Jean François Billeter

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Jean François Billeter
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Jean François Billeter, nom chinois Bì Láidé 毕来德 / 畢來德, né à Bâle en 1939, est un sinologue suisse et professeur honoraire de l'Université de Genève (titulaire de la chaire d'études chinoises depuis sa création en 1987 jusqu'en 1999, date à laquelle il prend sa retraite académique pour se consacrer à la rédaction d'ouvrages).

Études[modifier | modifier le code]

Jean François Billeter est né à Bâle le 7 juin 1939 de parents neuchâtelois. Il est de langue maternelle française, mais a fait ses classes en allemand jusqu’au baccalauréat (grec-latin) obtenu au Humanistisches Gymnasium de cette ville en 1958. Il a ensuite fait des études de lettres françaises à Bâle (professeur : Georges Blin), puis à Genève (professeur : Marcel Reymond), terminées par une licence en 1961. Il a entrepris l’étude du chinois à Paris en 1962, à l’École de langues orientales, et continué à Pékin de 1963 à 1966, à l’École préparatoire pour étudiants étrangers la première année, puis au Département de littérature chinoise (littérature classique) de l’Université de Pékin. Il a été le témoin de l’apogée du maoïsme et des commencements de la révolution culturelle. Au début de 1966, il a épousé Cui Wen (Ts’ui Wen) 崔文, une jeune pékinoise qui pratiquait la médecine. Après un séjour d’un an en Suisse, ils n’ont pas pu regagner Pékin comme prévu parce que les universités étaient fermées. Ils ont passé une année à Paris (1967-1968), puis décidé de partir pour le Japon, où lui était admis comme jeune chercheur au Research Institute for Humanistic Studies 人文科學研究所 de l’Université de Kyoto (1968-1970, professeur : Shimada Kenji 島田虔次). C’est là qu’il a mis en chantier sa thèse sur Li Zhi 李贄 (1527-1602), un penseur hétérodoxe de la fin des Ming. Ce long cycle d’études s’est terminé par un séjour (1970-1971) au New Asia College 新亞書院 de Hong Kong (partie de la future Université chinoise). Ces études ont été rendues possibles par une bourse de l’Université de Genève la première année, puis par un soutien prolongé du Fonds national de la recherche scientifique (suisse). J.F. Billeter a soutenu sa thèse à Genève en 1976 (directeur de thèse : Jacques Gernet) et l’a publiée en 1979.

Enseignement[modifier | modifier le code]

J.F. Billeter a été nommé assistant au Ostasiatisches Seminar de l’Université de Zurich en 1970 (professeur : Paul Kramers), où il a été actif jusqu’en 1978. Il a été chargé d’un enseignement d’histoire chinoise à la Faculté des lettres de l’Université   de Genève à partir de 1971. Il y a créé en 1973 un enseignement de langue chinoise à partir duquel s’est développé peu à peu un programme plus complet d’études chinoises. Elles sont devenues une discipline à part entière, menant jusqu’à la licence, lorsque son poste a été transformé en chaire professorale en 1987. Quand il a quitté l’université de façon anticipée en 1999, pour pouvoir se consacrer à ses propres travaux, il a publié un bilan de son expérience dans un Mémoire sur les études chinoises à Genève et ailleurs. Un soutien généreux de la Chiang Ching-Kuo Foundation de Taipei lui avait déjà permis de se retirer de l’enseignement pendant deux ans, de 1992 à 1994, pour entreprendre des recherches sur la pensée de Zhuangzi.

Dans le cadre étroit qui leur était imposé à Genève, les études chinoises[1] devaient être fondées sur une initiation à la langue chinoise particulièrement bien conçue. Pour répondre à cette exigence, J.F. Billeter et Cui Wen, son épouse, devenue une précieuse collaboratrice, ont mis au point une façon d’enseigner cette langue qui a fait ses preuves et que Cui Wen n’a ensuite cessé de perfectionner au fil des années grâce à ses dons pédagogiques. Il en est résulté une compréhension nouvelle des ressorts de l’expression en chinois. J.F. Billeter compte en faire un jour la synthèse et publier en même temps un essai sur cet art d’enseigner.

