Léonard Vincent

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Léonard Vincent
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Léonard Vincent, né le , est un journaliste et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de philosophie, notamment sous l'autorité de Robert Misrahi à la Sorbonne, puis un passage par l'écriture de théâtre, il commence une carrière de journaliste à TF1 en 1999, recruté par Anne Sinclair. Il a été le responsable du bureau Afrique (2004-2008), puis le directeur de l'Information (2008-2009) de l'association de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières.

Il s'est ensuite particulièrement tourné vers l'Afrique de l'Est, et particulièrement vers l'Érythrée et les questions migratoires, comme journaliste indépendant. Il a ensuite été le correspondant de Radio France internationale (RFI)[1] et des chaînes de Radio France (France Inter, France Culture, France Info) au Maroc de 2013 à 2014.

Revenu en France, il est nommé rédacteur en chef adjoint du service Afrique de RFI, puis a fait partie, début 2018, de l'équipe de la première saison du Média. Il est aujourd'hui reporter au service Afrique de RFI.

Il est l'auteur d'un récit et de plusieurs romans.

Livres[modifier | modifier le code]

Les Erythréens[modifier | modifier le code]

En janvier 2012 est paru son premier livre, le récit de trois années d'enquête et de voyages, intitulé Les Erythréens. L'ouvrage a été publié dans la nouvelle collection Littérature française des éditions Rivages[2]. Le livre est reparu en janvier 2016 dans la collection Rivages Poche.

Sur le même sujet, il est le producteur du documentaire Biniam, la voix de la liberté[3], diffusé par l'émission "Sur les Docks" de France Culture, mais aussi l'auteur de nombreux articles et reportages sur l’Érythrée et ceux dont il dit qu'ils "ne sont pas des migrants, mais des évadés"[4] pour RFI.

Athènes ne donne rien[modifier | modifier le code]

En janvier 2014, après plusieurs séjours dans la Grèce frappé par la crise, il a publié son premier roman, intitulé Athènes ne donne rien [5] aux Éditions des Équateurs.

Ce roman à la fois austère et onirique évoque l'errance d'un Français déclassé, Maxime Bernard, dans la capitale grecque en état de ruine sociale, après avoir assisté par hasard au suicide d'un retraité. Le quotidien Le Temps a décrit le livre comme "le premier roman d'un témoin du monde moderne", lieu d'un "mouvement de perte et de retrouvailles avec soi, dans la contemplation d’Athènes qui continue de resplendir dans les failles de la crise" et où se niche "le cœur palpitant de ce roman attachant et fort de son actualité"[6].

Shiftas[modifier | modifier le code]

Les Éditions des Équateurs publient ensuite en mars 2019 son troisième livre et deuxième roman, intitulé Shiftas[7], un thriller politique et burlesque, sur la "cavale de trois pieds-nickelés, sur fond de déménagement perpétuel du monde", avec "des allures de farce tragique", comme le précise son éditeur[8].

Dans Le Monde, la journaliste Zoé Courtois écrit que "Léonard Vincent trouve ici un équilibre réussi entre les deux tentations de son écriture[9]", tandis que RFI affirme que "l’intrigue centrale de la course au trésor de moudjahidines à travers l’enfer de la Somalie emporte la conviction. Le lecteur est porté par la dynamique de l’action et la cohérence des personnages. Loin d’être manichéens, ces derniers sont habités par leur quête et leurs contradictions, par leur passé qui détermine leur présent et l’avenir qu’ils voient se dessiner en creux de leur course-poursuite à tombeau ouvert."[10]

Les Hommes du ministère[modifier | modifier le code]

Ce roman, publié par les éditions Anamosa en octobre 2019, est présenté par l'auteur dans le prologue du livre comme l'assemblage "des rêveries sur les conversations que nous avons eues, les hommes du ministère et moi", est conçu comme une suite romanesque du récit Les Erythréens, paru en 2012.

Écrit durant une période d'exil, il est "composé d’une cuisine savante de confessions recueillies inutilement pendant des années, auprès d’exilés érythréens qui avaient fini par avoir confiance en moi, alors que j’avais déjà fait paraître mon livre et que je n’en finissais plus d’être empêtré dans leurs histoires", selon la présentation qu'en a fait Léonard Vincent sur son blog "En aparté".

Le Nouveau Magazine littéraire évoque à son sujet un "récit saisissant de réalisme psychologique"[2].

Famille[modifier | modifier le code]

Léonard Vincent est le fils du compositeur de musique Roland Vincent et de la comédienne Claudine Vincent.

Il est également le frère de la comédienne et chanteuse Séverine Vincent.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.rfi.fr/auteur/leonard-vincent
  2. http://www.payot-rivages.net/livre_Les-Erythreens-Leonard-Vincent_ean13_9782743622930.html
  3. http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-liberte-%E2%80%93-egalite-44-%C2%AB-erythree-biniam-la-voix-de-la-liberte-%C2%BB-2013-05-23
  4. « On n’a rien à perdre quand on a 17 ans en Erythrée », sur Libération.fr (consulté le 4 mars 2016)
  5. [1]
  6. Eléonore Sulser, « La dérive d'un chômeur dans Athènes en crise », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  7. https://editionsdesequateurs.fr/enLibrairie/oo/Shiftas
  8. « Éditions des Équateurs / Auteurs / V / Shiftas », sur editionsdesequateurs.fr (consulté le 4 septembre 2019)
  9. « Anne Parian, Curzio Malaparte, Vita Sackville-West, Martin Heidegger, Léonard Vincent… Les brèves critiques du « Monde des livres » », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne, consulté le 4 septembre 2019)
  10. « «Shiftas», le nouveau roman de Léonard Vincent », sur http://www.rfi.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]