Kóstas Takhtsís

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Kóstas Takhtsís (en grec : Κώστας Ταχτσής, né le à Thessalonique et mort le à Athènes) est un écrivain grec du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Kóstas Takhtsís, Grigórios, et sa mère Élli étaient originaires de la Roumélie orientale, une région de Thrace appartenant aujourd'hui à la Bulgarie. À l’âge de sept ans, après la séparation de ses parents, le jeune Kóstas est envoyé à Athènes pour y vivre chez sa grand-mère. À la fin de ses études secondaires, il s’inscrit à la faculté de droit d’Athènes, mais ne terminera jamais ses études.

En 1947 il est appelé au service militaire, et en 1951 il est engagé comme assistant du directeur américain du projet de barrage de Louros. Du début de 1954 à 1964, il voyage et séjourne dans divers pays d’Europe occidentale, en Afrique, en Australie et aux États-Unis, exerçant divers métiers, de marin à directeur adjoint de la cuisine d’un restaurant. À son retour en Grèce, il s’efforce de subsister comme guide touristique, traducteur et finalement comme écrivain professionnel. Pendant la période de la dictature des colonels (1967-1974), il se heurte plusieurs fois aux autorités policières. Homosexuel assumé, il luttera pour faire reconnaître les droits des homosexuels, dénonçant la répression et la marginalisation dont ils font l'objet.

Le 27 août 1988, il est découvert par sa sœur, assassiné à son domicile de Kolono. Ce crime n’a jamais été élucidé. L’autopsie a seulement montré que la mort était survenue par étranglement dans les deux jours précédents.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Takhtsís est apparu dans la littérature grecque au début des années 1950 avec ses recueils de poèmes : « Dix poèmes », « Petits Poèmes » et « Vers la douzième heure », qu’il a ensuite désavoués. Deux autres recueils ont suivi : « La Symphonie du Brésilien » et (1954) et « Le Café Byzantium » (1956).

Malgré de grandes difficultés, il fait paraître en 1962 son roman « Le troisième anneau », qui l’a consacré par la suite comme l’un des meilleurs prosateurs de sa génération. Avec Nanos Valaoritis et d’autres, il fait partie de l’équipe rédactionnelle du magazine littéraire d’avant-garde Pali (1964–1967). En 1972 il publie le recueil de nouvelles « La petite monnaie », et en 1979 une série de récits autobiographiques sous le titre de « Ma grand-mère Athènes ».

« Le troisième anneau » a paru aux éditions Gallimard en 1967 dans une traduction de Jacques Lacarrière. D’autres ouvrages parus après la mort de Takhtsís n’ont pas encore été traduits en français.

Kóstas Takhtsís a également traduit en grec moderne des textes grecs anciens (dont plusieurs comédies d’Aristophane) et des œuvres de littérature étrangère.