Mustapha Allal

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Mustapha Allal
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Fonctions
Maire de Sidi-Bel-Abbès - Président de l'APW de Sidi-Bel-Abbès - Président du Comité de Wilaya du Croissant Rouge de Sidi-Bel-Abbès
Biographie
Naissance

Sidi-Bel-Abbès (Algérie)
Décès

Sidi-Bel-Abbès (Algérie)
Nationalité
Drapeau de l'Algérie Algérienne
Activité
Autres informations
Parti politique

Mustapha Allal (à l’état civil Mostefa), né le à Sidi-Bel-Abbès (Algérie) et mort dans cette même ville le , est un pharmacien et biologiste algérien. Militant nationaliste et personnalité politique locale, il fut maire de Sidi-Bel-Abbès et président de l’assemblée populaire de la wilaya (APW) de Sidi-Bel-Abbès. Il a également été président du Comité de Wilaya du Croissant Rouge Algérien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1925 à Sidi-Bel-Abbès, il effectue des études primaires à l’école Voltaire (actuellement école Ibn-Rochd) et des études secondaires, dans l’établissement qui portait alors le nom de collège colonial puis de lycée Laperrine

(actuellement Azza Abdelkader), jusqu’au Baccalauréat, dans cette même ville.

Il entreprend ensuite des études de pharmacie, d’abord à l’université d’Alger (1945-1946), puis à l’université de Paris. Il est ensuite interne des hôpitaux de Paris. Ses études sont sanctionnées en 1950 par des diplômes de pharmacien et de pharmacien spécialiste auxquels s’ajoute en 1951 un certificat d’études complémentaires en optique et acoustique médicales. Il rentre après cela en Algérie en 1952 et en raison du numérus clausus, puis de son emprisonnement pour ses activités nationalistes, il ne peut s’installer en tant que pharmacien d’officine durant une longue période. Il a exercé durant la période 1959-1962 une activité de professeur, en sciences physiques, dans les lycées de Ben-Aknoun (Alger) et Sidi-Bel-Abbès.

En 1961, il gère la pharmacie de l’hôpital civil de Sidi-Bel-Abbès. La même année, il acquiert une pharmacie dans cette même ville. Cette dernière ayant été détruite en 1962 après plusieurs attentats de l’OAS (Organisation Armée Secrète), il est amené à cesser cette activité jusqu’à l’indépendance.

Après l’indépendance, en 1962, il reprend ses activités professionnelles dans son officine. Au cours des premières années de l’indépendance, il est également responsable de la pharmacie et du laboratoire de l’hôpital civil où il a en particulier contribué à la formation du personnel du laboratoire de l’hôpital.

Parallèlement à cela, à partir de 1963, il est responsable de la pharmacie de l’hôpital militaire de Sidi-Bel-Abbès et du dépôt de la Pharmacie Centrale Militaire.

Il a exercé dans son officine jusqu’à sa retraite en 2008.

Parallèlement à ses activités professionnelles, il exerce des activités politiques. Il a été en particulier membre du conseil municipal, puis maire de Sidi-Bel-Abbès. Il a également été membre de l’assemblée populaire de wilaya (APW) de la Wilaya d’Oran, puis par la suite président de l’APW de Sidi-Bel-Abbès. Il a été par ailleurs président du comité de wilaya de Sidi-Bel-Abbès du Croissant Rouge Algérien durant de nombreuses années.

Activités de militant nationaliste et politiques, Croissant Rouge Algérien[modifier | modifier le code]

Avant l’indépendance[modifier | modifier le code]

Ses premiers pas dans le militantisme nationaliste le conduisent à participer à la création, en 1940, avec des camarades, d’une section de scouts musulmans à Sidi-Bel-Abbès[1].

Au cours de ses études à Paris, il a été secrétaire général de l’AEMAN : Association des Étudiants Musulmans d’Afrique du Nord à Paris (1951-1952). Durant cette même période, il a également participé, en 1948, à la création du Mouloudia Club de Paris de Football dont il fut le capitaine.

Il a été militant PPA (Parti du Peuple Algérien) puis du MTLD (Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques).

