Le Chaudron

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le quartier de Saint-Denis de la Réunion. Pour la salle de sports du Portel, voir Le Chaudron (salle). Pour les homonymes, voir Chaudron.
Bâtiments du Chaudron.

Le Chaudron est un quartier de Saint-Denis, le chef-lieu de l'île de La Réunion. Connu pour les émeutes très violentes qui ont fait son histoire, il n'en reste pas moins l'un des quartiers les plus populaires de l'île ainsi que l'un des plus peuplés, avec environ 40 000 habitants.

Comme les autres villes de La Réunion, Saint-Denis et ce quartier sont fortement touchés par le chômage. La ZUS formée par le Chaudron, Moufia, Cerf et Sainte Clotilde comptait en 1999, 37,9 % de chômeurs[1].

Malgré tout, cette petite ville dans la ville a réussi à forger son histoire autour de points plus positifs tels que les moments de gloire de l'AS Chaudron ou encore la musique avec notamment le groupe reggae Kom Zot. Le Chaudron était autrefois le terrain d'action de Jean Ivoula, homme politique qui a, entre autres, aidé la migrations des habitants des bidonvilles vers Le Chaudron.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1815, une usine de sucre est construite au Chaudron[2].

Le quartier est né dans le cadre de la lutte contre les bidonvilles, en application notamment de la loi du [3] proposée par Michel Debré, alors député de la Réunion. En mai 1965, le député pose la première pierre du quartier[4].

L'histoire du quartier est marquée par les événements du Chaudron, qui au début des années 1990 ont participé à l'histoire de l'île tout entière, puisqu'ils ont momentanément donnés lieu à des initiatives de la métropole pour faire baisser le taux de chômage du département. Aujourd'hui, les initiatives en question sont bel et bien finies et le chômage reprend le dessus sur la population. Les politiques craignent donc une nouvelle rébellion de ce quartier : ils craignent le « réveil du Chaudron »[réf. nécessaire] ainsi que du reste de l'île.

Depuis, les actes de vandalisme et de dégradation sont fréquemment constatés.

Fin janvier 2014, les forces de l'ordre sont à nouveau opposées à des groupes de jeunes. La nuit a été marquée par des vols, des échanges de pierres et de gaz lacrymogènes, ainsi qu'une voiture brûlée[5]. Ces faits rappellent ceux de 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ZUS : Le Chaudron, Moufia, Cerf, Sainte Clotilde sur le site du ministère de la Ville (consulté le 25 février 2012)
  2. Guy Dupont, Saint-Denis de La Réunion : Ville tropicale en mutation, Condé-sur-Noireau, L'Harmattan, , 759 p. (ISBN 2-7384-715-3 (édité erroné), notice BnF no FRBNF35105250) p. 34
  3. Loi no64-1229 du 14 décembre 1964
  4. Jean-Michel Jauze, Villes et patrimoine à la Réunion, L'harmattan, , 302 p. (présentation en ligne), p. 252
  5. « Nuit de violences à La Réunion », sur liberation.fr, (consulté le 31 janvier 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]