Nicolas Brigaud-Robert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Nicolas Brigaud-Robert est un exportateur international de films et producteur français, directeur et co-fondateur du groupe Playtime (anciennement Films Distribution). Il est parallèlement professeur à l'Université Panthéon-Sorbonne et co-directeur du Master "Digital, Médias, Cinéma" de Paris I[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études à l’IEP de Paris, il obtient un DESS de droit de l’audiovisuel à Paris I, un Master en Broadcast Administration à la Boston University (boursier Fulbright), ainsi qu'un DEA de sciences sociales (EHESS/ENS Ulm). Il complète enfin son cursus académique par un doctorat de sociologie (EHESS)[2].

En 1997, il crée avec un ami de longue date Films Distribution (devenu Playtime en 2017), une société d'exportation de films, Playtime[3],[4], qui compte à son actif le lancement à l'international des films : Indigènes, Lady Chatterley, Joyeux Noël[2], Jeux d'enfants[5], le Fils de Saul[6] pour lequel il obtient l'Oscar du meilleur film étranger en 2016. Il a coproduit également à travers Playtime une quinzaine de films dont Frantz, Les Innocentes, 120 battements par minute pour lequel il obtient 6 César dont Meilleur film et a participé à la ressortie dans le monde des films du réalisateur français Jacques Tati[7].

En 2000, il fonde aux côtés de François Yon et de Valéry Guibal CineInfo.fr, CineInfo la première dans le monde de la télévision diffusée simultanément sur le web et à la télévision 24h/24[8]. La chaîne diffuse des programmes sur le cinéma, des bandes annonces de films et propose également des services parallèles : billetterie en ligne, DVD et produits dérivés[9]. En , la chaîne est achetée par le groupe Canal+ et fusionne avec Allociné.

En 2004, il prolonge l'activité de Playtime en créant avec ses associés la société Film Talents dirigée par Juanita Fellag : une agence artistique représentant réalisateurs, auteurs et comédiens[2]. La société représente notamment la réalisatrice Julia Ducournau, le comédien Kévin Azaïs, le réalisateur Hubert Charuel, ou encore le réalisateur Régis Roinsard. En tant qu'agent artistique, Nicolas Birgaud-Robert obtient en 2010, la même année, le César du meilleur acteur avec Tahar Rahim de la meilleure comédien avec Isabelle Adjani.

En 2014, entouré d'un groupe d’actionnaires, il rachète le cinema Latina, qu'il baptise Luminor Hôtel de ville. Les actionnaires à ses côtés sont: le réalisateur Bertrand Bonello, Marc-Antoine Robert et Xavier Rigault, producteurs au sein de 2.4.7 Films, Éric et Nicolas Altmayer, producteurs au sein de Mandarin Cinéma, Alexis Dantec des 3 Luxembourg et les cofondateurs de Films Distribution François Yon, Valéry Guibal et Sébastien Beffa, et la société suisse Frenetic [10].

En , sa société Films Distribution a annoncé, à l'occasion du 42ème Festival de Toronto son changement de nom : Playtime[11].

En parallèle de ces activités au sein de ces différentes structures, il est co-directeur et enseignant du Master 2 Digital, Médias, Cinéma (anciennement Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias) à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il s'occupe notamment d'animer un cours de sociologie économique consacré aux industries de l'image et encadre le "cas producteur", une mise en situation professionnelle reproduisant la chaine de production d'un long-métrage : de l'écriture au financement. Il est aussi professeur associé à l'université Paris VIII[2].

Nicolas Brigaud Robert fait aussi partie de L’association des exportateurs de films[12].

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Anglais des producteurs (avec J.C. Robert), Economica, 1999.
  • Les Producteurs de télévision et l’Industrialisation de la production, Actes du Colloque international « Mutations des industries de la culture, de l’information et de la communication », 2006 [13].
  • Les Producteurs de télévision, Presses universitaires de Vincennes, 2011[14].
  • "Les Mutations des filières cinématographiques et audiovisuelles : Quels enjeux pour la diversité culturelle ?", en co-écriture avec Yolande Combès, dans Philippe Bouquillion et Yolande Combès (dir.), Diversité et Industries culturelles, L’Harmattan, 2011.
  • "Les Producteurs de télévision : Une profession au risque de son temps", in Professions et professionnels de la communication, Charles Gadea et Stéphane Olives (dir). Octarès, 2016.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. www.master-dmc.fr site officiel du master Digital, Médias, Cinéma
  2. a b c et d « Nicolas Brigaud-Robert », sur Observatoire des mutations des industries culturelles
  3. Wild Bunch, « Les fondateurs des sociétés de vente », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. Fabien Lemercier, « Nicolas Brigaud-Robert • Vendeur », Cineuropa,‎ (lire en ligne)
  5. Isabelle Régnier, « L'art de vendre un film qui n'existe pas encore », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. Clarisse Fabre, « Et Sony remporta la bataille du « Fils de Saul » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. Frédéric Guégan, « Nicolas Brigaud-Robert co-fondateur de Film Distributions », MédiaClub,‎ (lire en ligne)
  8. Manuel Broyer, « Cineinfo.fr, la première chaîne cinéma en live », 01net,‎ (lire en ligne)
  9. « Cineinfo.fr », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  10. « Le cinéma Latina devient le Luminor-Hôtel de Ville », Le Film français,‎ (lire en ligne)
  11. (en-US) Elsa Keslassy, « Thriving European Banner Films Distribution Rebrands Into Playtime, Expands Scope (EXCLUSIVE) », Variety,‎ (lire en ligne, consulté le 3 mars 2018)
  12. « Liste des membres », sur adef.fr
  13. www.observatoire-omic.org/colloque-icic/pdf/Brigaud-Robert1_1.pdf
  14. Tiphaine Zetlaoui, « Nicolas Brigaud-Robert, Les Producteurs de télévision. Socio-économie d’une profession », Questions de communication, vol. 22,‎ , p. 344-345 (lire en ligne)