Madonnina (Dôme de Milan)

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Madonnina
Madonnina - Duomo - Milan 2014 02.jpg
Artiste
Date
1774
Technique
cuivre doré
Localisation
Coordonnées

La Madonnina est le nom donné à une sculpture dorée représentant la Vierge Marie placée au plus haut sommet du Dôme de Milan, une flèche construite en 1769.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'archevêque Giuseppe Pozzobonelli décida de compléter l'architecture encore incomplète du Duomo au XVIIIe siècle par une flèche de 108,50 m, au sommet devenu le plus haut de l'édifice.

Le projet aboutit en 1765 et la flèche est construite en 1769 par l'architecte baroque Francesco Croce (it) de la Veneranda fabbrica del Duomo di Milano.

À ce sommet fut décidé de rajouter une statue de 4,16 m de la Vierge, les bras écartés en figure implorant Dieu pour protéger la cité. Le sculpteur Giuseppe Perego en définit le modèle final après avoir proposé trois versions, le graveur Giuseppe Antignani et l'orfèvre Giuseppe Bini la réalisèrent en lames de cuivre battues sur une structure de fil d'acier et, terminée dorée, elle fut inaugurée le .

En 1967 elle fut restaurée : les lames de cuivres redorées et la structure interne remplacée par de l'acier inoxydable, l'original très oxydée étant conservée au musée du Dôme[1].

Description[modifier | modifier le code]

La Vierge est soutenue par une nuée dans laquelle on aperçoit deux chérubins ; elle lève les yeux au ciel et étend les bras, les mains ouvertes vers le haut. Elle porte une auréole de douze étoiles autour de la tête.

La hallebarde, qui fut ajoutée ensuite, est un subterfuge camouflant un paratonnerre.

Contexte architectural[modifier | modifier le code]

Copie de l'Exposition universelle de 2015.

La tradition exigeant depuis qu'aucun édifice ne dépasse la hauteur atteinte par la Madonnina, une loi des années 1930 devait empêcher la construction d'édifices plus hauts « per rispetto della Madonnina ».

La solution qu'adoptèrent les architectes et les édiles milanais fut de faire une copie de la statue et de la placer au-dessus de leur construction quand celle-ci dépassait la cote imposée[2].

Ainsi le premier édifice que la dépassa fut la Torre Breda de Luigi Mattioni avec ses 117 m en 1954[3].

Ensuite ce fut le tour du Pirellone, de Gio Ponti et Pier Luigi Nervi de 127 m en 1957.

Les premières fois la copie était transférée au nouvel édifice le dépassant ; depuis 2010 une nouvelle copie est posée comme, en 2012, sur le Palazzo Lombardia, siège de la Région lombarde, avec ses 161 m, laquelle copie, par « souci d'exorcisme »[2] fut bénie par le cardinal Tettamanzi dès 2010.

Une copie fut exposée également à l'Exposition universelle de 2015 dans le pavillon de la Veneranda Fabbrica del Duomo di Milano.

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Madonnina, it.cathopedia
  2. a et b Salvatore Settis, Si Venise meurt, édition française, 2015, Bibliothèque Hazan, Hachette (ISBN 9782754108522), p. 34, chapitre Rhétorique des gratte-ciel.
  3. Luigi Cocchiarella, The Visual Language of Technique: Volume 2 - Heritage and Expectations in Research, Springer, 14 mars 2015, p. 137

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Derby de la Madonnina, derby opposant les deux clubs de football milanais : le Milan AC et l'Inter de Milan.