russes et lituaniennes venues en Europe passer un casting pour une compagnie de danse. Ce casting mené par deux Belges se révèle être un faux : après avoir signé un contrat rédigé en grec, langue qu'elles ne comprennent pas, les jeunes filles sont emmenées à Chypre où on leur apprend le striptease, avant de les emmener dans des boîtes à Anvers. Leur passeport confisqué, les filles se voient contraintes de danser, et parfois de se prostituer, pour gagner l'argent nécessaire au remboursement des frais de voyage et de « formation ».

Un journaliste belge, Nicolas, tente de démasquer cette « traite des Blanches », en vain. En effet, les proxénètes bénéficient de complices dans la police et n'hésitent pas à menacer et même à tuer celles et ceux qui pourraient nuire à leur trafic ou refusent d'y participer.

Deuxième saison (2008)[modifier | modifier le code]

La saison se déroule trois ans plus tard, lorsque des personnes de la première saison sortent de prison et vont en Thaïlande. Traitant cette fois non plus exclusivement de la prostitution des filles de l'Europe de l'Est sur le vieux continent, mais également du trafic de jeunes filles asiatiques amenées en Occident pour se prostituer, parfois forcées par leurs familles, cela montre le problème global et massif du trafic d'êtres humains, l'une des « industries » les plus lucratives à l'heure actuelle.

Les trafiquants Ray van Melechen et Eddy Stroefs sortent de prison, après la peine de trois ans qui leur avait été infligée dans la première saison, pour découvrir que leur partenaire d'alors, Jan Verplancke, est parti avec tout leur argent en Thaïlande. Ils s'envolent alors pour la Thaïlande, mais Verplancke ne leur redonne pas l'argent. A la place, il leur propose de jeunes filles thaïlandaises. Mais les choses ont changé en trois ans : le marché s'est élargi, et de nouveaux groupes de trafiquants veulent une part du gâteau. La seule chose que ces filles ont en commun, est qu'elles se prostituent pour aider leur famille.

Ainsi que le spécifie le synopsis : « Le trafic de femmes est toujours un bon business : il y a toujours des « produits » disponibles et à bon marché, les risques sont bas, et les profits extrêmement élevés. (...) le trafic d'êtres humains est la troisième plus haute source de profits au monde, après la vente d'armes et la vente de drogue. ».

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Amnesty International a utilisé certaines séquences de cette série pour illustrer des messages diffusés dans des pays d'Europe, particulièrement de l'Est, pour prévenir les jeunes filles de ce genre de pratiques.

Une seconde saison, Matrioshki 2, sortie en 2008, met en scène les mêmes personnages, trois ans plus tard à leur sortie de prison, en s'intéressant cette fois aux trafics d'êtres humain au départ de Thaïlande.

Liens externes[modifier | modifier le code]