Juana Bormann

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Juana Bormann
Description de cette image, également commentée ci-après
Juana Bormann en captivité.
Alias
Wiesel ou « la dame aux chiens »
Naissance
Birkenfeld (Prusse-Orientale)
Décès (à 52 ans)
Hameln (Basse-Saxe)
Nationalité Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Pays de résidence Allemagne
Profession
Cuisinière puis
Flag of the Schutzstaffel.svg Aufseherin
Activité principale
Gardienne de camp de concentration

Compléments

Jugée, condamnée à mort comme criminelle de guerre et pendue à Hameln

Juana Bormann, ou Johana Borman (), était une gardienne de camp de concentration qui a sévi dans divers sites nazis. Elle fut exécutée comme criminelle de guerre à Hamelin après un procès tenu en 1945 à Lunebourg.

Biographie[modifier | modifier le code]

Juana est née à Birkenfeld en Prusse-Orientale en octobre 1893. Elle était apparemment très pieuse. Elle prit un travail au camp de Lichtenburg comme employée civile le 1er mars 1938 et travailla, au début, dans les cuisines. Avec le reste du personnel et des détenus, elle fut transfèrée au camp de concentration de Ravensbrück à son ouverture en mai 1939.

Carrière[modifier | modifier le code]

À son procès, Bormann déclara qu'elle avait rejoint les auxiliaires SS en 1938 « pour gagner de l'argent ». Elle a servi en premier dans le camp de concentration de Lichtenburg (Saxe) sous l'autorité de la OberAufseherin Jane Bernigau avec 49 autres femmes SS.

En 1939, elle fut affectée à la supervision d'une équipe de travail du nouveau camp de concentration de Ravensbrück de femmes, près de Berlin. En mars 1942, Borman était dans un groupe de femmes choisies comme gardiennes pour le camp de concentration d'Auschwitz, en Pologne. De petite taille, elle était connue pour sa cruauté. Ses victimes l'appelaient "Wiesel" (Belette en allemand) et "la femme aux chiens"[1]. En octobre 1942, Bormann fut promue Aufseherin à Auschwitz-Birkenau. Ses chefs inclurent Maria Mandel, Margot Drexler (Drechsel, Dreschel) et Irma Grese. Puis elle fut mutée à Budy (un sous-camp) où elle continua d'exercer ses sévices sur les prisonniers.

En 1944, comme les pertes territoriales allemandes augmentaient, Bormann fut transférée au camp auxiliaire de Hidenburg (actuellement Zabrze, Pologne), en Silésie. En janvier 1945, elle retourne à Ravenbrück. En mars, elle arrive à son dernier poste, le Camp de concentration de Bergen-Belsen, près de Celle, où elle sert sous les ordres de Joseph Kramer, Irma Grese et Elisabeth Volkenrath (des anciens de Birkenau avec elle).

Arrestation et procès[modifier | modifier le code]

Le , l'Armée britannique prend Bergen-Belsen, trouvant 10 000 cadavres et 60 000 survivants. Les libérateurs obligent tout le personnel SS à transporter les morts.

Bormann est ensuite incarcérée et interrogée par les militaires. Elle est ensuite déférée et jugée au procès de Belsen (Lunebourg) qui dure du 17 septembre au 17 novembre 1945. La cour entend les témoignages sur les crimes qu'elle avait commis à Auschwitz et Belsen, parfois en lâchant les « gros mauvais chiens-loups » (chiens de berger allemands) sur des prisonniers sans défense.

Elle est déclarée coupable et condamnée à mort par pendaison[2].

Elle est pendue (avec Grese et Volkenrath) le 13 décembre 1945[1]. Son exécuteur, Albert Pierrepoint, écrira plus tard :

« Elle descendait le corridor, l'air vieillie et hagarde. Elle déclara avoir 42 ans (elle en avait 52), sa stature était de 5 pieds[3]. Elle tremblait lorsqu'elle mit le pied sur l'échafaud. En allemand, elle dit “J'ai mes pensées”[4]. »

Autres condamnées à l'ouest[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bormann on Capitalpunishmentuk.org
  2. "Tode durch den strang"
  3. 1m52
  4. (en) Albert Pierrepoint, Executioner, Harrap, (ISBN 0-245-52070-8)