Léon Maître

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Léon Maître
Portrait LeonMaitre.jpg
Léon Maître en 1912.
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
NantesVoir et modifier les données sur Wikidata
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Léon Maître, né le à Troyes et mort le à Nantes, est un archiviste et historien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève du petit séminaire de Notre-Dame-des-Champs durant trois ans[1], il réussit le concours[1] d'entrée à l'École impériale des chartes à Paris[2], où il obtient le diplôme d'archiviste paléographe[3] avec une thèse intitulée Écoles épiscopales et monastiques de l'Occident depuis Charlemagne[1].

À sa sortie de l'École des chartes en 1865, il est nommé archiviste départemental de la Mayenne, puis en 1869 de la Loire-Inférieure. Il prend sa retraite d'archiviste en 1910, à l'âge de 70 ans[1]. Selon plusieurs sources[2],[3],[4] il est mort le 10 août 1926, mais dans le registre du cimetière La Bouteillerie où il est enterré le 17 août 1926, sa date de décès est le 14 août, ce que confirme l'extrait des actes de décès de Nantes figurant dans son dossier de Légion d'honneur[5]. Il est indiqué qu'il est « archiviste honoraire », et qu'il réside alors au numéro 342 de la place des Enfants-Nantais[6].

Il est élu président de la société académique de Nantes en 1881[2]. Il est également membre non-résident du Comité des travaux historiques et scientifiques entre 1886 et 1914[3]. Entre 1896 et 1901 il conduit les recherches archéologiques dans l'abbatiale de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu[7]. En 1921, il est fait chevalier de la Légion d'honneur[1].

Très marquées par l'approche méthodologique de Bizeul[8], ses recherches archéologiques tombèrent dans l'oubli faute de réédition. Mais ses contemporains ont souligné l'ampleur de sa production scientifique dans le domaine de l'archéologie antique et médiévale de la Loire-Inférieure[9].

Hommages[modifier | modifier le code]

Une rue de Nantes à la pointe est de l'île Feydeau porte son nom.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Source : catalogue de la Bibliothèque nationale de France[10].

  • Histoire administrative des anciens hôpitaux de Nantes, Nantes, Veuve Camille Mellinet, 1875, 390 p.
  • Dictionnaire topographique du département de la Mayenne, comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Société de l'industrie de la Mayenne, 1878, 356 p.
  • La Station romaine de Mauves, Paris, Imprimerie nationale, 1886, extrait du Bulletin archéologique du comité des travaux historiques et scientifiques, no 3 de 1886.
  • L'ancienne Baronnie de La Roche-Bernard, Nantes, E. Grimaud, 1893.
  • Les Chatelliers paroissiaux en Bretagne, Vannes, Lafolye, 1894.
  • Côtes bretonnes et vendéennes de la Vilaine à Olonne. Guide du baigneur, Nantes, Imprimerie moderne, 1895.
  • L’Église de Saint-Philbert est-elle carolingienne ou de l'époque romane ?, 1901, 9 p.
  • Géographie de la Loire-Inférieure, Nantes, T. Veloppé, 1902, 224 p.
  • Dictionnaire des lieux habités de la Loire-Inférieure... comprenant les communes, villages, hameaux, châteaux, fermesse, écarts, Nantes, Archives départementales, 1909, 176 p.
  • Les Hypogées et les cryptes des églises du Poitou antérieures à l'an mille, Niort, Clouzot, 1909, 76 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Émile Gabory, « Léon Maître », Bibliothèque de l'école des chartes, vol. 87, no 87,‎ , p. 437-439 (lire en ligne)
  2. a, b et c Le Nail 2010, p. 274
  3. a, b et c « Maître Léon Auguste », sur le site du comité des travaux historiques et scientifiques (consulté le 21 octobre 2011)
  4. « Notice sur Léon Maître », sur le site de la Bibliothèque nationale de France (consulté le 21 octobre 2011)
  5. Conservé aux Archives nationales à Fontainebleau (LH/1700/3) et consultable en ligne dans la base Léonore.
  6. « Maître Léon - 1926 - Bouteillerie », sur Archinoe - Archives municipales de Nantes (consulté le 21 octobre 2011)
  7. Léon Maître, Une Église carolingienne à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Caen, Henri Delesques, , 41 p. (lire en ligne)
  8. « Emule et digne successeur de M. Bizeul, le premier initiateur de nos anciennes voies romaines,...» Alain de Botmelas, « Les villes disparues de la Loire-Inférieure, Compte-rendu », sur Gallica, . Lui-même dédicacera à la mémoire de Bizeul l'opus consacré à Blain de cet ensemble, se qualifiant de « son continuateur reconnaissant ».
  9. Voir la liste des écrits archéologiques de L. Maître dans l'article Martial Monteil, « Léon Maître (1840-1926), archiviste, historien et archéologue de Loire-Inférieure », 33 p., Revue Historique de l’Ouest, vii, p. 28-33.
  10. « Catalogue de la BnF », sur site de la Bibliothèque nationale de France (consulté le 20 octobre 2011)