Durant la guerre de libération nationale, il rejoint le Front de libération nationale (FLN) en 1955 (Wilaya V, Zone 5, R 3 et 5), aux côtés, entre autres, de Tayebi-Larbi et de El-Mahi. Durant la période 1955-1957, il est responsable d’un réseau de soutien, puis responsable d’un réseau de renseignement. Il est arrêté par les forces coloniales en 1958 et séjourne dans les prisons d’Oran et Blida puis au camp de Lodi près de Médéa[2],[3]. Il est libéré en 1959 et interdit de séjour dans le Département d’Oran. Il réussit à retourner à Sidi-Bel-Abbès en 1960 en s’y faisant muter par l’éducation nationale. Il y poursuit alors ses activités. Durant la période 1960-1962, il participe également à la lutte anti-OAS.

En 1962, il est personnellement visé par l’OAS et sa pharmacie est ciblée à de nombreuses reprises (quatre plasticages et une bombe incendiaire, suivis de pillage) par des attentats et complètement détruite. Menacé de mort, il se réfugie dans le quartier d’El-Graba (également appelé village nègre du temps de la colonisation), alors encerclé. Il organise, au milieu d’une situation très dangereuse créée par le terrorisme de l’OAS, de jour et de nuit, les secours médicaux y compris un hôpital de fortune, appelé hôpital Abderrezak, pour la population[4].

Après l’indépendance[modifier | modifier le code]

Juste après l’indépendance, il siège au conseil municipal de Sidi-Bel-Abbès. À partir de 1965, il est président de la délégation spéciale communale (Maire) de Sidi-Bel-Abbès[5]. Il s’illustre particulièrement lors des inondations catastrophiques qui ont frappé la ville en 1966[6]. Il est ensuite élu membre de l’assemblée populaire de wilaya (APW) d’Oran où il a participé à de nombreuses commissions.

A la création de la Wilaya de Sidi-Bel-Abbès, il a été le premier Président de l’APW de Sidi-Bel-Abbès[7]. Il contribue à ce titre à la création des usines de la SONELEC (qui deviendra par la suite ENIE), de la SONACOME (qui deviendra par la suite PMA), de l’ONAMA, de la SNLB de Telagh ainsi qu’à celle des villages agricoles socialistes d’Aurès-El-Meida (à présent dans la Wilaya d’Ain-Temouchent), de Tilmouni et Boubernas et à l’ouverture, en 1978, du Centre Universitaire, aujourd’hui Université Djilali-Liabès, ….

Parallèlement à ces activités, il a été, durant la période 1965-2006 Président du Comité de Wilaya du Croissant Rouge Algérien (CRA). Il a organisé à ce titre de nombreuses actions du CRA, en particulier la formation de secouristes, Maidet El-Hilal, etc. Il a également participé de manière active à l’organisation des secours après le tremblement de terre d’El-Asnam en 1980.

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

1963-1965 : Conseiller municipal – Sidi-Bel-Abbès.

1965-1967 : Président de la délégation spéciale communale (Maire) de Sidi-Bel-Abbès.

1967-1972 : Conseiller municipal – Sidi-Bel-Abbès

1969-1974 : Membre de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) d’Oran.

1974-1979 : Président de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Sidi-Bel-Abbès.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Groupe SMA Asma el Amal - Sidi Bel Abbès - Scoutopedia, l'Encyclopédie scoute ! », sur fr.scoutwiki.org (consulté le 5 février 2017)
  2. Amir Mohamed Benaissa, Contribution à l'étude de l'histoire de la santé en Algérie autour d'une expérience vécue en A.L.N, Alger, Office des Publications Universitaires, , 319 p.
  3. Mostefa Khiati, Les blouses blanches de la Révolution, Alger, ANEP, , 557 p. (ISBN 9789947215180)
  4. Redouane Ainad Tabet, Histoire d’Algérie – Sidi-BelAbbès, de la colonisation à la guerre de libération en Zone 5- Wilaya V (1830-1962), Alger, ENAG, , 405 p. (ISBN 9961 62 134-4)
  5. « SIDI BEL-ABBES: Allal Mustapha n'est plus », sur www.lequotidien-oran.com (consulté le 5 février 2017)
  6. « Ce jour, 10 Octobre 1966 ! Déjà un demi-siècle, jour pour jour… | Les Echos De Sidi Bel Abbes », sur echosdesidibelabbes.info (consulté le 7 février 2017)
  7. « Sidi Bel-Abbès : Hommage au premier président de l’APW, Allal Mustapha », sur www.elmoudjahid.com (consulté le 5 février 2017)