Daniel Leblanc

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Daniel Leblanc
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Daniel Leblanc (2009)
Nationalité Drapeau du Canada Canada
Profession
Journaliste et correspondant parlementaire pour The Globe and Mail
Autres activités
Formation
Maîtrise en sciences politiques

Daniel Leblanc est un journaliste québécois qui écrit pour le journal canadien anglophone The Globe and Mail. Il a notamment contribué à révéler le scandale des commandites.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lors de ses études à l'Université d'Ottawa, Leblanc montre déjà certaines dispositions pour le journalisme d'enquête en poussant à la retraite un professeur qui aurait falsifié ses évaluations par les étudiants[1]. Détenteur d'une maîtrise en sciences politiques de cette université, il devient pigiste pour Canadian Geographic, L'actualité et Franc-Vert. Il est ensuite journaliste pour le Ottawa Citizen. Il est journaliste et correspondant parlementaire pour le Globe and Mail depuis 1998.

Scandale des commandites[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Scandale des commandites.

À partir de 2000, Leblanc enquête sur les commandites à l'aide d'informations provenant d'une source travaillant vraisemblablement au sein du gouvernement fédéral canadien surnommée « MaChouette ». Leblanc échangeait avec elle exclusivement par courriel et ne l'a jamais rencontrée en personne durant l'enquête[2].

Leblanc sera félicité par le juge dans son rapport pour « son travail d'enquête exceptionnel »[3].

Menaces d’emprisonnement[modifier | modifier le code]

À la suite du scandale des commandites, lors d'une poursuite du gouvernement fédéral contre le groupe Polygone, l'avocat de la défense a obtenu du juge Jean-François de Grandpré de la Cour supérieure du Québec qu'il somme Leblanc de révéler, le , des informations sur MaChouette, sous peine possible d'emprisonnement[3],[4]. Cette décision a suscité de vives réactions dans le public et les médias canadiens. Une pétition électronique, intitulée Sauvons le journaliste Daniel Leblanc[5], fut créée.

En , la Cour suprême du Canada annonce qu'elle entendra la cause en octobre[6].

Le , la Cour suprême entend la cause[7].

L'avocat du Globe and Mail, William Brock, a plaidé que « la collecte d'informations découle du principe de liberté de la presse, et que le recours à des sources anonymes est un élément essentiel de la collecte d'informations »[7].

Le , la Cour suprême rend son jugement. Elle considère que le juge de la Cour supérieure n'avait pas suffisamment évalué la situation avant d'ordonner au témoin Daniel Leblanc de répondre aux questions qui pourraient avoir comme effet de lui faire dévoiler l'identité de sa source. En conséquence, la Cour suprême statue que la Cour supérieure devra réexaminer la question et rendre une nouvelle décision sur celle-ci après une application plus rigoureuse des principes en jeu[8],[9]. Elle précise que la Cour supérieure du Québec a commis une erreur en exigeant au journaliste de dévoiler l'identité de « MaChouette » selon le test de Wigmore.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Lagacé, « MaChouette peut dormir tranquille », La Presse,‎ (lire en ligne).
  2. Alec Castonguay, « Un an avant l'enquête sur les commandites - L'argentier du PLC-Q dans la mire policière dès 2001 », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  3. a et b Yves Boisvert, « La déconstruction de Gomery », La Presse,‎ (lire en ligne).
  4. Guy A. Lepage, « Entrevue à Tout le monde en parle », sur Radio-Canada.ca, (consulté le 22 février 2009).
  5. Sauvons le journaliste Daniel Leblanc.
  6. Malorie Beauchemin, « La Cour suprême entendra la cause de Daniel Leblanc », La Presse, (consulté le 21 octobre 2009)
  7. a et b Radio-Canada.ca, « La protection des sources en Cour suprême », sur http://www.radio-canada.ca, Société Radio-Canada (consulté le 21 octobre 2009)
  8. Globe and Mail c. Canada (Procureur général), 2010 CSC 41 - Décision de la Cour suprême rendue le octobre 2010. Page consultée le 22 octobre 2010.
  9. « Daniel Leblanc n'a pas à identifier MaChouette », sur Radio-Canada (consulté le 22 octobre 2010)