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Néo-banque

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Une néo-banque, signifie stricto sensu « nouvelle banque », est un établissement de paiement dont les services sont accessibles principalement en ligne.

Caractéristiques

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Les néo-banques sont généralement exclusivement accessibles depuis une application depuis un smartphone[1],[2]. Elle se caractérise par son absence d'agences bancaires, comme la banque en ligne, mais s'en distingue par son absence de licence bancaire.

Leur nombre augmente avec la popularisation de l'usage du smartphone, notamment dans les pays émergents.

Dans les années 2010, en Europe, le Royaume-Uni est le pionnier des néo-banques, avec Atom Bank, Monzo (en) ou encore Revolut[3]. Le finlandais Ferratum est spécialisé dans les micro-crédits outre la banque mobile. Ces acteurs ont la particularité de ne pas s'adosser sur des établissements bancaires existants. En France, il existe le cas particulier du Compte Nickel qui s'appuie sur le réseau de buralistes, BforBank lancée en 2009 et Qonto destiné aux clients professionnels[4].

De grandes banques s'intéressent rapidement à ce néo-marché avec, par exemple, la Société générale qui annonce le 30 juin 2020 racheter pour environ 100 millions d'euros Shine, orienté vers les micro-entreprises[5] et La Banque Postale qui a ouvert en 2019 sa néobanque Ma French Bank, qui s'est hissée au quatrième rang en 2022 devant N26 et Nickel.

En France, une trentaine de néobanques sont recensées en 2019[6]. Elles sont majoritairement détenues par des banques traditionnelles[7].[source insuffisante]

Ainsi C-zam, en tant que marque de Carrefour banque, est une néobanque disposant du réseau des magasins éponymes tout comme Eko du Crédit agricole[pertinence contestée].

Controverse

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Usage inapproprié du terme « banque »

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En France, certains acteurs économiques exerçant comme établissements de paiement se sont prétendus et/ou ont été considérés comme des « néo-banques » alors que le terme de « banque » est réservé aux établissements de crédit agréés par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et disposant à ce titre d'une licence bancaire, comme l'a rappelé en cette agence. La législation française ne leur permet pas d'utiliser les termes « banque » ou « bank » à leurs noms, de proposer du crédit ou de collecter directement les dépôts de leurs clients (les fonds sont alors stockés dans un compte dit de « cantonnement » au sein d’une banque régulée). Ces acteurs ne permettent pas non plus à leurs clients d'encaisser des chèques ni ne proposent de solutions d'épargne et d'investissement[8],[9].

Références

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  1. Les néo-banques pullulent mais se cherchent encore, Aude Fredouelle, journaldunet.com, 17 octobre 2016
  2. Delphine Cuny, « Orange Bank débarque après une multitude de "néobanques" » Accès libre, La Tribune, (consulté le )
  3. Boris Cassel, « Banque digitale : quasi-gratuite, Revolut voit grand » Accès libre, Le Parisien, (consulté le )
  4. Eve Sabbah, « L’été des Licornes | Alexandre Prot (Qonto) : « Le temps est la ressource la plus précieuse pour un entrepreneur » »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Forbes France, (consulté le ).
  5. Société générale, « Société générale annonce l'acquisition de Shine, la néobanque des entrepreneurs.e.s », sur Banque Société Générale, .
  6. Faiza Omar, « Panorama des néobanques en France : Qui sont leurs clients ? », sur ipsos.com, .
  7. « Panorama des néobanques en France : qui sont leurs clients ? » Accès libre, sur KPMG, (consulté le ).
  8. « Néobanque : le régulateur siffle la fin de la récré ».
  9. « Rappel des règles d’usage du terme « néobanque » » Accès libre, sur Banque de France, (consulté le ).

Articles connexes

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Vidéographie

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