Marthe Robert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Robert.
image illustrant la traduction image illustrant la psychanalyse
Cet article est une ébauche concernant la traduction et la psychanalyse.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Marthe Robert, née le à Paris où elle est morte le (à 82 ans)[1], est une critique littéraire française.

Connue pour sa lecture psychanalytique de la littérature (Roman des origines et origines du roman, 1972) et ses traductions d’auteurs germanophones – notamment Goethe, les frères Grimm, Nietzsche, Freud, Robert Walser et Franz Kafka –, elle est considérée comme une des plus éminentes spécialistes de l’œuvre de Kafka.

Aperçu biographique[modifier | modifier le code]

Ayant décidé d'apprendre l'allemand parce que son père, combattant dans la Première Guerre mondiale, était devenu un militant de la paix, Marthe Robert intègre, après ses études à la Sorbonne, l'université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main où elle achève ses études en germanistique. Là, elle rencontre le peintre Jacques Germain, qui étudie à l'école du Bauhaus et qu'elle épouse.

De retour à Montparnasse, elle devient l'amie d'Arthur Adamov, d'Antonin Artaud et de Roger Gilbert-Lecomte. Elle crée aussi la revue L'Heure nouvelle dans laquelle elle publie ses « premières » traductions de Kafka. Elle contribue, ainsi que son mari, au mouvement qui vise à la libération d'Artaud de l'asile de Rodez. En 1941, elle rencontre le psychanalyste Michel de M'Uzan, qui deviendra son second mari.

Comme traductrice « fidèle » de Kafka, elle a laissé les traductions du Journal, de la Correspondance 1902-1924, des Lettres à Félice, de Préparatifs de noces à la campagne, etc.

Elle est aussi une essayiste et une lectrice avisée.

Prix[modifier | modifier le code]

Marthe Robert a été, selon ses termes, la première non-juive à recevoir le prix de la Fondation du judaïsme français. Elle a aussi reçu, en 1977, le prix des critiques pour le Livre de lecture ; en 1981, le grand prix de la critique pour la Vérité littéraire ; en 1995, le grand prix national des Lettres[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Introduction à la lecture de Kafka, 1946
  • Un homme inexprimable. Essai sur l’œuvre de Heinrich von Kleist, 1955
  • Heinrich von Kleist, Paris, L'Arche, « Les Grands dramaturges », 1955
  • Kafka, 1960
  • L’Ancien et le nouveau, 1963
  • La Révolution psychanalytique, 1964, 2 vol.
  • Sur le papier : essais, éditions Grasset, 1967
  • Seul comme Franz Kafka, 1969
  • Roman des origines et origines du roman, 1972
  • D'Œdipe à Moïse : Freud et la conscience juive, 1974
  • Livre de lectures I, 1977
  • Artaud vivant, et al. 1980
  • La Vérité littéraire : livre de lectures II, 1981
  • En haine du roman : étude sur Flaubert, 1982
  • La Tyrannie de l’imprimé : livre de lectures III, 1984
  • Le Puits de Babel : livre de lectures IV, 1987
  • La Traversée littéraire, 1994

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Contes de Grimm, Gallimard, 1976
  • Kafka (textes choisis), Gallimard, coll. « Bibliothèque idéale », 1960
  • Ainsi parlait Zarathoustra de Frederich Nietszche coll. « Club français du livre », 1958

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Monde : « décédée dans la nuit du 11 au 12 avril 1996 » — mentionné dans la notice d'autorité.
  2. Le Monde, 14-15 avril 1996.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]