La Celle-Dunoise

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La Celle-Dunoise
La Celle-Dunoise
Vue d'ensemble du pont et de la partie ancienne de La Celle-Dunoise
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton Dun-le-Palestel
Intercommunalité Monts et Vallées Ouest Creuse
Maire
Mandat
Claude Landos
2014-2020
Code postal 23800
Code commune 23039
Démographie
Population
municipale
542 hab. (2017 en diminution de 7,51 % par rapport à 2012)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 38″ nord, 1° 46′ 15″ est
Altitude Min. 216 m
Max. 392 m
Superficie 29,11 km2
Localisation
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Liens
Site web lacelledunoise.fr

La Celle-Dunoise (prononciation : « La Céle » en occitan marchois) est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à environ 20 kilomètres au nord-ouest de Guéret.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Celle-Dunoise
Fresselines Chambon-Sainte-Croix Chéniers
Villard La Celle-Dunoise Le Bourg-d'Hem
Saint-Sulpice-le-Dunois Bussière-Dunoise Anzême

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend de part et d'autre de la Grande Creuse et comporte 38 hameaux, écarts ou lieux-dits.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Celle en 1793, La Celle-Dunois en 1801[1].

Son nom fait référence au pays "Dunois" (ainsi nommé en référence à Dun-le-Palestel, l'antique Dunum), comme celui d'autres communes (Bussière-Dunoise, Saint-Sulpice-le-Dunois).

Le nom de la localité est mentionné sous les formes latinisées Ecclesia de Cella en 1154, Prior de Cella en 1216, Ecclesia de Cella dunensi en 1339 qui montre que l'adjectif dunoise (latinisé en dunensi) est déjà attesté au Moyen Âge[2],[3].

Le mot Celle en toponymie signifie « cellule, ermitage, dépendance d'un monastère » en langue d'oïl. Il existe également un terme occitan cèla « cellule, couvent », francisé généralement en Celle dans les noms de lieux[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Celle-Dunoise a des origines gallo-romaines, comme en témoignent différents vestiges découverts sur le territoire de la commune. Elle se situe sur le tracé d'une ancienne voie gallo-romaine venant d'Aigurande (Equoranda), qui bifurquait à Chambon-Sainte-Croix (Cambo), passait par le hameau de Puy-Manteau, traversait la Creuse à Cella, pour rejoindre ensuite Salagnac (Salaniacum), Saint-Goussaud et enfin Limoges (Augustoritum).

Un château fort y avait été édifié au XIIe siècle. Il fut détruit vers 1500. Il appartenait à la famille de La Celle, citée pour la première fois au milieu du XIe siècle, l’une des plus puissantes de la Marche au Moyen Âge. Il n'en subsiste rien aujourd'hui.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 mars 2014 Jean-Marie Sachet    
mars 2014 En cours Claude Landos SE Docteur en médecin générale

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2017, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2017, la commune comptait 542 habitants[Note 1], en diminution de 7,51 % par rapport à 2012 (Creuse : -2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8211 7271 5081 8481 8581 9141 9531 9761 995
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9351 8421 8581 7761 9021 8201 8801 8001 740
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6661 6071 5491 3501 2821 2301 1921 0951 005
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
898880732668589598610607547
2017 - - - - - - - -
542--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

On y trouve un cabinet médical, neuf artisans œuvrant essentiellement dans le secteur du bâtiment (couverture, plomberie-chauffage, électricité, menuiserie, etc.), un salon de coiffure et deux restaurants-bars mais plus aucun commerce alimentaire. La commune est le siège social d'une cartonnerie dont les ateliers se situent à Bonnat[9]. Quatre artistes peintres ou créateurs d'objets d'art ou de bijoux sont également installés à La Celle-Dunoise. L'école primaire fonctionne dans le cadre d'un accord avec la commune limitrophe de Saint-Sulpice-le-Dunois.

Un camping et des chalets en location permettent d'accueillir l'été des touristes à l'intention desquels ont été aménagés deux courts de tennis ainsi qu'une baignade sur la rive gauche de la Creuse.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La Creuse et l'ancien moulin.
L'église Saint Pierre-ès-Liens.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'ensemble de la vallée de la Creuse, à laquelle appartient La Celle-Dunoise, est classée comme site Natura 2000.
La Creuse décrit une ample courbe, au milieu de laquelle la diagonale de la chaussée d’un ancien moulin forme une cascade dont les bouillonnements vont se perdre sous les arches d’un pont dont les origines se situent au XIVe siècle (il fut entièrement refait en 1891 à partir du plan originel).
Située dans la partie la plus ancienne du village, surplombe la rivière. Elle est placée sous le vocable de saint Pierre-ès-Liens.
À l'origine, elle était sans doute « un édifice à vaisseau unique avec chœur à trois ou cinq pans[10] ». Le portail ouest (XIIIe) est de facture typiquement limousine. Sur le mur extérieur Nord, l’ancien portail polylobé a été muré ; remarquer une porte en accolade de style flamboyant (début du XVIe).
Contre le mur extérieur Sud, une « pierre des morts[11] » n’est autre qu’un cippe gallo-romain réutilisé. La façade occidentale et la première travée de la nef ont été reconstruites en 1864 sur les plans de l'architecte départemental Masbrenier[12]. La petite tourelle située au nord ne serait pas un vestige de fortification ; on suppose qu’il pouvait s’agir d’un pigeonnier.
À l’intérieur, on verra notamment des chapiteaux sculptés figurant des animaux. La chapelle sud, flamboyante, est consacrée à la Vierge. Elle fut consacrée en 1455 par Michel de Montbrun, évêque de Nicosie, coadjuteur de l'évêque de Limoges[13].
Le portail et l’abside de l'église sont classés au titre des Monuments historiques le 23 février 1921, les parties non protégées étant inscrites au titre des Monuments historiques par arrêté du 4 février 1988[14].
  • Sur la route de Saint-Sulpice-le-Dunois, à la sortie de la Celle-Dunoise, sur la gauche, on aperçoit, creusée dans le rocher, l'entrée de la galerie d'une ancienne mine d'or (accès interdit). Elle abrite des chauve-souris, espèce protégée.
  • Le barrage de l'Âge, sur la Grande Creuse, a été mis en service en 1982. Haut de près de 20 mètres, il appartient à EDF.

Cartes postales anciennes[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Lacrocq (1868-1940), avocat, érudit, ancien président de la Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, auteur de nombreux articles sur l'archéologie gallo-romaine et l'architecture religieuse du département.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. André Lecler, Dictionnaire topographique, archéologique et historique de la Creuse, Limoges, Ducourtieux, 1902 (Laffitte reprints, 2000), p. 104.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, librairie Droz (Lire en ligne)
  4. Ernest Nègre, Op. cit.
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 15 janvier 2018.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  9. Site de l'entreprise
  10. Monuments historiques du Limousin, 1985-1995. 10 ans de protection, Limoges, Association Culture et patrimoine en Limousin, 1995, p. 36.
  11. Dans le Limousin, une ancienne tradition voulait que l'on dépose les cercueils devant les églises sur des « pierres des morts ». Le curé bénissait alors le cercueil, comme pour donner au défunt « l'entrant » dans l'église, autrement dit dans la demeure du Père.
  12. Monuments historiques du Limousin, 1985-1995, Ibid.
  13. André Lecler, Ibid.
  14. « Église Saint-Pierre-ès-Liens », notice no PA00100026, base Mérimée, ministère français de la Culture