La Madone des Harpies

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Madone des Harpies
Andrea del Sarto 003.jpg
Artiste
Date
1517
Type
Technique
huile sur bois
Dimensions (H × L)
178 × 207 cm
Mouvement
Collection
Musée des Offices (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Piédestal, inscription et locustes.

La Madone des Harpies (Madonna delle Arpie) ou La Vierge des Harpies est une peinture religieuse d'Andrea del Sarto exécutée en 1517, exposée au musée de la galerie des Offices à Florence, en Toscane (Italie).

Historique[modifier | modifier le code]

Ce tableau est une huile sur bois, un retable commandé en 1515 par les religieuses du couvent San Francesco de Macci à Florence, qui doit comporter la Madone entourée de deux anges, accompagnée de Saint François et Saint Bonaventure.

En réalité, l'oeuvre comporte Saint François et saint Jean l'Évangéliste, et est livré en 1517, comme l'atteste l'inscription sur le tableau.

Ce tableau est considéré comme le chef-d'œuvre du peintre.

Il est ensuite acquis par le Grand-prince Ferdinand III de Médicis pour ses collections personnelles, qui offre aux sœurs du couvent une copie faite par Francesco Petrucci, mais également l'embellissement, et la restauration de toute la décoration de leur église par Foggini.

Cette oeuvre est aujourd'hui conservée et exposée aux Musée des Offices de Florence.

Composition[modifier | modifier le code]

La Vierge à l'Enfant, qui tient un livre, prend place sur un piédestal octogonal décoré de sculptures et d'inscriptions.

Le tableau doit son nom aux créatures fantastiques qui décorent le socle sur lequel est placée la Vierge.

La Vierge qui tient l'Enfant Jésus dans ses bras (Madone) surplombe les autres personnages du tableau qui l'entourent :

  • à sa droite, Saint François tenant un crucifix et à sa gauche, Saint Jean l'Évangéliste, tenant un livre ouvert.
  • à ses pieds, deux anges tiennent les plis de sa robe rouge et de sa cape bleue.

Des signatures figurent sur le piédestal :

  • en haut « AÑD.SÃR.FLÕ.FÃB »
  • au-dessous, « AD SUMMU[M] / REG[I]NA TRO / NU[M] DEFER / TUR IN AL / TUM / MDXVII »

Analyse[modifier | modifier le code]

Les poses des deux saints sur les côtés évoquent deux parenthèses inversées, l'un dans la sobriété de la robe de bure, l'autre dans un manteau rouge, symbolisant l'ambiguïté du classicisme florentin entre dévotion et maniérisme naissant.

Le piédestal comporte des figures sculptées, des locustes (corps d'insecte au buste de femmes avec des ailes comme la locuste, une sauterelle), et non des harpies (aigles à tête de femme) comme l'écrivait Vasari.

Ces locustes, des criquets migrateurs, sont-elles une référence à une des plaies d'Égypte ? Ou à des divinités païennes de la mythologie antique que la religion chrétienne incarnée par la Vierge en gloire qui surmonterait et dominerait ces figures monstrueuses, diaboliques ? Ou sont-ce les sauterelles mentionnées dans le Livre des Révélations de Jean ?

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fred Berence, La Madone des Harpies, Éditions Edouard Aubanel (Coll. Nouvelle collection française), .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

  • Giorgio Vasari cite le tableau et définit comme des harpies les figures du piédestal.

Liens externes[modifier | modifier le code]