Jean Joseph May

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Jean Joseph May est un agronome français, né à Mandray (Vosges) le 29 février 1816. Républicain engagé sous la Monarchie de Juillet, il est aussi un théoricien du communisme matérialiste[1] et l’une des principales figures du « groupe de communistes matérialistes », dits « humanitaires », en 1840-1841.

M. Jean Joseph May, qui est mort - le Dieu de la communauté garde son âme ! - n'était pas un homme ordinaire, puisque M. Proudhon a daigné lui prendre ses idées. Le fameux système du gouvernement an-archique, c'est-à-dire du gouvernement sans gouverneurs ni gouvernés, n'est ni plus ni moins que la propriété de feu M. May, confie l’espion Lucien de La Hodde[2]

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Joseph a probablement quitté jeune la ferme de ses parents. En 1839, à Paris, il est impliqué dans une affaire d’explosion, et de détention de munitions de guerre. Il a 23 ans. Il habite au 33 de la rue des Lombards avec deux autres lorrains, l’avocat Joseph Mathieu, dit d’Epinal, et Victor-Nicolas Bouton étudiant de vingt ans (affaire de la rue de Montpensier). Cette même année, avant octobre, il a déjà publié Traité de la culture des pommes de terre, in-8°.

Lors du procès de L'Humanitaire, en novembre 1841, il est réfugié à Londres. Il meurt à Toulon (Var) le 9 novembre 1844.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Michel Paris, L'Humanitaire (1841), Paris, L'Harmattan, (ISBN 978-2-343-02520-9)
  2. Lucien de La Hodde, Histoire des sociétés secrètes et du parti républicain, Paris, Julien Lanier,