Marching Band

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Marching Band
Description de cette image, également commentée ci-après
Une marching band
Réalisation Claude Miller
Héléna Cotinier
Pierre-Nicolas Durand
Scénario Claude Miller
Sociétés de production Les Films de la Boissière
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Documentaire
Durée 95 minutes
Sortie 2009

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Marching Band est un film documentaire français réalisé par Claude Miller, Héléna Cotinier et Pierre-Nicolas Durand, sorti le en France. Le film a par ailleurs bénéficié d'une projection au Festival des films du monde de Montréal. À travers le contexte de l’élection présidentielle américaine de 2008, il met en scène des jeunes qui se réunissent en fanfares populaires surnommées « marching band ». Ces jeunes vont voir leur vie bouleversée à la suite de ces élections.

Tourné à Charlottesville et à Petersburg en Virginie, Marching Band est la dix-huitième réalisation de Claude Miller — et la première de Héléna Cotinier et Pierre-Nicolas Durand —, mais elle demeure son premier documentaire. Par ailleurs, ce film a été très apprécié de la critique.

Synopsis[modifier | modifier le code]

2008 : alors qu'a lieu l’élection présidentielle aux États-Unis, les jeunes des universités s'organisent en fanfares populaires que l'on surnomme « marching band » : ces fanfares reflètent la société multiraciale américaine. Elles se sont largement impliquées dans la campagne électorale en offrant des parades musicales dans les rues. Cette élection signifie beaucoup pour ces étudiants, elle risque de bouleverser leur quotidien, voire l'organisation de leur pays. Le film poursuit ces fanfares au long de l'élection en montrant d'abord la peur puis la joie, finalement, de voir la première personnalité américaine noire élue au gouvernement.

Ainsi Marching Band est un portrait de la jeunesse moderne aux États-Unis, la position qu'elle occupe et de son influence[1].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Les « Marching Bands », majoritairement composés de noirs, ont défilé dans les rues jusqu'à l'élection de Barack Obama. Dans le film, deux d'entre eux sont les protagonistes : celui de l'Université de Virginie et celui de la Virginia State University[4]. Les réalisateurs ont voulu montrer l'espoir et l'angoisse de cette jeunesse à travers leurs défilés des quatre-vingts dix derniers jours avant l'élection du président. Le film se termine ainsi dans l'immense joie que les jeunes expriment à la suite de l'élection de leur nouveau président.

Claude Miller qui s'associe à l'une de ses assistantes[5], Héléna Cotinier, et à un documentaliste, Pierre-Nicolas Durand, pour réaliser ce documentaire, assure que c'est en découvrant un véritable marching band dans un documentaire sur New York réalisé par Michel Gondry, Block Party[6], qu'il a eu l'idée de ce film : « j'ai eu l'idée de donner la parole à ces jeunes gens composant les marching bands et de leur demander de se positionner par rapport à cet événement qu'ils étaient en train de vivre ». Miller signe par ailleurs son premier documentaire après trente années de carrière dans le cinéma.

Réception critique et publique[modifier | modifier le code]

Claude Miller s'essaye pour la première fois dans le monde du film documentaire avec Marching Band. Projeté dans sept salles, dans la région parisienne, le film a réalisé 113 entrées lors de sa première journée d'exploitation[7]. Score somme toute assez faible, cependant les documentaires attirent rarement le public.

En parallèle à cette faible fréquentation en salles, la réception critique a été parmi les meilleures de l'année, en ce qui concerne les documentaires. « Passionnant et essentiel », Marching Band montre pour la première fois la « véritable Amérique ». Voici deux critiques publiées dans des revues françaises.

Celle de Pascal Merigeau écrite pour Le Nouvel Observateur[8] :

« Son « Marching Band » [est] passionnant et essentiel […]. Que serait le film si celui-ci [Barack Obama] n'avait pas été élu et, surtout, si l'espoir fou de tous ceux qui s'expriment et s'enflamment à l'écran avait été déçu ?
« Marching Band » s'apparente à un journal de campagne en musique sur lequel plane l'ombre des tragédies du passé, des assassinats de Kennedy et de Martin Luther King notamment […]. Le film capte ces moments de grâce que sont pour ces jeunes leur première participation à un scrutin. »

Et celle de François-Guillaume Lorrain parue dans Le Point[9] :

« Miller filme un rêve « noir » qui, jour après jour, prend corps, un enthousiasme crescendo, une parole free jazz qui nous renvoie en pleine figure la véritable Amérique. […] Et Miller, dans son cinéma, s’est toujours intéressé à ce moment clé où l’adolescent s’affirme et devient adulte. Ce moment de la vie où il faut dire : « Yes, we can ! » »

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Première, « Marching Band », consulté le 4 septembre 2009
  2. (fr) AlloCiné, « Fiche Technique », consulté le 2 septembre 2009
  3. (fr+en) Internet Movie Database, « Filming locations », consulté le 4 septembre 2009
  4. (fr) Le Parisien, « Cinéma: des « Marching bands » pour célébrer la marche en avant d'Obama », consulté le 2 septembre 2009
  5. (fr) AlloCiné, « Secrets de tournage - Trois réalisateurs », consulté le 2 septembre 2009
  6. (fr) AlloCiné, « Secrets de tournage - Un contexte favorable », consulté le 2 septembre 2009
  7. (fr) CBO, « 1ères séances : les "G.I. Joe" en mode mineur », consulté le 2 septembre 2009
  8. (fr) Le Nouvel Obs, « Obama en fanfare », consulté le 2 septembre 2009
  9. (fr) Le Point, « La meilleure façon de jouer », consulté le 2 septembre 2009
  10. (fr) AFP, « Claude Miller à Montréal pour le FFM », consulté le 2 septembre 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]