Mohamed Ben Daoud

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Mohamed Ben Daoud
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Mohamed Ben Daoud, connu sous le nom de colonel Ben Daoud, est un militaire français, né en 1837, mort le [1]. Il fut le premier Saint-Cyrien algérien et l'un des premiers officiers musulmans de l'armée française, avant d'être naturalisé français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en à Bou-Rechach près d'Oran, il est le fils de Elseïd Mohamed Ben Daoud, l'agha des Douairs.

Ancien élève du collège arabe d'Alger, il s'inscrit en 1855 comme élève étranger à l'école militaire Saint-Cyr, d'où il est promu lieutenant en 1858.

Il participe à la Campagne d'Italie (1859) et à la Guerre franco-allemande de 1870 comme capitaine du 2e régiment de chasseurs d'Afrique. Il est fait prisonnier du au [2].

Réalisant une brillante carrière dans l'armée, il est naturalisé français en 1877 puis est promu colonel au 1er régiment de spahis algériens en 1889.

Il est élevé en 1902 au grade de grand officier de la Légion d'honneur[3],[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Une avenue d'Oran est baptisée à son nom[4].
  • Un proverbe algérien fait allusion à un incident dont il a été victime : il s'est vu refuser le baise main d'une dame de la haute société française, ce qui constitua l'un des premiers délits de faciès de l'Histoire : Arabe tu resteras Arabe même si tu t'appelles colonel Ben Daoud[5],[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ernest Gay, L'Algérie d'aujourd'hui, Combet, 1901, p. 259

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dossier : LH/1892/60
  2. Dossier : LH/1892/60
  3. Jean-Yves Bertrand-Cadi, Le colonel Cherif Cadi: serviteur de l'islam et de la République, Maisonneuve & Larose,
  4. Hadj Hassan Habib, « Index des rues et places d’Oran », sur guideoran.com
  5. « Le colonel Mohamed Ben Daoud Sifaoui découvre que même en crachant sur Mohamed, il restera Mohamed », sur theprairie.fr,
  6. Saddek Benkada, « Abdelkader Djemaï, une ville en temps de guerre », sur journals.openedition.org,