Jean de Sibour

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Jean Jacques Henri Blaise de Sibour
Naissance
Londres (Angleterre)
Décès (à 21 ans)
Ielnia (URSS)
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Roundel of France.svg Armée de l'air
Unité Régiment de chasse 2/30 Normandie-Niémen
Grade Aspirant
Années de service 1938-1943
Conflits Seconde Guerre mondiale

Jean Jacques Henri Blaise de Sibour, né le à Londres (Angleterre) et mort pour la France le dans la région de Ielnia (URSS), était un aviateur de la France libre durant la Seconde Guerre mondiale, membre du Régiment de chasse Normandie-Niémen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Jacques Henri Blaise de Sibour naît le à Londres. Il est le fils du vicomte français Jacques de Sibour (1896–1979), aviateur célèbre de l'Entre-deux-guerres, et de son épouse américaine, Violette Buckingham de Sibour, née Selfridge (1897–1996)[1].

Ayant obtenu son baccalauréat à 17 ans[2], Jean de Sibour entre en 1938 chez De Havilland, où il se spécialise dans les hélices à pas variable[3]. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il n'a que 18 ans et ne peut s'engager ni en France dans l'Armée de l'air ni dans la Royal Air Force car il est de nationalité française[3]. Il devient alors représentant de la firme De Havilland auprès de la RAF en Libye, comme expert en hélices à pas variable et avec le rang d'officier. Il participe à toute la campagne de Libye avec la RAF, qui lui offre le grade de sous-lieutenant[2].

Mais Jean de Sibour veut voler. En , il demande à devenir pilote, mais il doit pour cela abandonner son rang d'officier[3], comme l'exige alors le règlement. Il part en Rhodésie où il reçoit son brevet de pilote en [2]. Il rejoint les Forces aériennes françaises libres (FAFL) en Syrie et se porte volontaire pour le Groupe de Chasse (GC) 3 « Normandie ». L'aspirant de Sibour rejoint sa nouvelle affectation en URSS le . Le , il est porté disparu au cours d'un combat dans le secteur d'Ielnia, à 82 km au sud-est de Smolensk en Russie[3]. Au cours de ce combat, Paul de Forges, un autre pilote du « Normandie-Niémen », disparaît également. Porté disparu, l'aspirant de Sibour est déclaré « Mort pour la France » le . Ses effets personnels sont remis à sa mère, qui réside à Londres[1]. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Une rumeur persistante affirme que l'épave de son avion a été retrouvée. C'est faux. En 1986, un détachement des Komsomol de Moscou découvre l’épave d'un chasseur Yakolev dans les environs du village de Byvalka (Oblast de Smolensk, Raïon d'Ielna). Très rapidement l'hypothèse que l'avion aurait appartenu au Normandie-Niemen est émise, en raison de la proximité avec le lieu du combat où de Sibour et de Forges sont portés disparus. Des recherches plus sérieuses sont menées en 1987 avec l'aide de l'Armée Rouge. L'avion est identifié comme un Yak-1b portant le numéro de série 04142. Mais lors de leur disparition, de Sibour et de Forges pilotaient des Yak-9. En dépit de cette contradiction, la rumeur persistante à Byvalka parvient en 1991 à l’attaché de l’Air de l’ambassade de France à Moscou : « Il y a un pilote français dans le marais… ». Des recherches sont entreprises en afin d’essayer d’identifier « le pilote inconnu de Byvalka ». Ces recherches firent l’objet d’un film documentaire intitulé « L’Inconnu du Normandie-Niémen » réalisé fin 1998. Sergueï Kouznetsov, Directeur du Service Historique de Yakolev, ne croit pas à cette histoire[4]. En , de nouvelles fouilles sont entreprises par l'aventurier français Pierre Malinowski[5] avec l'aide du Ministère de la défense de la Fédération de Russie[6]. Le moteur Klimov M-105 correspondant au Yak-1 n° 04142 est découvert. Le , l'affectation de cet avion est découverte par Sergueï Kouznetsov dans les archives russes, il s'agit du 484e Régiment d’Aviation de Chasse soviétique et non du Normandie-Niemen[7]. L'avion n'est donc ni celui de Paul de Forges ni celui de Jean de Sibour, contrairement à ce qui avait été affirmé par Pierre Malinowsky[8].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) JTerry, « Jean Jacques Henri Blaise “Blaise” de Sibour », sur Find A Grave, (consulté le 2 avril 2019).
  2. a b et c Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Paris, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 973.
  3. a b c et d « De SIBOUR Jean », sur Cieldegloire.com (consulté le 2 avril 2019).
  4. (ru) « нормандия-неман », sur Trizna.ru,‎ (consulté le 9 mars 2019)
  5. « Air Cocaïne: mandat d'arrêt dominicain contre l’Axonais Pierre Malinowski », sur France 3 - Haut de France, (consulté le 9 mars 2019)
  6. « À la recherche des héros du Normandie-Niemen: l’historien français Malinowski poursuit sa quête », sur Russian beyond, (consulté le 9 mars 2019)
  7. ЦАМО ф.157 (ВВС ПриВО) оп.12786 д.176 л.100об
  8. (ru) « Des fragments de l'avion trouvé dans la région de Smolensk ont été remis aux écoliers de Kalouga », sur Première Chaîne Régional de Smolensk, (consulté le 9 mars 2018)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]