Louis-Joseph Gaultier de La Vérendrye

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Louis-Joseph Gaultier de La Vérendrye, surnommé Le Chevalier, né le à l'île aux Vaches et mort le dans la baie Aspy, est un explorateur et négociant français. Il fut le plus jeune des quatre fils de la famille La Vérendrye. Il est le premier explorateur d'origine européenne à atteindre les montagnes Rocheuses.

Biographie[modifier | modifier le code]

Trop jeune pour participer aux premières expéditions de son père, il entre au séminaire de Québec en 1734. Son père souhaite notamment qu'il apprenne à dessiner des cartes en prévision des explorations qu'ils vont entreprendre. C'est l'année suivante qu'il part avec son père et ses frères en expédition exploratoire au-delà des Grands Lacs en direction des prairies canadiennes. Son père le surnomme à cette occasion « chevalier ». Il devient d'ailleurs son second à 20 ans, peu après un massacre de Français par les Sioux dans lequel son frère aîné, Jean-Baptiste, trouve la mort.

En 1736, l'équipée familiale s'installe au fort Maurepas.

En 1738, il participe à la construction du fort La Reine.

En 1739, il part avec son père Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye au pays des Mandans.

En 1740, ils explorent la région du lac Winnipeg, et arpentent les territoires autour des lacs Manitoba, Winnipegosis et remontent la rivière Saskatchewan jusqu'à l'emplacement de la future ville de Le Pas. La même année, il prend le commandement du Fort Saint-Charles, après le départ de son père.

En 1742, il part dans une nouvelle expédition exploratoire à la découverte d'un passage vers la mer occidentale, avec son frère François Gaultier de La Vérendrye et deux autres compagnons français, pour continuer la précédente expédition de leur frère Pierre Gaultier de La Vérendrye qu'il avait entamé en 1740 vers la rivière Missouri sans toutefois pouvoir aller au-delà du Missouri. Lors de cette expédition, l'équipée rencontre diverses tribus amérindiennes. Ils finissent par atteindre les Montagnes Rocheuses.

L'année suivante, les Nations amérindiennes sont en conflit armé et les frères La Vérendrye préfèrent s'en retourner vers le Canada. Ils gravent une plaque de plomb pour laisser un témoignage de leur passage dans ce territoire. Ils enfouissent cette stèle dans le Dakota sur le lieu du futur Fort Pierre. Cette plaque gravée sera découverte en 1913 et sera à l'origine de la création du site de La Vérendrye, site archéologique situé à Fort Pierre.

En 1744, son père rappelé à Montréal et remplacé par Nicolas Joseph de Noyelles de Fleurimont. Ce dernier prend le commandement du Fort La Reine et nomme Louis-Joseph, commandant successivement des postes à Fort La Pointe sur la baie Chequamegon, à Fort Kaministiquia et au fort Michipicoton.

Après la mort de son père en décembre 1749, Louis-Joseph reprend les affaires dans la traite de la fourrure avec un autre officier de l'armée et négociant Luc de la Corne. En 1752, il est nommé commandant à Chagouamigon où son frère François l'accompagne. Il revient à Montréal en où il se marie deux fois, en 1755 et 1758.

En 1758, Louis-Joseph laissa à Charles-René Dejordy de Villebon son poste de commandement dans l’Ouest et se vit octroyer de nouveau le commandement au Fort de la baie Chagouamigon (ou Chequamegon) qu’il confia à Jacques-Marie Nolan Lamarque, pendant que lui-même s’occupait des forts de Kaministiquia et de Michipicoton.

À la suite de la capitulation de Montréal face aux Anglais en 1760, de la Vérendrye décide de quitter le Canada pour la France. En , il monte à bord de l'Auguste avec de nombreux autres nobles qui ne désiraient pas vivre sous le régime anglais. Malheureusement, une violente tempête cause le naufrage du navire le 15 novembre et Louis-Joseph est l'une des 113 victimes. Son ami et compagnon d'infortune, Lacorne Saint-Luc, fut l'un des sept survivants et il mit par écrit le récit de ce désastre.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Il est l'un des personnages historiques que rencontre Shay Patrick Cormac dans Assassin's Creed: Rogue.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Saint-Pierre, Marjolaine, Lacorne Saint-Luc: l'odyssée d'un noble, 1711-1784, Québec, Septentrion, 2013, 404 p.
  • Saint-Luc de La Corne, Journal du voyage de M. Saint-Luc de La Corne écuyer, dans le Navire l'Auguste en l'an 1761, Montréal, Fleury Mesplet,

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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