Jeux d'été

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Jeux d'été (film, 2011).

Jeux d'été (Sommarlek) est un film suédois réalisé par Ingmar Bergman, sorti en 1951.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Marie, danseuse à l'Opéra de Stockholm, profite de l'ajournement imprévu des répétitions du Lac des cygnes pour s'embarquer vers une petite île proche de la capitale. Là, dans une cabane au bord de l'eau, elle s'abandonne à ses souvenirs et revoit Henrik, un jeune étudiant très épris d'elle. Dans la belle lumière de l'été suédois, elle revoit leurs jeux amoureux. Vers la fin des vacances, Henrik meurt en plongeant entre les rochers. Brisée par sa disparition, Marie trouve un illusoire réconfort auprès de son oncle Erland.

Après ce pèlerinage, Marie revient à l'Opéra et s'apprête à entrer en scène. Elle se maquille devant le miroir de sa loge. Les années l'ont durci. Le maître de ballet lui expose alors les grands traits de sa philosophie : il ne faut pas vivre avec ses souvenirs, il faut savoir profiter de l'instant présent, aimer.

David, un journaliste très amoureux de Marie, déjoue la vigilance du concierge et parvient à la rejoindre dans sa loge. Soudain Marie comprend qu'elle ne peut pas éternellement vivre dans le passé. En acceptant de partager l'amour de David, Marie entrevoit une existence nouvelle et réconcilie l'art et la vie. En dansant, elle est transfigurée par son second amour.

L'évocation du bonheur hédoniste, dans la première partie du film, avec ses baignades, ses jeux amoureux, s'accompagne d'un cri de révolte contre Dieu qui préfigure les grands films métaphysiques à venir chez Ingmar Bergman. « Je ne crois pas que Dieu existe, dit Marie, et s'il existe, je le haïrai toujours... S'il était devant moi, je lui cracherai au visage ».

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Bergman sur Jeux d'été[modifier | modifier le code]

« Il fait partie de ma propre chair. Je préfère Jeux d'été pour des raisons d'ordre intime. J'ai fait Le Septième Sceau avec mon cerveau, Jeux d'été avec mon cœur. Pour la première fois, j'avais l’impression de travailler d’une façon personnelle, d'avoir réalisé un film qu'aucun autre ne pourrait refaire après moi. »

— Ingmar Bergman, Cahiers du cinéma n°84, juin 1958

Liens externes[modifier | modifier le code]