Johannes Vares

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Johannes Vares
Johannes ja Emilie Barbarus 1931.jpg

Vares et sa femme en 1931

Fonction
Parlementaire du Soviet suprême de l'Union soviétique (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 56 ans)
TallinnVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Lieu de travail
Activités
Autres informations
Distinctions
Ordre de Sainte-Anne de quatrième classe (d)
Ordre de saint Stanislas, 3e classe (d)
Ordre de LénineVoir et modifier les données sur Wikidata

Johannes Vares (né le 31 décembre 1891 - 29 novembre 1946), également connu sous le nom de plume Johannes Vares Barbarus est un poète, médecin et homme politique estonien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vares naît dans le village de Heimtali, situé aujourd'hui dans la paroisse de Paistu, région de Viljandi en Estonie et il étudie au lycée de Pärnu. Il fait ensuite des études de médecine à l'université de Kiev en Ukraine. Vares est mobilisé durant la Première Guerre mondiale et sert comme médecin militaire avant d'occuper le même poste durant la guerre d'indépendance de l'Estonie (1918-1920). Il refuse la croix de la Liberté qui lui est décernée pour sa participation dans ce dernier conflit.

Vares exerce par la suite comme médecin à Pärnu et devient un poète célèbre et engagé sous l'étiquette socialiste radical. Il est alors connu sous le nom de plume de Johannes Barbarus. Lorsque l'Armée rouge envahit la république d'Estonie en juin 1940, Vares est nommé, à la stupéfaction de tous ceux qui le connaissent, premier ministre du gouvernement fantoche installé par les occupants jusqu'en août 1940. Il devient ensuite membre du comité central du Parti communiste d'Estonie le 12 septembre 1940.

À la suite de l'invasion de l'Estonie par l'Allemagne en 1941, Vares s'enfuit en Union soviétique où il vit en exil de 1941 à 1944 jusqu'à la reconquête de l'Estonie par les russes. Après son retour en Estonie, Vares fait l'objet d'une enquête de la police politique soviétique NKVD sur ses activités au cours de la guerre d'indépendance de l'Estonie. Il se suicide à Tallinn en novembre 1946[1].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (et) JÜRI LIIM, « Kuklalasuga “enesetapp” – mõrvatud Järvamaa praosti Harald Meri materjalid », Kultuur ja Elu,‎ (consulté le 17 octobre 2016)