Marie-Claire Houard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Houard.

Marie-Claire Houard est une citoyenne belge à l'origine de différentes initiatives lors de la longue crise politique qu'a traversée la Belgique en 2007 et 2008 due aux problèmes communautaires.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle commença par lancer en août 2007 sur Internet une pétition trilingue en faveur de l'unité de la Belgique. Elle créa ensuite un blogue patriotique, reçut la presse et fut invitée à des débats télévisés. Le 27 septembre 2007, elle fit partie des personnalités apportant son soutien à une autre pétition lancée en Flandre et réclamant le maintien de la sécurité sociale fédérale.

À l'initiative de Marie-Claire Houard, soutenue par l'asbl B Plus et l'asbl Pro Belgica, environ 30 000 Wallons, Flamands et Bruxellois (mais principalement des francophones et surtout des bourgeois bruxellois selon certaines sources[1],[2]) participèrent à une manifestation nationale en faveur de l'unité de la Belgique dans les rues de Bruxelles. Marie-Claire Houard remit ensuite les 140 000 signatures recueillies par sa pétition au président du Sénat Armand De Decker.

Les Éditions Luc Pire consacreront un livre à son parcours et à la manifestation nationale du 18 novembre 2007.

En l'an 2000, Marie-Claire Houard avait été licenciée de son travail à La Poste pour avoir escroqué 5 000 euros à des personnes âgées. La somme a été remboursée aux clients de La Poste qui avaient été lésés et aucune poursuite n'a été engagée. Cette affaire a été portée sur la place publique de nombreuses années après les faits, lorsque Marie-Claire Houard a acquis une certaine notoriété en raison de ses activités politiques[3].

Au printemps 2010, à la suite de la seconde chute du gouvernement Leterme, Marie-Claire Houard ressort de l'anonymat et apporte son soutien aux organisateurs de la manifestation du 16 mai 2010 à Bruxelles en faveur de l'unité de la Belgique qui rassembla 1 850 personnes, ce qui est considéré par le principal quotidien belge francophone Le Soir comme une « faible mobilisation pour l'unité de la Belgique »[4]. Selon la RTBF, la plupart des participants étaient francophones[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.liberation.fr/actualite/monde/292249.FR.php « Autant dire que, comme beaucoup le craignaient, la manifestation montre qu’un possible éclatement du pays est surtout une inquiétude francophone et, pour tout dire, une inquiétude de la bourgeoisie francophone si l’on en juge par le public largement composé de BCBG des communes de la région de Bruxelles-capitale ».
  2. http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/11/une-manifesta-1.html « Un succès au regard des normes belges (le pays ne compte que 10,5 millions d’habitants), mais aussi un échec, car cette marche a surtout rassemblé des francophones et, pour tout dire, beaucoup de bourgeois bruxellois ».
  3. Michel Muelenaere, « L’ombre d’une escroquerie », Le Soir,‎ , p. 8 (lire en ligne)
  4. http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2010-05-16/faible-mobilisation-pour-l-unite-de-la-belgique-770344.php
  5. https://www.rtbf.be/info/node/217719