Maude Abbott

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Maude Abbott
Maude Abbott.jpg
Maude Abbott, 1904
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
MontréalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinction

Maude Abbott, née en 1869 et morte en 1940, est une spécialiste des maladies cardiovasculaires congénitales anglo-québécoise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maude Abbott est née le 18 mars 1869 à Saint-André-Est au Canada-Est, sous le nom de Maude Elizabeth Seymour Babin en 1869. Avant sa naissance, son père fut l'objet d'un énorme scandale, ce qui l'amena à se réfugier aux États-Unis avec sa femme. Pour une raison inconnue, la mère de Maude retournera au Québec, puis donnera naissance à Maude. Celle-ci perdra sa mère, qui mourut de la tuberculose lorsqu'elle était encore en bas âge. Après la mort de sa mère, elle est adoptée par sa grand-mère maternelle, qui lui donne son nom. Elles vivent à St. Andrews East, au Québec (aujourd'hui Saint-André-d'Argenteuil) Elle est l'une des nombreuses cousines de John Abbott, troisième premier ministre du Canada.

Elle réussit l'exploit, « juste par précaution », de poursuivre et d'obtenir un diplôme d'enseignement à la McGill Normal School et un baccalauréat ès arts en 1890.

Elle veut étudier la médecine à l'université McGill mais, à cette époque, la faculté de médecine n'accepte pas les femmes. Elle lance une pétition publique. Elle s'inscrit alors en 1890 à la faculté de médecine de l'université Bishop's à Lennoxville où elle sera la seule femme inscrite en médecine. Elle obtient son diplôme en 1894[1].

Elle se plonge dans l'étude du cœur et réalise une étude sur les bruits fonctionnels du cœur. Ceci lui permet d'être la première femme admise à la Montreal Medico-Chirurgical Society.

Lors d'un congrès à Baltimore, elle rencontre William Osler et grâce à ses encouragements et à sa bienveillance, elle se consacre à l'étude des maladies cardiovasculaires congénitales.

Nommée en 1898 conservatrice adjointe du Medical Museum of McGill University, elle fait preuve de qualités d'organisation et de classement qui lui valent les félicitations de William Osler en 1904. Celui-ci déclare : « [c'est] le meilleur travail que McGill a réalisé à ce jour ; elle a des dons d'organisation exceptionnels et il n'y a aucune collection en Amérique du Nord et en Grande-Bretagne qui s'en approche ».

Osler l'invite à rédiger l'article sur les cardiopathies congénitales dans son ouvrage intitulé Systems of modern medicine. Cette collaboration la rend mondialement connue et elle publie en 1936 Atlas of congenital cardiac disease, où elle étudie plus de 1 000 cas et élabore un nouveau système de classification.

Maude Abbott tient, de 1908 à 1924, pour l'International Association of Medical Museums, qu'elle avait fondé avec Osler, un scrapbook contenant de la correspondance, des bulletins, des listes de membres, des règlements et des minutes de réunion[2].

Dans ses articles sur E. Z. Massicotte[3] et sur Michel Sarrazin, elle fait des contributions à l'histoire de la médecine au Québec.

On la surnommait la tornade bienfaisante. Maude Abbott meurt à Montréal le , d'une hémorragie cérébrale. Elle a avait 71 ans.

Publications[modifier | modifier le code]

Maude Abbott a écrit plus de 140 ouvrages et articles. On trouvera en ligne :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article sur le portail Quebec Heritage Web — Maude Abbott
  2. Fiche de worldcat.org.
  3. Mr. E. Z. Massicotte on the physicians and surgeons of the XVIIth and XVIIIth centuries in the district of Montreal, [1923?] (OCLC 49085954).

Liens externes[modifier | modifier le code]