Martial Courtet

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Martial Courtet
Illustration.
Fonctions
Ministre jurassien
Département de la formation et de la culture
En fonction depuis le
Élection 8 novembre 2015
Réélection 8 novembre 2020
Président du Gouvernement jurassien
Président du PDC jurassien
Député au Parlement du canton du Jura
Législature 2006-2010, 2011-2015
Biographie
Date de naissance (46 ans)
Lieu de naissance Porrentruy
Nationalité Suisse
Parti politique PDC
Profession Enseignant
Résidence Delémont

Martial Courtet, né le à Porrentruy (originaire du Clos-du-Doubs), est une personnalité politique jurassienne, membre du Parti démocrate-chrétien (PDC).

Il est président du PDC jurassien de 2011 à 2015, puis ministre jurassien, à la tête du Département de la formation et de la culture. Il préside le gouvernement en 2020.

Biographie[modifier | modifier le code]

Martial Courtet naît le à Porrentruy. Il est originaire d'une autre commune du même district du canton du Jura, le Clos-du-Doubs. Il vient d'un milieu modeste : son père, Alain Courtet, est électricien, puis employé de commerce à la suite d'un accident ; sa mère, née Marie-Antoinette Vallat, cousine germaine de François Lachat, est aide concierge[1],[2]. Il a un frère, prénommé Alexandre[3].

Après avoir obtenu sa maturité gymnasiale en 1996 au Lycée cantonal de Porrentruy, il étudie trois ans le français, l'histoire et la géographie à l'Université de Lausanne jusqu'à la demi-licence pour devenir enseignant du niveau secondaire. Il complète sa formation quelques années plus tard par un master en sciences de l'environnement à l'Université de Neuchâtel, décroché en 2014[2].

Une fois son certificat d'études pédagogiques en poche en 1999, il enseigne dans différentes écoles à Porrentruy. Il y fonde en parallèle une brasserie artisanale en 2003 y et cogère le bistrot Le Faucon. Il quitte Porrentruy pour un an en été 2005 pour mener des projets humanitaires au Cameroun, où il crée un brasserie artisanale[4], et au Pérou. À son retour, il redevient enseignant. Il laisse la brasserie à son frère en 2008 après avoir repris l'année précédente la présidence du club de basket de Boncourt, en grandes difficultés financières. Il occupe un poste de conseiller pédagogique au sein de l'administration jurassienne à partir de 2014[1],[2].

Il est marié à une avocate, Maëlle Courtet-Willemin, et père de quatre enfants. Il se déclare croyant et de confession catholique[1],[2],[5]. Il habite à Delémont depuis son mariage en 2013[1],[4].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Sa foi et sa proximité avec François Lachat le font naturellement rejoindre les Jeunes démocrates-chrétiens[1].

Il est membre du Conseil de ville (législatif) de Porrentruy de 2008 à 2013 et siège au Parlement du canton du Jura de 2010 à 2013. Il doit remettre ces mandats en raison de son déménagement à Delémont[4]. Il préside en parallèle le PDC jurassien de 2011 à 2015[1].

Il est élu au Gouvernement jurassien le , en dernière position. Il prend ses fonctions à la tête du Département de la formation et de la culture le [6],[7]. Il est aisément réélu, en deuxième position, le [1],[8].

Il préside le gouvernement jurassien en 2020[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Yan Pauchard, « Martial Courtet: l'heure de la confirmation », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  2. a b c et d Kiki Lutz, « Courtet, Martial (1976-) », Dictionnaire du Jura, .
  3. Laetitia Dell'Estate, « De plus en plus de bières locales, chez nous aussi », sur www.journal-lajoie.ch, (consulté le )
  4. a b et c Manuel Montavon, « Le Delémontais du mois - Martial Courtet », Delémont.ch,‎ , p. 36 (lire en ligne [PDF])
  5. a et b « Département de la formation, de la culture et des sports (DFCS). Martial Courtet », sur site officiel du canton du Jura (consulté le )
  6. « Le PCSI a gagné son pari de revenir au Gouvernement jurassien », sur rts.ch, (consulté le )
  7. Serge Jubin, « Le nouveau ministre jurassien Martial Courtet empoigne le sac de nœuds de la Formation », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  8. Yan Pauchard, « Le PDC grand perdant dans le Jura », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]