La Rotonde (presse écrite)

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Le Rotonde
Logo de La Rotonde

Pays Drapeau du Canada Canada
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Format Grand format
Genre Journal universitaire indépendant
Prix au numéro Gratuit
Diffusion 2 000 ex. (2014)
Fondateur Société étudiante de débats français de l'université d'Ottawa
Date de fondation
Ville d’édition Ottawa, Ontario

Propriétaire Les publications La Rotonde inc.
Rédacteur en chef Didier Pilon
Site web LaRotonde.ca

La Rotonde est le journal étudiant francophone et indépendant de l'université d'Ottawa. Comme son homologue anglophone le Fulcurm, il est publié de façon hebdomadaire lors des sessions scolaires d'automne et d'hiver.

Fondé en 1932 par la Société de débats français de l'Université d'Ottawa[1], et notamment par Marcel Ouimet, grand journaliste canadien et correspondant de guerre[2], alors étudiant, La Rotonde est le plus ancien journal francophone universitaire canadien à l’extérieur du Québec. La devise du journal est d'ailleurs « le porte-voix francophone ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation et débuts[modifier | modifier le code]

Le tout premier numéro de La Rotonde paraît le . Il s'agit du premier journal étudiant entièrement rédigé en français à l'Université d’Ottawa, car son prédécesseur, le V.A.R., publié de 1926 à 1928, était bilingue. La publication bi-mensuelle compte alors quatre pages et est payante; l'abonnement annuel coûte 50 sous.

Au cours de ses premières années, La Rotonde s'attarde surtout à couvrir les activités de la Société des débats français et des autres associations étudiantes, ainsi que les divers évènements organisés pour la communauté universitaire. Au niveau de sa ligne éditoriale, le journal s'intéresse également aux questions concernant la jeunesse catholique, et condamne vigoureusement le communisme et l'athéisme. La Rotonde est alors très respectueuse de l'ordre établi. En 1943, le journal est pris en charge par l'Association des étudiants de langue française.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, la jeunesse canadienne est profondément touchée par le conflit. En 1944, La Rotonde publie un tableau d'honneur recensant tous les noms des étudiants ayant participé à la guerre.

Années 1950 à 1960 : l'âge de la rébellion[modifier | modifier le code]

En 1952, La Rotonde fait publiquement appel à tous les journaux universitaires au Canada pour demander un renforcement du bilinguisme au sein de la Presse universitaire canadienne, ou Canadian University Press (CUP) en anglais.

Du fait de ses positions critiques, de nombreuses confrontations ont lieu entre le journal et l'administration de l'université d'Ottawa. Lors des assises de la Presse universitaire canadienne en 1956, La Rotonde est d'ailleurs proclamée le "journal le plus censuré du Canada".

Années 2000 : l'indépendance[modifier | modifier le code]

Sous la tutelle de la Fédération étudiante de l'université d'Ottawa (FÉUO) depuis les années 1950, La Rotonde entreprend de se désaffilier du syndicat étudiante en 2008, par souci pour la liberté, l'intégrité et la transparence de presse. Le 1er mai 2008, Les publications La Rotonde Inc. obtiennent officiellement leur indépendance de la FÉUO.

En 2011, La Rotonde fête son 80e anniversaire. En 2014, le journal rejoint la toute nouvelle association de journaux étudiants francophones née le 16 mars 2014, la Presse Étudiante Francophone (PrÉF)[3], et accueille le 28 mars 2015 la seconde conférence printanière de l'organisme, sur le thème Journalisme & Indépendance[4]. À ce jour, La Rotonde est le seul membre de la PrÉF qui n'est pas situé au Québec.

Formule éditoriale[modifier | modifier le code]

Les articles publiés dans La Rotonde sont repartis dans trois sections : Actualités, Arts et culture et Sports et bien-être. Les sections comportent généralement une chronique de la plume du chef de section. Chaque édition comporte également un éditorial, signé par le comité éditorial, ou par le rédacteur en chef lui-même. Des lettres d’opinions sont régulièrement publiées dans les dernières pages du journal, ainsi que des textes de création littéraire, dans la section Labyrinthes.

Selon les politiques que la publication s’est donnée, l’ensemble des textes publiés dans les pages de La Rotonde doit nécessairement être en français, ou dans le cas des publicités une version française du texte doit être disponible.

