Matthias Withoos

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Matthias Withoos
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Décès
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Maître
Élève
Enfants
Pieter Withoos (en)
Johannes Withoos (en)
Frans Withoos (en)
Maria Withoos (en)
Alida WithoosVoir et modifier les données sur Wikidata

Matthias Withoos, dit aussi Calzetta Bianca ou Calzetti, né à Amersfoort (Provinces-unies) en 1627 et mort à Hoorn en 1703, est un peintre du siècle d'or néerlandais.

Auteur, entre autres de nature morte et de panoramas, son style, proche de celui d'Otto Marseus van Schrieck, est reconnaissable par le détail des insectes, des reptiles et des sous-bois à l’avant-plan de ses peintures[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Matthias Withoos apprend son art auprès de Jacob Van Campen, qui enseignait la peinture dans la région de Randenbroek, près d’Amersfoort, puis auprès d’Otto Marseus van Schrieck. En 1648, en compagnie de Marseus van Schrieck, et peut-être aussi de Willem Van Aelst, Withoos entreprend un voyage à Rome. Là, il se lie avec le groupe de peintres principalement néerlandais des Bentvueghels ; ils lui donneront le surnom de Calzetta Bianca, ce qui veut dire « chausse blanche », une traduction littérale en italien de son nom de famille. En Italie, son travail plaît au cardinal Leopold de Medicis qui lui passe commande de plusieurs œuvres.

En 1652, Withoos retourne dans sa ville natale[3]. En 1672, appelée la rampjaar (l’année désastreuse) en néerlandais, les troupes françaises occupent Amersfoort ; dès lors, Withoos émigre à Hoorn, où il vivra jusqu’à sa mort en 1703.

En suivant les pas de son maître comme peintre de panoramas, son élève Caspar Van Wittel contribua à développer le genre d’architecture appelé vedute à Rome[4]. Parmi les sept enfants de Withoos, plusieurs continuèrent sur la voie tracée par leur père, notamment la dessinatrice de plantes Alida Withoos.

Jan Pietersz Zomer, marchand d'art proche de Withoos, décrit au biographie Arnold Houbraken une fin de vie difficile de Withoos : il souffrait d'arthrite si sévèrement que « ses doigts étaient repliés comme des serres d'aigle », ce qui l'avait empêché de travailler pendant plusieurs mois[5].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Paysage avec un cimetière de nuit, musée des beaux-arts de Reims.
Vue d'Amersfoort (vers 1671), Amersfoort, Museum Flehite (nl).

Les natures mortes de Withoos, tout comme celle de son maître Otto Marseus van Schrieck, sont remarquables pour les vues en gros plans de plantes sauvages sombres et mystérieuses et de sous-bois peuplés d’insectes, de reptiles et d’autres créatures de la nature[6]. Ces peintures, dont bon nombre comportent un élément de vanité[2], furent populaires auprès de collectionneurs de peintures de cabinet[6].

Le tableau Vue de la ville d’Amersfoort (Gezicht op de stad Amersfoort) fut acquis en 2001 par le Museum Flehite (nl) de cette ville. Cette œuvre de 2,5 × 4 m est l’une des plus importantes parmi les vues de villes néerlandaises. Deux versions du tableau Le Grashaven étaient conservées au Westfries Museum (nl) de Hoorn jusqu’à fin 2005, date à laquelle elles furent volées l’une comme l’autre.

Le tableau Mors omnia vincit (vers 1660) est conservé à La Fère au musée Jeanne d'Aboville. « Cette étrange et fascinante allégorie de la Vanité est dominée par le buste de Sénèque, autour duquel sont répartis, voire entassés en un luxueux désordre, de multiples éléments évoquant explicitement la mort et tout ce que la vie terrestre a de superficiel.[réf. nécessaire] »

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Aux Pays-Bas

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Slive
  2. a et b H.-G. Dijk-Koekoek.
  3. Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie, pour la date.
  4. (en) Seymour Slive, Dutch Painting 1600-1800, New Haven, Yale University Press, coll. « Yale University Press Pelican history of Art », 1995, p. 322.
  5. (nl) Arnold Houbraken, « Mathias Withoos », dans De groote schouburgh der Nederlantsche konstschilders en schilderessen, vol. 3, (lire en ligne), p. 356-257.
  6. a et b Slive.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Seymour Slive, Dutch Painting 1600-1800, New Haven, Yale University Press, coll. « Yale University Press Pelican history of Art », 1995, p. 290. (ISBN 0300064187).
  • (en) H.-G. Dijk-Koekoek, « Withoos [Calzetti; Galzetta Bianca], Matthias [Matteo] », sur Grove Art Online, Oxford University Press, [29 octobre 2007].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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