Louis Lacrocq

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Louis Lacrocq (1868-1940) était avocat. Il fut président de la société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse.

Un érudit[modifier | modifier le code]

Parallèlement à sa profession d'avocat au barreau de Guéret, Louis Lacrocq, dans la plus pure tradition des érudits du XIXe siècle, s'est passionné pour l'archéologie et l'histoire du département de la Creuse, dont témoignent les innombrables articles qu'il a publiés, notamment, dans les Mémoires de la société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse sur les sujets les plus variés - l'archéologie gallo-romaine, les édifices civils et religieux.

Originaire de Guéret, il a résidé à La Celle-Dunoise où il fit la connaissance de l'historien Marc Bloch, avec lequel il se lia d'amitié. Marc Bloch possédait en effet une maison secondaire dans la commune voisine du Bourg-d'Hem[1].

On doit à Louis Lacrocq, outre ses articles, un livre exhaustif sur les monuments religieux de la Creuse : Églises de France. Creuse. Paris, Letouzey et Ané, 1934, ouvrage qui fait toujours autorité ; ainsi qu'une imposante monographie de sa commune : Monographie de La Celle-Dunoise, Guéret, Lecante, 1929 (réédition en 1982)[2].

Une petite place donnant accès à la préfecture de la Creuse et à l'hôtel du conseil général porte le nom de Louis Lacrocq.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans sa maison, située dans le hameau des Fougères, Marc Bloch devait rédiger en 1940 son témoignage sur les causes de la débâcle française, L'étrange défaite.
  2. Cet ouvrage fit l'objet d'un compte rendu élogieux de la part de Marc Bloch dans la revue Les Annales : [1]