La publication n’a pas toujours été divisée en trois sections. Au début des années 1980 par exemple, le journal contenait un grand nombre de sections, intitulées : Campus, Politique étudiante, Société, Vos Droits, Livres, Arts et Spectacles, Loisir et Sports et Opinion.

Équipe actuelle[modifier | modifier le code]

Poste Nom
Rédacteur en chef Didier Pilon
Cheffes de pupitre Actualités Clémence Labasse & Frédérique Mazerolle
Cheffes de pupitre Arts et culture Marie-Pier Pernice & Myriam Bour­deau-Potvin
Chef de pupitre Sports Ghassen Athmni
Cheffe de pupitre Web Marine Dumas
Directeur de production Ghassen Athmni
Directrice artistique Florence Pinard Lefebvre
Secrétaire de rédaction Frédéric Lanouette
Journalistes Yasmine Mehdi / Boni Guy-Roland Kadio / Charlotte Côté
Photographe Gabrielle Pillat
Illustrateur Andrey Gosse
Vidéaste Antoine Simard-Legault
Correcteur Samuel Poulin

Anciens de La Rotonde[modifier | modifier le code]

Personnalités et journalistes[modifier | modifier le code]

Journaliste et grand reporter de guerre canadien. Après avoir écrit ses premiers textes à La Rotonde, journal étudiant qu'il a co-fondé, Ouimet rentre à la rédaction du Droit. En 1939, il est engagé comme annonceur bilingue pour Radio-Canada, et en 1941, devient le plus jeune chef du service de l’information. En 1943, Ouimet est envoyé couvrir la guerre outre-mer. À son retour, il est nommé à la direction du réseau français de Radio-Canada. Grand défenseur de la francophonie, il contribuera à agrandir les postes de langue française d'un océan à l'autre.
Directeur général du Grand Théâtre de Québec, professeur, critique, réalisateur à la radio et à la télévision, metteur en scène, comédien et Membre de l'Ordre national du Québec et du Canada. Durant ses études à l'Université d'Ottawa, il s'essaye rédacteur en chef et directeur à La Rotonde. Devenu critique dramatique, il s'en va de 1948 à 1950 être correspondant à Paris pour le journal Le Droit; puis correspondant canadien de la Radiodiffusion française à Paris de 1948 à 1950[5].
Journaliste canadien connu pour avoir contribué à dévoiler le scandale des commandites. Lors de ses années à La Rotonde, Leblanc révèle qu'un professeur aurait falsifié des évaluations d'étudiants, poussant incidemment l'homme à la retraite[6].
Journaliste, blogueur et animateur de télévision. Chroniqueur récurrent au journal La Presse, il anime également une émission de télévision hebdomadaire à Télé-Québec.

Ancien rédacteurs en chef[modifier | modifier le code]

  • Francis Plourde (2003-2004, Automne 2004)
  • Karyne Duplessis-Piché (Hiver 2005)
  • Gaétan-Philippe Beaulière (2005-2006)
  • Hamdi Souissi (2006-2007)
  • Wassim Garzouzi (2007-2008)
  • François-Olivier Dorais (Automne 2008)
  • Céline Basto (2008-2009)
  • Mathieu Gohier (Automne 2009)
  • Maxime Goulet (Hiver 2010)
  • Julie-Anne Lapointe (2010-2011)
  • Anaïs Elboujdaïni (2011-2012)
  • Vincent Rioux (2012-2013)
  • Ghassen Athmni et Léa Papineau Robichaud (2013-2014)
  • Marc-André Bonneau (2014-2015)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominic Boutin et Dave Weatherall, « Deux journaux, deux langues, une seule communauté étudiante », sur La Gazette de l'Université d'Ottawa,‎ .
  2. « Bourse Jacqueline-et-Marcel-Ouimet », sur Université d'Ottawa.
  3. (en) Erin Hudson, « The #keepCUPstrong/financial crisis FAQs », sur Canadian University Press.
  4. « Journalisme & Indépendance, une conférence organisée par la Rotonde et la PrÉF », sur Facebook.
  5. « Beaulne, Guy (fonds, P344) ».
  6. Patrick Lagacé, « MaChouette peut dormir tranquille », La Presse,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]