Judith Leyster

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Judith Leyster
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signature de Judith Leyster
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Judith Jans Leyster ou Leijster, née le 28 juillet 1609 à Haarlem et morte le 10 février 1660 à Heemstede, est une peintre néerlandaise.

Judith Leyster s’est exprimée dans une variété de sujets tels que les sujets de genre, les portraits et les natures mortes. Elle a particulièrement innové dans le domaine des scènes domestiques avec ses scènes paisibles de femmes à la maison, dont le thème ne deviendra populaire en Hollande que dans les années 1650. Beaucoup de ses autres réalisations sont de nature semblable à celles de plusieurs de ses contemporains comme Hals, ter Brugghen, van Honthorst, Steen et les caravagistes d’Utrecht. De telles peintures de genre, généralement de tavernes et d’autres scènes de divertissement, ont satisfait le goût et les intérêts d’une partie croissante de la bourgeoisie néerlandaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la huitième enfant du brasseur Jan Willemsz et sa femme Trein Jaspersdr qui en auront neuf.

Le , Judith se marie avec le peintre Jan Miense Molenaer, a trois enfants, et met fin à sa carrière de peintre pour s'occuper de sa famille.

En 1659 elle tombe malade et meurt en février 1660.

Leyster et Hals[modifier | modifier le code]

La Joyeuse Compagnie, 1630, musée du Louvre.

Quoique estimée à son époque, Leyster tombe dans l'oubli après sa mort. Elle est redécouverte en 1893, lorsqu'il apparaît qu'elle est en réalité l'auteur d'une peinture célèbre, La Joyeuse Compagnie, attribuée jusqu'alors à Frans Hals[1]. Cette confusion (ou tromperie) survient après la mort de Leyster, lorsque Sir Luke Schaub acquiert en 1758 The Jolly Companions, attribué à Hals. Après plusieurs reventes, le tableau est acquis en 1892 par Asher Wertheimer, marchand d'art à Bond Street à Londres[2], qui y voit une des plus belles œuvres de Hals. Sir John Millars confirme l'authenticité et la valeur de l’œuvre. Wertheimer la vend alors 4 500 £ à une société qui la revend comme un tableau de Hals au baron Schlichting à Paris.

C'est en 1893 que le musée du Louvre retrouve le monogramme de Leyster sous la signature de Hals. Cette découverte entraîne une action judiciaire du baron Schlichting contre la société vendeuse, laquelle se retourne contre le marchand d'art Wertheimer. L'affaire est jugée le , et la vente annulée, sans que soit prise en considération la valeur intrinsèque de l’œuvre de Leyster.

Le joyeux buveur (1629)

En 1893, Cornelis Hofstede de Groot est le premier à écrire un article sur Leyster. Les historiens d'art ne la considèrent alors que comme une imitatrice de Franz Hals. En réalité, Judith Leyster était à la tête d’un atelier prospère, entourée de plusieurs assistants afin de satisfaire de nombreuses commandes. En 1635, elle avait trois élèves, ce qui prouve qu'elle était respectée en tant qu'artiste[3]. Comme Hals, elle faisait partie de la corporation des peintres de sa ville depuis 1633. Les chercheurs lui ont réattribué une vingtaine de tableaux parmi les œuvres attribuées auparavant à Frans Hals, comme par exemple le Jolly Toper (en français Le joyeux buveur), acheté par le Riksmuseum en 1898, réattribué à Judith Leyster en 1927[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Jeune joueur de flûte
  • La partie de Trictrac (v. 1630), huile sur bois, 41 × 31 cm, Worcester Art Museum, Massachusetts.
  • La proposition (v. 1631), huile sur bois, 30,9 × 24,2 cm, Mauritshuis, La Haye.
  • Le tour de cartes, huile sur bois, 54 × 43,5 cm, Musée des beaux-arts, Rouen.
  • Le Joueur de flûte (v. 1635)
  • La Joyeuse Compagnie, (anciennement attribué à Frans Hals) 1629, huile sur toile, 68 x 55 cm, Musée du Louvre[1], Paris

Notes et Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Judith Leyster, La joyeuse compagnie », sur Musée du Louvre,
  2. (en) « Judith Leyster », sur RKD – Netherlands Institute for Art History (consulté le 28 février 2019)
  3. (en) Germaine Greer, The Obstacle Race: The Fortunes of Women Painters and Their Work, Tauris Parke (London), (ISBN 1860646778, books.google.fr/books?id=qnBu6eUvx18C&pg=PA136), p 136
  4. (en) Arlene Raven, Feminist Art Criticism: An Anthology, Routledge, (ISBN 9780064302166, lire en ligne), p 277

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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