Lily Greenham

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Lily Greenham
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Biographie
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Activité

Lily Greenham, Lily Lax née en 1924 à Vienne et décédée en 2001 à Londres[1] est une compositrice et artiste visuelle danoise. Pionnière de la poésie concrète dans le domaine musical et inventrice de la "lingual music", elle est connue pour ses morceaux expérimentaux mixant des enregistrements de voix humaine, tels Relativity (1974) et Traffic (1975).

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Vienne de parents danois, Lily Lax[2], émigre avec sa famille à Copenhague en 1938. Elle y suit alors une formation de chanteuse[3] avant de regagner l'Autriche pour commencer des études à l'Académie de musique de Vienne en 1952. Vers la fin des années 1950, elle participe au théâtre expérimental de Wiener Gruppe en interprétant notamment des textes de Gerhard Rühm, Konrad Bayer et Hans Carl Hartmann[4].

Après son déménagement à Paris en 1964, elle s'associe au Groupe de Recherche d'Art Visuel (GRAV)[3] puis se fait connaître à travers plusieurs expositions collectives telles "Mouvement 2" (1964) à la Galerie Denise René, à Paris, "The Responsive Eye" (1965) au MoMA, à New York, ou encore "Formas computables" (1969) au centre d'informatique de l'université de Madrid[1]. À cette époque, elle est surtout remarquée pour son travail de plasticienne, notamment avec son collage Study of Differentiation and Identity in Visual Perception: Three Variations (1964) présenté dans "The Responsive Eye". Son œuvre plastique est conventionnellement rattaché à l'Op Art[3].

Au début des années 1970, elle s'installe à Londres avec son mari le musicien et poète Peter Greenham[5]. Elle travaille notamment avec le BBC Radiophonic Workshop au sein duquel elle réalise l'œuvre sonore Relativity en 1974[6]. Elle utilise alors sa propre voix et adapte la technique du tape loop (consistant à réaliser des boucles de bande magnétique originales, produisant des rythmes et des répétitions)[7] à des textes enregistrés. Elle donne à son innovation le nom de "lingual music"[8]. Cette période d'effervescence créative est marquée par sa collaboration avec les musiciens John Tchicai, Wolfgang Dauner, Bob Downes, Barry Guy, Hugh Davies, Max Eastley et Peter Cusack[8]. En 1972, elle présente notamment ses œuvres de poésie sonore lors du festival des Rencontres de Pampelune, consacré aux avant-gardes artistiques[9].

Elle réalise ses dernières compositions notoires au début des années 1980 (Polar Polaris, Borges) et demeure à Londres jusqu'à la fin de sa vie.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Œuvres sonores :

  • 1971 : Do You Wonder About This Society ? (5 min 07 s)
  • 1974 : Relativity (8 min 13 s)
  • 1975 : Traffic (10 min 31 s)
  • 1976 : Circulation (9 min 51 s)
  • 1979 : Seascape (7 min 58 s)
  • 1982-1985 : Polar Polaris (8 min 51 s)
  • 1984 : Borges (10 min 15 s)

Ses œuvres plastiques, moins connues, sont essentiellement conservées et exposées au Musée universel de Joanneum, à Graz, en Autriche[3].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1970 : International language experiments of the 50/60ies[10] (vinyle collectif)
  • 1973 : Tune in to reality[11]
  • 2007 : Lingual music[12] (compilation posthume)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Lily Greenham | ZKM », sur zkm.de (consulté le 8 novembre 2016)
  2. « Einzelansicht », sur www.moderne-kunst.org (consulté le 11 novembre 2016)
  3. a b c et d « Universalmuseum Joanneum :: Ausstellungen », sur www.museum-joanneum.at (consulté le 10 novembre 2016)
  4. « Lingual Music, by Lily Greenham », sur Lily Greenham (consulté le 10 novembre 2016)
  5. « Lingual Music, by Lily Greenham », sur Lily Greenham (consulté le 11 novembre 2016)
  6. (en) Thom Holmes, Electronic and Experimental Music: Technology, Music, and Culture, Routledge, (ISBN 9781317410232, lire en ligne)
  7. (en) « Tape loop », Wikipedia,‎ (lire en ligne, consulté le 9 novembre 2016)
  8. a et b « Lily Greenham - Lingual Music (PD 22) », sur www.stalk.net (consulté le 9 novembre 2016)
  9. Igor Contreras Zubillaga et Malika Combes, Igor Contreras Zubillaga et Perin Emel Yavuz (dirs.), « L’ambiguïté politique de l’avant-garde artistique sous le franquisme : l’exemple du festival Encuentros de Pampelune (1972) », À l'avant-garde! Art et politique dans les années 1960 et 1970, Bruxelles, Peter Lang,‎ , p. 109-124 (lire en ligne, consulté le 8 novembre 2016)
  10. « Lily Greenham - Internationale Sprachexperimente Der 50/60er Jahre / Tendentious Neo-Semantics 1970 In English », sur Discogs (consulté le 10 novembre 2016)
  11. « Lily Greenham - Lingual Music », sur Discogs (consulté le 10 novembre 2016)
  12. « Lily Greenham - Lingual Music », sur Discogs (consulté le 9 novembre 2016)