Jean Renaud (ligue Solidarité française)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jean Renaud.
Jean Renaud
Jean Renaud 1936 (cropped).jpg
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Jean Renaud en 1936

Le commandant Jean Renaud (de son vrai patronyme Jean-Jacques Ernest Renaud), né à Toulouse en 1880, mort en 1952, est un militaire, écrivain colonial, journaliste et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études au lycée de Toulouse, bachelier, il s'engage au 1er régiment d'artillerie coloniale et va au Dahomey comme maréchal des logis. Entré à l'école de Versailles, il en sort sous-lieutenant d'artillerie. Lieutenant en 1907, il a été de 1910 à 1914, l'officier d'ordonnance du gouverneur général d'Indochine, Albert Sarraut.

Il est capitaine en mars 1914, puis finit chef d'escadron. Affecté à l'état-major de la 3e brigade (2e DI) d'octobre 1914 à mars 1915, il est fait chevalier de la Légion d'honneur et titulaire de quatre citations[1].

Romancier et journaliste[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur d'études, sur le Maroc ou sur le Laos, parmi d'autres pays, de textes sur les soldats de la coloniale (Héroiques fripouilles) et la guerre (Qui vive ? La tranchée ! et La tranchée rouge. Feuilles de route, septembre 1914-mars 1916, en 1916), de nouvelles, et de nombreux romans, pour la plupart des romans coloniaux, tel Mirages d'exil en 1914[2]. Il est d'ailleurs titulaire du grand prix de littérature coloniale en mai 1931, pour l'ensemble de son œuvre coloniale[3]. Après la guerre de 1939-1945, il publie encore des romans coloniaux, tels La sultane blanche en 1947, un ouvrage en 1949 intitulé Ho-Chi Minh, Abdel Krim et Cie et la même année Agonie de Vichy.

Après la Première Guerre mondiale, il dirige au Maroc, à Casablanca, un quotidien, La Presse marocaine. Il collabore à L'Autorité, au périodique destiné aux anciens combattants les Etincelles de Marcel Bucard, au quotidien L'Ami du Peuple lancé par François Coty.

La Solidarité française[modifier | modifier le code]

Proche des Ligues dès 1932[4], il dirige dans les années 1930 une des Ligues nationales d'extrême droite, la Solidarité française[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Simon Epstein, Un paradoxe français: antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la résistance, Albin Michel, Paris, 2008, p. 172-173

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Norton Cru, Témoins, Presses universitaires de Nancy, 1929, p. 392
  2. Mirages d'exil dans BNF/gallica
  3. article des Annales coloniales du 21 mai 1931 BNF/gallica. Il avait obtenu auparavant, en juin 1914, le prix Femina/La vie heureuse pour Le soleil de l'Orient
  4. Mathias Bernard, La guerre des droites, Odile Jacob, 2007, p. 67 : participation à un meeting en juin 1932 des Jeunesses patriotes
  5. présentation de Jean Renaud et de son programme dans la Revue hebdomadaire de novembre 1935, BNF/gallica

Liens externes[modifier | modifier le code]