Lari (peuple)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Lari

Populations significatives par région
Drapeau de la République du Congo République du Congo 1 200 000
Drapeau de l'Angola Angola 900 000
Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo 500 000
Population totale 2 600 000
Autres

Les Lari sont un groupe ethnolinguistique de la République du Congo.

L'urbanisation coloniale opérée par le colonisateur du Congo ayant placé sa capitale Brazzaville tout près des zones d'habitations des kongos, a vu plusieurs sous-groupes kongos se fondre et donner naissance à une identité alors nouvelle. Des Sundis, et autres se sont identifiés par l"usage du lari dès les années 1910. Aujourd'hui leur nombre est estimé à 1,2 million d'individus. Ils vivent dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire ainsi que dans la région du Pool où ils constituent la quasi-totalité de la population. Cette urbanité a permis un ancrage et un développement de la langue lari.

Langue[modifier | modifier le code]

Le lari est une langue qui appartient à la culture kongo et se veut être un kikongo parlé à Brazzaville. Le lari a toute de suite servi de relais à l'administration coloniale. Utilisé surtout par les instituteurs, les infirmiers, les administrateurs civils, les militaires ou policiers, bien que le commerce soit également une activité très prisée. Cette langue a permis le développement de la culture urbaine kongo tel que le goût certain pour les apparats mondains, la musique, l'artisanat ou encore et surtout la SAPE, culte chevronné de l'habillement de classe.

Politique[modifier | modifier le code]

L'identité Kongo/lari a beaucoup souffert ces dernières décennies de la résurgence des antagonismes ethniques en Afrique. En effet, si les premiers administrateurs congolais étaient issus de ce groupe, qui donna au Congo indépendant son premier président, Fulbert Youlou (le second étant aussi assimilable à un mukongo), le glissement de l'épicentre politique vers le nord du pays a marginalisé ce groupe. C'est en son sein que l'on dénombre le plus grand nombre de victimes des génocides et exactions politiques, des tribunaux punitifs de putschs réels ou imaginaires, jusqu'aux violences politiques orchestrées par les différents pouvoirs en place, notamment entre 1993 et 2000. Aujourd'hui s'il est toujours relativement majoritaire (1/5 à 1/4 de la population totale du pays), il est le moins représenté aux hautes fonctions civiles et militaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dia Nkuka Diamoneka, Subjectivité et interrelationnalité dans une société négro-africaine : lecture herméneutique du mukisi des Koongo-Lari, Université de Strasbourg 2, 1989 (Thèse)
  • Pascal Makambila, Croyances et pratiques magiques des Kongo-Lari de la République populaire du Congo, "Kindoki", Université de Bordeaux 2, 1976, 338 p. (Thèse)
  • Pascal Makambila, L'imaginaire dans la vie sociale des Kongo-Lari de la République du Congo des origines à nos jours, Université de Bordeaux 3, 1995 (Thèse)
  • Estelle Nkounkou-Hombessa, Le développement psycho-moteur du bébé Kongo-Lari : environnement culturel et aspects cognitifs, Université de Paris 5, 1988 (Thèse)

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Congo : Lari, Mbochi (enregistrements réunis et commentés par Charles Duvelle), Universal Division Mercury, Collection Prophet, vol. 18, 2000, 1 CD (55' 39") + 1 brochure (19 p.)