Louis Bosset

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Louis Bosset
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Nationalité
Activités

Louis Bosset, né à Corcelles-près-Payerne le et mort à Payerne le , est un architecte et archéologue cantonal vaudois, en Suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis-Frédéric Bosset est fils d’agriculteur. Il étudie dès 1895 l’architecture au Technicum de Bienne, dont il sort diplômé en 1897. Il cultive par la suite sa pratique de l’allemand par des stages à Zurich et à Winterthour, avant d’entrer en 1899, à Vienne, à la Technische Universität Wien , dont il est diplômé en 1901. Rentré en 1902 à Payerne, il y ouvre son atelier, associé dès 1906 à son camarade d’études Louis Bueche (1880-1952), qui ouvre en parallèle son propre bureau à Saint-Imier. En 1910, Louis Bueche épouse Yvonne Bosset, et devient ainsi le beau-frère de Louis Bosset. Les deux architectes utilisent le même timbre «Bosset & Bueche»[1].

Si ces associés participent à de nombreux concours sans remporter de premier prix, ils construisent en revanche de nombreuses villas et habitations, surtout dans la région de Payerne, dans la Broye et dans le Jura bernois. Leur art éclectique allie Art Nouveau et Heimatstil, mais Bosset s’intéresse également à l’urbanisme et aux techniques contemporaines, construisant à Payerne l’un des premiers ponts en béton de Suisse[1].

Tout comme l’avait déjà fait son père, Louis Bosset poursuit aussi une carrière politique. Membre actif du parti radical, il est élu en 1921 à la Municipalité de Payerne, puis est même syndic de cette commune (1929-1941) [2]. Nommé archéologue cantonal vaudois en 1934, il succède à Albert Naef. Bosset joue un rôle important dans la découverte du passé romain et médiéval de sa région. Dès 1910, il fouille, en collaboration avec Naef, le site romain d’Aventicum, où il va poursuivre épisodiquement ses recherches jusqu’en 1947, notamment au temple du Cigognier, au théâtre et à l’amphithéâtre. En 1939, la découverte du buste en or de Marc Aurèle attire l’attention sur ces travaux. Bosset préside la Société vaudoise d’histoire et d’archéologie (1936-1937), l’association Pro Aventico (1937-1950), tout comme la Société suisse de préhistoire (1947-1949) [1].

L’archéologue cantonal étant à cette époque chargé également de la supervision du patrimoine bâti, Louis Bosset dirige d’importants travaux touchant notamment l’ancienne abbatiale de Payerne, le temple paroissial de Payerne, le château de Chillon, la cathédrale de Lausanne, l’église Saint-Etienne de Moudon. Comme de nombreux spécialistes de sa génération, Bosset jouait à la fois le rôle d’archéologue, de conservateur des monuments et d’architecte; ce mélange des genres sera rejeté après la signature de la Charte de Venise en 1964[1].

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Bourquin, «In memoriam Louis Bosset», Bulletin de l’Association Pro Aventico 15, 1951, pp. 4-5 [1].
  • Mélanges d'archéologie, d'histoire et d'histoire de l'art offerts à Monsieur Louis Bosset à l'occasion de son soixante-dixième anniversaire, Lausanne : F. Rouge, 1950, 208 p.
  • Sophie Toscan et Dave Lüthi, « Architecte, archéologue cantonal et syndic de Payerne : Louis Bosset », Revue vaudoise de généalogie et d’histoire des familles,‎ , p. 59-73 (ISSN 2296-7087).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Sophie Toscan et Dave Lüthi, « Architecte, archéologue cantonal et syndic de Payerne : Louis Bosset », Revue vaudoise de généalogie et d’histoire des familles,‎ (ISSN 2296-7087)
  2. Philippe Bridel, article Bosset, Louis dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .