Laurence Courto

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Laurence Courto
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Biographie
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Artiste contemporaineVoir et modifier les données sur Wikidata

Laurence Courto est une artiste contemporaine française. Elle travaille à Paris et Chambéry.

Biographie[modifier | modifier le code]

Laurence Courto grandit dans les cités ouvrières de Lorraine, puis s'installe à Paris en 1967[1].

Après avoir fréquenté l'École d’arts graphiques Clouet, et l'école Camondo, Laurence Courto poursuit sa formation à École nationale supérieure des beaux-arts (ENSBA) de Paris. Elle étudie l’histoire de l’art et d’archéologie à Paris X, tout en enseignant le dessin et la céramique. Diplômée en architecture de l'ENSBA en 1979[1] puis docteur en urbanisme et dynamique de l’espace IUP de Paris en 1984[1] sous Pierre Merlin et Françoise Choay, elle enseigne à Paris VIII, réalise de nombreux travaux sur l'espace urbain et les friches industrielles lorraines et champenoises et sur la mise en valeur du patrimoine industriel. Elle dirige une agence d'urbanisme à Paris puis à Nevers, et décide en 1990 de se consacrer à la peinture[2]. Elle entreprend des voyages dans le monde, installant des ateliers temporaires notamment à Trinidad à Cuba, au Cap-Vert, en Espagne et en Italie particulièrement à Naples. Elle étudie la calligraphie à Pékin et à Shanghai. Elle arrête son activité d'architecte pour se consacrer à la peinture.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Ses peintures s'inscrivent dans un style magdalénien pariétal[1], elle "tisse des liens avec les mémoires nomades[3] et mélange l'archaïque et le moderne[4]. Elle recouvre ses peintures de graffitis, de traces et de strates de lumière et de couleurs[5]. Ses coups de pinceau sont rupestres, primitifs, et retranscrivent un mouvement, une forme de sauvagerie soudaine derrière laquelle se cache une cohérence post-moderne[6]. Laurence Courto travaille à l'instant, dans l'imprévu et le désordre, pour ensuite passer à une étape de réflexion sur l'acte accompli, sa forme, sa signification[7].

Ses œuvres ont d'abord pour thème la temporalité et la mémoire. Marquée par l'enseignement de Gilles Deleuze, elle interroge l’histoire par transparence et par stratification. Yvan Cadenne, Conservateur du Musée de la Préhistoire de Solutré parle de " Réflexion profonde sur notre culture, de songe d'une mémoire". En 2007, elle s'oriente vers une peinture plus dépouillée dans la filiation des abstractions gestuelles de Jackson Pollock, de la question de la réalité du tableau de Jasper Johns et Susan Rothenberg et de l’écriture lyrique de Cy Twombly. André Liatard note dans le catalogue de l'exposition du Musée Faure qu'elle « renoue avec la fluidité des maîtres de l'abstraction lyrique et l’écriture en première intention ». Sa pratique de la calligraphie chinoise la pousse à exprimer une énergie contenue dans l'immanence du geste et dans la rapidité de l'action. Le critique Jean Paul Gavard-Perret écrit en 2008 dans "les frissons suspendus" de l'artiste qu'elle " s'interroge sur les conditions d'existence de la peinture, ses chances de survie mais aussi la porte à un point de quasi-rupture... "

Elle réalise aussi des livres d'artiste avec des extraits de poèmes calligraphiés.

"L’artiste interroge les matières comme les interlocuteurs privilégiés d’un geste qui dévoile et recouvre un univers dont elle met au jour la naissance, plutôt les renaissances. D'où sa prédilection pour les signes, les biffures, les traits allusifs jusqu’à la saisie d’une image, d’un tatouage qui fait sens."

—Lydia Harambourg avril 2011 

« L'œuvre reste intense dans la fragilité et la puissance qui ne se conquièrent qu’au fil des années et une fois que se retire le joug de la “ science ” apprise.  « L’épure » donne à la violence un velouté.  Demeurent à travers les jeux de lignes et de couleurs aussi brutaux que savamment orchestrés  des bruissements poétiques  de l’ordre de l’écharpe,  du secret, de l’envol immobile.  Ce n’est pas vraiment le lointain, ni l’intime. Mais les deux à la fois »

— Jean-Paul Gavard-Perret, 29 mai 2015

Expositions[modifier | modifier le code]

Depuis 2000, son travail est présenté dans des musées: Musée Jean-Jacques-Rousseau, Montmorency (2000), Musée de la Préhistoire de Solutré (2001), Musée Cesare Pavese, San Stefano Belbo (2002, Musée Sant’Anastasio, Asti (2003), Musée Faure Aix-les-Bains (2008), Musée de la voiture de la police d'État, Rome (2009), Musée savoisien (2011), MuMa Galata - Museo del mare Gènes (2013), Museo diocesano di Gubbio (2014)

Laurence Courto expose régulièrement en France, en Suisse, en Italie et en Allemagne, en galeries et dans des salons internationaux.

  • 2001 : galerie de Buci, Paris
  • 2009 : galerie Talbot, Paris[8]
  • 2012 : La Capitale Galerie, Paris[9]
  • 2014: galerie Mutabilisarte, Turin
  • 2015 : galerie Bianca Maria Rizzi&Mathias Ritter, Milan

Prix[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Fiche de présentation », sur Ladelarge.fr
  2. Matthieu Noli, Claude Francilion, « 10 artisans d'art à l'affiche », sur Lepoint.fr,
  3. Lydia Harambourg, La Gazette de l'Hôtel Drouot, 19 avril 1999
  4. La Stampa, 16 octobre 2003
  5. « Laurence Courto », sur Paris-art.com
  6. Jean-Paul Gavard-Perret, « Laurence Courto : Creux et Emergences », sur 24heures.ch,
  7. Jean-Paul Gavard-Perret, « Les hauts-fonds de Laurence Courto », sur Salon-litteraire.com
  8. Jean-Paul Gavard-Perret, « Laurence Courto : le groin perdu de l'imaginaire », sur Arts-up.info
  9. « Expositions : Laurence COURTO », sur Artistescontemporains.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]