Distinctions reçues : prix Stanislas Julien de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres pour L’Art chinois de l’écriture, en 1990 ; Prix culturel de la Fondation Leenaards (Lausanne), en 2013 ; Prix de la Ville de Genève, en 2015.

Travaux[modifier | modifier le code]

1. L’art chinois de l’écriture

Sa thèse mise à part, le seul livre que J.F. Billeter ait publié pendant ses années d’enseignement est L’Art chinois de l’écriture, paru chez Skira en 1989, illustré en noir et blanc et en couleurs. Cet ouvrage de synthèse sur la calligraphie chinoise traite des caractéristiques de l’écriture chinoise, de la technique du pinceau, du passage de l’écriture à la calligraphie proprement dite, de ce que les calligraphes de différentes époques ont dit de leur pratique, des diverses fonctions qu’a remplies la calligraphie. Des rapprochements sont faits avec la pratique de la peinture, du dessin et surtout l’exécution musicale en Europe. Une version remaniée de l’ouvrage a paru chez Allia en 2010 sous une forme plus maniable, illustrée en noir et blanc seulement. Le chapitre final (ch.9) a été réécrit. Il jette sur l’ensemble du sujet un jour qui n’est plus tout à fait le même que dans la première édition. J.F. Billeter y met en lumière la relation intime qui unissait l’art chinois de l’écriture, un certain culte de l’écriture et une civilisation qui était aussi, sous l’empire, un ordre politique.

2. Zhuangzi

Zhuangzi[2], le penseur le plus déconcertant de la Chine ancienne, est mort vers l’an 280 avant notre ère. Le livre qui lui est attribué, le Zhuangzi, a pris la forme sous laquelle il nous est parvenu aux environs de l’an 300 de notre ère. À cette époque est aussi née une tradition exégétique qui en a orienté la lecture jusqu’à aujourd’hui. Jugeant les commentaires traditionnels réducteurs ou biaisés, J.F. Billeter les a écartés pour lire le texte d’un œil neuf. Estimant en outre, après d’autres, que le Zhuangzi n’a pas de véritable unité, il a pris le parti d’en étudier certaines parties, en laissant provisoirement de côté les autres. Il a traduit et commenté celles qui doivent être comprises, selon lui, comme des descriptions de moments essentiels de toute expérience humaine. Il les a traduites de façon à rendre sensible cette expérience commune, en rendant compte de ses choix de traducteur. Il en est résulté une intelligence nouvelle de ces textes remarquables, qui sont devenus aussi accessibles aux non sinologues qu’aux sinologues.

J.F. Billeter a présenté une première synthèse de ce travail dans quatre leçons données au Collège de France en automne 2000. Ces Leçons sur Tchouang-tseu ont été publiées en 2002, sont régulièrement rééditées depuis et ont été traduites en plusieurs langues. En 2006 ont paru les Études sur Tchouang-tseu, un recueil d’études qui avaient paru dans diverses revues. La traduction chinoise des Leçons parue à Pékin en 2009 a donné lieu, la même année, à un colloque de l’Academia Sinisa, à Taipei. J.F. Billeter en a publié un bilan critique dans Notes sur Tchouang-tseu et la philosophie, paru en 2010[3]. Il s’est ensuite éloigné de l’étude du Zhuangzi, mais compte y revenir un jour.

3. Philosophie

J.F. Billeter s’est demandé sur quoi il fallait se fonder pour voir clairement ce qu’il y a de commun ou de différent dans l’histoire de la pensée chinoise et celle de la pensée occidentale. Il s’est demandé si l’on peut parvenir à une conception du sujet humain qui ne soit tributaire ni de l’une, ni de l’autre tradition et permette de les mettre en rapport. Il a développé une telle conception, d’abord pour comprendre de l’intérieur la pensée chinoise, puis pour elle-même. Il en a livré une première ébauche dans un essai philosophique intitulé Un paradigme, en 2012, puis une élaboration plus poussée dans Esquisses, en 2016. Dans ce second essai, il a développé la signification politique de cette conception du sujet. Il l’a développée mieux encore dans une version remaniée des Esquisses à paraître en 2017. Il pense avoir proposé une nouvelle façon de penser, qui résout plusieurs problèmes centraux de la philosophie occidentale moderne.

