Max Schrems

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Max Schrems
Max Schrems 2016 b.jpg
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Max Schrems, né en octobre 1987 à Salzbourg, est un avocat autrichien militant pour la protection des données privées[1]. En , Max Schrems obtient l’invalidation, par la Cour de justice de l’Union européenne, de l’accord baptisé Safe Harbor, qui encadrait le transfert des données des internautes européens vers les États-Unis et leur utilisation par de nombreuses entreprises américaines.

Biographie[modifier | modifier le code]

Protection des données personnelles et de la vie privée[modifier | modifier le code]

Max Schrems dirige l'initiative "Europe vs Facebook", qui a pour vocation de pousser Facebook à "se mettre enfin en conformité avec le droit, en ce qui concerne la protection des données"[2],[3].

En 2009, Max Schrems entame son premier fait d'armes et porte plainte contre une entreprise autrichienne de vidéosurveillance qui posait des caméras filmant l’espace public – une pratique illégale en Autriche[1]. Il obtient gain de cause et le patron de la société visée est condamné[4].

En 2011, encore étudiant, il demande à Facebook une copie de toutes les données que l’entreprise détient sur lui[1]. Conformément à la loi européenne, le réseau social finit par s’exécuter et lui envoie un CD-Rom contenant plus de 1 200 pages, référençant ses publications, ses messages privés ou encore ses demandes d’amis : soit trois ans d’activité sur le site[1]. Il se rend alors compte que des informations qu’il avait effacées de son compte sont toujours stockées chez Facebook[4],[5].

En , Max Schrems obtient l’invalidation, par la Cour de justice de l’Union européenne, de l’accord baptisé Safe Harbor, qui encadrait le transfert des données des internautes européens vers les États-Unis et leur utilisation par de nombreuses entreprises américaines, dont les géants du Web[6].

Le Max Schrems porte plainte auprès des Autorités de protection de données irlandaise (DPC), allemande (BFDI) et belge (CPVP) pour que celles-ci interdisent à Facebook de transférer les données de ses utilisateurs européens vers les États-Unis [7].

Dans les plaintes qu’il a déposées, Max Schrems propose à Facebook des solutions alternatives comme « déplacer les données en Europe, chiffrer les données stockées aux États-Unis ou revoir la structure de l’entreprise ».

Publications[modifier | modifier le code]

  • Kämpf um deine Daten (Combattez pour vos données), 2014
  • Private Videoüberwachung (Droit de la vidéosurveillance privée), 2011

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Max Schrems, le « gardien » des données personnelles qui fait trembler les géants du Web : L’Autrichien a fait invalider l’accord « Safe Harbor », qui encadre l’utilisation des données des internautes européens par les entreprises américaines. », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. Qui est Max Schrems, ce juriste qui porte plainte contre Facebook ?, Sud Ouest, 8 août 2014
  3. Max Schrems: The Austrian Thorn In Facebook's Side, Forbes, 7 février 2012
  4. a et b Max Schrems, le « gardien » des données personnelles qui fait trembler les géants du Web, Le Monde, 6 octobre 2015
  5. Max Schrems : "L'important, c'est que Facebook respecte la loi", Le Monde, 23 novembre 2011
  6. Max Schrems, le tombeur du Safe Harbor, s’attaque à la localisation des données, Silicon, 3 décembre 2015
  7. Le militant Max Schrems s’attaque à nouveau à Facebook sur les données personnelles, Le Monde, 3 décembre 2015
  8. (de) « Big Brother Awards: Die Gewinner stehen fest », futurezone.at,‎ (lire en ligne)
  9. (en) « EPIC Gives 2013 Privacy Champion Award to Austrian Privacy Advocate », EPIC.org,‎
  10. (en) « Privacy Activist Max Schrems Receives Internet and Society Award from the Oxford Internet Institute », Université d'Oxford,‎ (lire en ligne)
  11. Pressemitteilung 4.5.2015 - 50. Theodor Heuss Preis für den Gerichtshof der Europäischen Union, Theodor Heuss Medaillen 2015 an die watchdog-Organisation Átlátszó.hu, das CET - Center for European Trainees, die Bürgermeisterin von Lampedusa, Giusi Nicolini, und den Datenschützer Max Schrems
  12. EFF Announces 2016 Pioneer Award Winners
  13. (en) « Maximilian Schrems », Forbes,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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