Joseph Ramey de Sugny

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Officier général francais 2 etoiles.svg Joseph Ramey de Sugny
Naissance
Paris
Décès
Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Ensign of France.svg Marine nationale
Grade Contre-amiral
Années de service 1873
Autres fonctions Attaché naval à Berlin
Major général de la Marine à Toulon
Chef d'état-major du 5e arrondissement maritime

Marie Gabriel Joseph de Ramey, comte de Sugny, né à Paris le et mort au Paris le , est un contre-amiral français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le neveu de Francisque-Joseph Ramey de Sugny et le petit-fils de Charles Le Bègue de Germiny. Il épousa la fille du comte Léon de Montaigne de Poncins, puis de Léopold Renouard.

Élève au Prytanée militaire et à l'École navale, il est nommé aspirant de 2e classe en et embarque sur la frégate Renomée. Aspirant de 1er classe en 1876, il est attaché à la majorité sur le croiseur Thémis (division navale de l'Atlantique Sud).

Promu enseigne de vaisseau en , il est nommé adjoint aux montres du port de Brest.

Il est chargé en second de l'instruction des aspirants sur la frégate-école la Résolue et collabore à la rédaction du Carnet de l'officier de marine. Il est envoyé au Dépôt des cartes et plans de la Marine pour y rédiger ses travaux.

Lieutenant de vaisseau en , il sert sur le croiseur Infernet dans la division navale de l'Atlantique comme adjudant de division sous les ordres du capitaine de vaisseau de Cuverville. Il recueille des informations dans le domaine de l'astronomie et de l'hydrographie. Il passe officier de manœuvre et officier des montres sur le croiseur Clorinde (division navale de Terre-Neuve), puis il suivra le capitaine de vaisseau Humann sur le croiseur La Clochetterie en 1888. Ses travaux hydrographiques lui valurent d'être attaché au Service hydrographique.

Officier d'ordonnance du ministre de la marine en et attaché à la 2e section de l'État-major général de la Marine, il représente le ministre au Congrès international de météorologie qui se tient à Paris à l'occasion de l'Exposition universelle.

En 1891, il est nommé au commandement de l'aviso Actif, puis de l'aviso torpilleur Couleuvrine (station locale d'Algérie).

Il est nommé aide de camp de l'amiral Sallandrouze de Lamornaix sur le croiseur Naïade.

Attaché à la 1re section de l'État-major général, il passe aide de camp du Chef d'état-major de la marine, l'amiral Edgar Humann, puis l'amiral amiral Sallandrouze de Lamornaix, et passa capitaine de frégate en 1896.

Il est nommé second de l'École de canonnage au port militaire de Toulon. Il est chargé des essais du Mytho.

Nommé commandant du croiseur cuirassé D'Estrées en .

Attaché naval à Berlin en , il tient de très bons rapports avec les services maritimes et d'excellentes relations avec l'Empereur Guillaume II d'Allemagne, et conserva son poste jusqu'en . Il est promu capitaine de vaisseau en .

Il prend successivement le commandement du croiseur cuirassé Léon-Gambetta dans l'escadre du Nord en , du croiseur cuirassé Jeanne d'Arc dans l'escadre de la Méditerranée en , avec lequel il prit part à la campagne du Maroc, du croiseur cuirassé Gloire en , puis du cuirassé Suffren en .

Promu contre-amiral en , il est nommé major général de la Marine à Toulon, chef d'état-major du 5e arrondissement maritime et commandant du front de mer à Toulon.

Il prend le commandement de la 2e division de la 3e escadre de la 1e armée navale en . Il prend le commandement de la 1e armée navale et les patrouilles de l'Adriatique au début de la guerre.

En 1915, il intègre le Comité technique, la Commission supérieure de l'établissement des invalides de la Marine et de la Commission chargé d'élaborer le règlement d'administration publique relatif aux emplois à réserver aux mutilés de la guerre. Il est admis dans la 2e section du cadre de l'État-major général de l'armée navale en .

Publications[modifier | modifier le code]

  • « Éléments de météorologique nautique » (1890)
  • « Instructions nautiques sur la côte septentrionale du Maroc et la côte d'Algérie, d'après les anciennes instructions nautiques sur le Maroc et l'Algérie » (1893)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Geneviève Salkin-Laparra, « Marins et diplomates : les attachés navals, 1860-1914 », SHM, Vincennes, 1990.
  • Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Paris, éditions Tallandier, , 573 p. (ISBN 2-84734-008-4), p. 492-493

Liens externes[modifier | modifier le code]