Liste de peintres héraldistes

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Armoiries de la famille von Arnold, par Adolf Matthias Hildebrandt (1882), avec le caractéristique "heaume à la Hildebrandt".
Pologne: exemple d'un dessin héraldique contemporain, blason d'un clan polonais peint en trompe-l'œil par le peintre héraldiste polonais Tomek Steifer.

Cette liste de peintres héraldistes par pays (liste non exhaustive, certains artistes n'étant pas présents sur Wikipedia), consacrée principalement aux créateurs contemporains, donne une vision d'ensemble sur l'art héraldique.

Cette liste reprend le nom des artistes héraldistes, souvent amateurs, qui se sont fait connaître en publiant leurs œuvres dans des livres, revues ou sites internet, même si certains exercent cet art à titre professionnel.

Le terme "peintre héraldiste" s'applique à tout graphiste produisant des images de blason, ce qui n'entraîne pas nécessairement qu'ils soient experts en héraldique en tant que science.

Du XIIe siècle à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Né vers 1150, mais plongeant son langage symbolique dans la nuit des temps[1], l'art héraldique est rapidement devenu un art européen[2]. Avec des hauts et des bas, il s'est perpétué jusqu'à nos jours avec plus ou moins de succès suivant les États et leur développement culturel voire idéologique[3]. Dans certains pays, comme le Royaume-Uni ou les nations scandinaves, cet art s'est perpétué de maître à disciple jusqu'à nos jours. Dans d'autres régions par contre, il a dû être "recréé" au gré des artistes. Art transcendant les frontières, il s'est même formé des styles nationaux dans les pays où la tradition de la création héraldique est resté vivante et où les artistes ont su se créer une "patte" personnelle.

Artistes contemporains[modifier | modifier le code]

Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Autriche[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

Danemark[modifier | modifier le code]

Espagne[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Finlande[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Hongrie[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

Japon[modifier | modifier le code]

Luxembourg[modifier | modifier le code]

Norvège[modifier | modifier le code]

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Pologne[modifier | modifier le code]

Portugal[modifier | modifier le code]

  • António Lima
  • António Sardinha
  • António Sousa Tavares
  • David Fernandes da Silva
  • Duarte Vilardebó Loureiro
  • João Paulo de Abreu e Lima
  • João Ricardo da Silva
  • Jorge Fialho
  • José Bénard Guedes
  • José Colaço
  • José Manuel Pedroso da Silva
  • José de Sepúlveda Veloso
  • Luís Camilo Alves
  • Luís Ferros
  • Miguel Ângelo Boto
  • Miguel Ayres de Campos-Tovar
  • Segismundo Pinto

Roumanie[modifier | modifier le code]

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Russie[modifier | modifier le code]

Suède[modifier | modifier le code]

Suisse[modifier | modifier le code]

Tchéquie[modifier | modifier le code]

Vatican[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Cette galerie montre des exemples d'héraldique européenne et témoigne de la diversité d'interprétation selon les traditions esthétiques.

Ouvrages consacrés à l'art héraldique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les ingrédients constituant le blason - cimiers et boucliers avec emblèmes - existaient déjà dès le VIIIe-VIIe siècle av. J.-C. et furent selon Hérodote inventés par les Cariens: Hérodote, Histoires, I, 171 (éd. La Pléiade, p. 121, trad. A. Barguet): « Les Cariens ont passé des îles sur le continent: autrefois sujets de Minos sous le nom de Lélèges, ils habitaient les îles. (...) On leur doit trois inventions que les Grecs ont adoptées: ils ont enseigné à mettre des crinières au sommet des casques, des insignes sur les boucliers, et, les premiers, ils ont muni les boucliers de courroies où passer le bras. »
  2. Au XIe siècle on parle de "connoissances" (signes de reconnaissances) sur les boucliers, comme l'indique ce vers de la Chanson de Roland (chant CCXXV, vers 3090):

    « Escuz unt genz, de multes cunoissances »

    (Traduit très librement ainsi par Joseph Bédier, p. 257: « et leurs écus bien ouvrés sont parés de maintes connaissances »). Très tôt l'écu figure comme objet héroïque dans la littérature du XIIe siècle, en en diffusant voire en en créant la mode. Comme dans l'exemple ici, daté d'entre 1155-1170 (Les romans de Chrétien de Troyes, vol. I, Erec et Enide, publié par Mario Roques, Paris, Librairie Henri Champion, 1981, problème de datation voir p. XXVII, et vers 2872 à 2875), le blason (ce mot signifiant "bouclier") est chargé d'une force qui pousse son porteur à être valeureux: "si le requiert comme hardiz":

    « Erec l'escu del col anbrace

    si le requiert come hardiz;
    cil met l'escu devant le piz,
    si se fierent sor les blazons. »
  3. Dans certains pays même, l'héraldique fait l'objet d'un certain mépris officiel, Michel Pastoureau témoigne concernant cette situation (Michel Pastoureau, "Quinze ans de recherches héraldiques", dans: Traité d'héraldique, Paris, 1993, p. 289): « De cette situation, j'ai à la fois souffert et profité. Étudiant à la Sorbonne et à l'École des Chartes, j'ai eu beaucoup de mal à faire accepter par mes maîtres des sujets de mémoire et de thèse portant sur les armoiries médiévales. Cela semblait, à la fin des années soixante - c'est-à-dire il y a à peine une génération! - peu sérieux, voire méprisable ou ridicule. Même à l'École des Chartes, où l'on aurait pu penser que l'héraldique eût trouvé un appui institutionnel, sinon scientifique, mes difficultés furent grandes pour faire admettre le projet d'un sujet de thèse portant sur le Bestiaire héraldique médiéval. »Dans le même ouvrage Michel Pastoureau précise p. 86: « Aujourd'hui, en 1978, la situation n'est guère plus brillante, malgré les prémisses d'un renouveau, au reste plus européen que français. L'Université continue de considérer avec mépris tout ce qui concerne les armoiries, refusant de voir dans les héraldistes autre chose que des individus vaniteux ou dégénérés en quête d'ancêtres ou de fantasmes nobiliaires. De même, les éditeurs préfèrent ouvrir leurs collections aux ouvrages de quatrième main, consacrés aux emblématiques ésotérique, alchimique ou symbolique, plutôt qu'aux études héraldiques sérieuses. Les chercheurs connaissent ainsi de graves difficultés pour publier les résultats de leurs travaux. »
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i Artistes encore en activité.
  5. Auteur d'armoriaux tels que Armorial bruxellois, Bruxelles, 2009.
  6. Marie de Changy, dite Fleur de Changy, est l'organisatrice du Salon de l'Art Héraldique qui a lieu en Belgique depuis 2002. (Annevoie - 2002; Bruxelles - 2003; Bruges - 2004; Liège - 2007 et Annevoie - 2010).
  7. Olivier Nolet de Brauwere, généalogiste, peintre héraldiste et scénographe (gradué) encore en activité, a dessiné des blasons pour l'État présent de la noblesse belge, mais également des obiit (obits) et les insignes du 2/4 régiment de chasseurs à cheval.
  8. Héraut d'arme du "Heraldisch College VVF".
  9. Il a illustré de nombreux ouvrages et particulièrement la collection de recueils Brabantica.
  10. Auteure d'illustrations héraldique dans la revue "Le Parchemin".
  11. En 1982, le prix international Gustaf von Numers (Gustav von Numers Prize for heraldic art and design), Prix de l'art héraldique et de la conception, a été créé en mémoire de Gustaf von Numers. Il est décerné à des artistes qui se sont distingués dans cet art.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]