Le Malin (contre-torpilleur)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Malin.
Le Malin
image illustrative de l’article Le Malin (contre-torpilleur)
Le Fantasque, sister-ship du Malin après modernisation aux États-Unis
Type Contre-torpilleur
Classe Le Fantasque
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Commanditaire Marine française
Chantier naval La Seyne-sur-Mer
Commandé 1930
Quille posée novembre 1931
Lancement 17 août 1933
Équipage
Commandant du Vignaux (1941)
Équipage 13 officiers
210 marins
Caractéristiques techniques
Longueur 132,40 m
Maître-bau 13,20 m
Tirant d'eau 5,3 m
Déplacement 2 569 à 3 800 tonnes
Propulsion vapeur
4 chaudières au mazout
2 groupes de turbines Parsons
2 hélices
Puissance prévue 74 000 ch
atteinte 101 876 ch
Vitesse 40 nœuds à PMP, 43 nœuds à feux poussés
Caractéristiques militaires
Armement 5 canons de 138 mm
4 canons AA de 37 mm
4 mit. de 13,2 mm
9 TLT de 550 mm
2 grenadeurs de sillage (40 mines)
Rayon d'action 5 000 milles à 15 nœuds
3 000 milles à 21 nœuds
1 750 milles à 26 nœuds
800 milles à 40 nœuds

Le Malin était l'un des six contre-torpilleurs de la Marine nationale française de la classe Le Fantasque ayant été construits dans les années 1930. Reclassé croiseur léger après sa modernisation en 1943 aux États-Unis, il faisait partie, avec ceux de sa classe, des navires les plus rapides du monde[1], pouvant atteindre et soutenir une vitesse de plus de 40 nœuds. Des six de sa classe, il fut le premier lancé et le dernier rayé des listes de la Flotte.

Comptant quatre citations à l'ordre de l'Armée de mer, il s'est particulièrement illustré lors de la Seconde Guerre mondiale, et ce jusqu'à un abordage accidentel avec Le Terrible en décembre 1944. Réparé[2] puis placé en disponibilité armée, il reprit du service actif en 1951 et 1952 en Indochine puis en France. Sera définitivement condamné et démantelé en 1976.

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières campagnes[modifier | modifier le code]

Au déclenchement du conflit, il fait partie de la Force de Raid.

Narvik. Dakar. Afrique du nord. États-Unis. Grèce. Italie. Corse. Débarquement en Provence.

Rénovation[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis en 1943.

Fin de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En disponibilité armée en 1945, avant de reprendre de 1951 à 1952 une activité d'escorteur en Indochine. Mis en réserve le 31 juillet 1952.

Guerre d'Indochine[modifier | modifier le code]

De 1951 à 1952 Le Malin assure l'escorte du porte-avions Arromanches en Indochine. Sera mis en réserve le 31 juillet 1952.

Destin final[modifier | modifier le code]

Désarmé à son retour d'Indochine, Le Malin est affecté d'août 1952 à octobre 1956 comme annexe à l'École navale pour l'instruction des élèves officiers. Il a ensuite servi de ponton dans le port militaire de Brest jusqu'à son retrait des listes de la Marine, le 3 février 1964. La coque, numérotée Q 359, a alors été utilisée comme brise-lames à l'embouchure du Scorff à Lorient puis vendue pour ferraillage en 1976 et démantelée.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

L'armement[modifier | modifier le code]

Les hommes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Carré, « Le Fantasque » - L'Odyssée de la 10e DCL, Marines édition, dépôt légal novembre 1996, (ISBN 2-909675-25-4)
  • Pierre Bassot, Une vie de Malin - Mémoires d'un croiseur léger, Éditions du Pen Duick, dépôt légal septembre 1988, (ISBN 2-85-513-114-6)
  • Henri Darrieus et Jean Quéguiner, Historique de la Marine française (1922-1942), Éditions l'Ancre de Marine, dépôt légal 2e trimestre 1996, (ISBN 2-84141-103-6)
  • Henri Darrieus et Jean Quéguiner, Historique de la Marine française (novembre 1942-août 1945), Éditions l'Ancre de Marine, dépôt légal 2e trimestre 1994, (ISBN 2-905970-80-4)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Terrible, navire jumeau du Malin, a atteint une vitesse de 45,02 nœuds lors de ses essais, record mondial pour les bâtiments de sa catégorie.
  2. notamment au moyen de l'étrave récupérée de en:L'Indomptable sabordé à Toulon le 27 novembre 1942