Louis-Victor Sicotte

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Louis-Victor Sicotte
Illustration.
Peinture par Théophile Hamel
Fonctions
11e premier ministre du Canada-Est
Avec John Sandfield Macdonald
Prédécesseur George-Étienne Cartier
Successeur Antoine-Aimé Dorion
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Boucherville
Date de décès (à 76 ans)
Lieu de décès Saint-Hyacinthe
Parti politique Parti rouge
Liste des premiers ministres du Canada-Uni

Louis-Victor Sicotte, né le à Boucherville et mort le à Saint-Hyacinthe, est un avocat et homme politique canadien. Il est Vice-Premier ministre du Canada-Uni de 1862 à 1863.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Victor Sicotte, photographie non daté

Il est né Louis Cicot à Boucherville, Bas-Canada en 1812. Il a étudié le droit et fut admis au barreau en 1839. Il aide à fonder l'aide-toi, le Ciel t'aidera (Dieu aide ceux qui s'aident eux-mêmes) la société, qui est créditée de l'introduction de la célébration du Fête nationale du Québec pour les Canadiens, et a également été son secrétaire-trésorier. Il soutient les Patriotes mais apparemment n'a pas pris part à la Rébellion de 1837. Il croyait que la rébellion conduirait seulement à une union imposée avec Haut-Canada, ce qui s'est ensuite avéré.

En 1838, il mit en place sa pratique d'avocat à Saint-Hyacinthe. En 1851, il fut élu à l'Assemblée législative représentant Saint-Hyacinthe. Il fit partie du gouvernement Hincks-Morin pendant une courte période en août 1853. Il fut réélu en 1854, puis élu orateur de l'Assemblée. La même année, il fut nommé conseiller de la Reine. En novembre 1857, il fut choisi comme Commissaire des terres de la Couronne, servant jusqu'au 1er août 1858[1]. Il est réélu en 1858 et devient Commissaire des travaux publics dans le gouvernement Cartier-Macdonald de 1858 à 10 janvier 1859. Il a été Vice-Premier ministre de la Province du Canada avec John Sandfield Macdonald du 24 mai 1862 au 15 mai 1863. Il a refusé un poste au cabinet dans le gouvernement Macdonald-Dorion qui ont suivi, et après sa réélection en 1863, a présenté une motion de non-confiance, qui a été rejetée par une faible marge. En septembre 1863, il a accepté une nomination comme juge de la Cour supérieure du district de Saint-Hyacinthe, servant jusqu'en 1887.

Il mourut à Saint-Hyacinthe en 1889. Le canton de Sicotte, situé dans l'Outaouais, a été nommé en son honneur (puis renommé Grand-Remous en 1973)[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport du Bureau des Archives de la Province de l'Ontario vol. 1, p. 47
  2. « Canton de Sicotte », Commission de toponymie du Québec (consulté le 5 août 2008)

Liens externes[modifier | modifier le code]