Marcel Bertone

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Marcel Bertone
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Marcel Bertone est un résistant communiste français, né le 9 octobre 1920 et fusillé par les Nazis le 17 avril 1942.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans le quartier de La Croix-Rousse à Lyon, Marcel Bertone exerce le métier d'aide-comptable[1].

À l'âge de 15 ans, il adhère aux Jeunesses communistes (JC) et un an plus tard, il s'engage dans les Brigades internationales pour combattre aux côtés des Républicains espagnols. Commissaire politique, il rentre à la fin de 1938 après avoir été blessé à la bataille de l'Èbre.

En avril 1939, il succède à Albert Ouzoulias, rappelé sous les drapeaux, au secrétariat des JC de la région lyonnaise[2]. Au congrès d’Issy-les-Moulineaux, il est élu membre du comité central des JC[1].

Quand la guerre éclate, les communistes sont suspects et Marcel Bertone est interné dans différents camps. Le 7 octobre 1940, il s'évade du camp de Chibron (Var) et entreprend des activités de sabotage avec les FTP. Pour des raisons de sécurité, il est affecté aux JC de la banlieue sud de Paris.

Il est arrêté avec deux camarades le 18 décembre 1941, alors qu'ils tentaient d'incendier des camions de la Wehrmacht. Il est jugé par la cour martiale allemande réunie à la Maison de la Chimie avec 26 autres résistants et condamné à mort. Il est fusillé le 17 avril 1942 au fort du Mont-Valérien. Il a été inhumé au cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine. Le corps est restitué à sa famille en 1950[3].

Marcel Bertone était marié, père d’une petite fille, domicilié 6 rue de La Folie-Méricourt (11e arrondissement de Paris)[2].

La mention Mort pour la France lui est attribuée par le Ministère des Anciens Combattants en date du 15 mars 1945[4].

Hommage[modifier | modifier le code]

Une place de Lyon (La Croix-Rousse) porte son nom.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Rossel-Kirschen, Le Procès de la Maison de la Chimie, Paris, l'Harmattan, 2002.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Maurice Moissonnier, « BERTONE Marcel, Victorien », sur maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr.
  2. a et b « MARCEL BERTONE, 9 octobre 1920-17 avril 1942 », sur resistance-ftpf.net (consulté le 14 octobre 2018).
  3. « BERTONE Marcel victorien 1939-1945 », sur memorialgenweb.org (consulté le 14 octobre 2018).
  4. « Marcel Victorien BERTONE, Mort pour la France le 17-04-1942 », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 14 octobre 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]