Pendant longtemps, J.F. Billeter a eu le sentiment de s’être livré à des travaux sans rapports entre eux. À la réflexion, il s’est aperçu qu’ils formaient une suite cohérente, animée par un souci constant de rendre intelligible ce qui ne l’était pas à première vue, en s’appuyant chaque fois sur le fond observable qui est commun à toute expérience humaine. Il a retracé une partie de ce parcours dans Cheminement d’un sinologue, un article paru en 2013.

4. Traduction

Parce que G.Chr. Lichtenberg (1746-1799) est l’un des auteurs qui ont le plus compté pour lui, et qu’il le jugeait mal traduit et mal compris en France, il a publié en 2014 un petit volume d’extraits de ses Cahiers (Sudelbücher) accompagnés d’une introduction, d’une brève biographie de ce penseur des Lumières et d’une note sur son œuvre.

Dans un petit volume publié la même année, il a réuni Trois essais sur la traduction. L’un avait paru dans une revue en 1986, les deux autres dans Études sur Tchouang-tseu en 2006. Il s’agit de la traduction du chinois classique en français, de la poésie classique en particulier, mais considérée comme un cas d’école qui éclaire les problèmes de la traduction en général.

5. Critique du relativisme

J.F. Billeter a toujours combattu le relativisme culturel, qui veut qu’une société doit être exclusivement comprise à travers ses propres idées et jugée selon ses propres critères. Il a toujours jugé néfaste ce point de vue très répandu dans les études chinoises, dans l’opinion chinoise et, de plus en plus, dans l’idéologie du régime de Pékin. Dans Contre François Jullien (2006), il a critiqué les travaux du sinologue français qui en était le plus brillant représentant et défini quelques points de méthode à suivre lorsqu’ on veut éviter les pièges et déjouer les faux-semblants de ce relativisme.

6. Histoire chinoise

Voici l’un de ces points : « Quand on pose a priori la différence, on perd de vue le fond commun. Quand on part du fond commun, les différences apparaissent par contre d’elles-mêmes. » J.F. Billeter a suivi ce principe dans tous ses travaux. Il l’a suivi dans son analyse de l’histoire chinoise. Ce qui distingue le plus profondément et le plus continûment cette histoire de la nôtre c’est, selon lui, une conception particulière du pouvoir. Cette différence majeure, qui est un obstacle à notre compréhension de beaucoup de phénomènes chinois, devient entièrement intelligible quand on part de ce qui est commun à toutes les sociétés historiques : 1. elles ont besoin d’un pouvoir, 2. toutes les formes de pouvoir ont été inventées à un certain moment du passé, 3. elles peuvent aussi être très durables et survivre à de profondes transformations de la société, 4. elles peuvent aussi être remplacées par l’invention de formes nouvelles. Dans un bref essai de synthèse, intitulé Essai sur l’histoire chinoise, d’après Spinoza, il a tenté de définir cette conception spécifique du pouvoir, de montrer dans quelles circonstances elle a été conçue et quel rôle elle a joué dans l’histoire. Elle a marqué de son empreinte tout ce que nous considérons – et que les Chinois eux-mêmes considèrent – comme la civilisation chinoise. Cette empreinte, dit-il, est encore profonde aujourd’hui. Dans une étude ancienne, Le système des statuts de classe en République populaire de Chine (1986), il avait déjà mis en lumière la résurgence, sous le nouveau régime, de conceptions traditionnelles.

L’Essai sur l’histoire chinoise, d’après Spinoza forme la seconde partie de Chine trois fois muette, paru en 2000. Dans la première partie de ce petit ouvrage, intitulée Essai sur l’histoire contemporaine et la Chine, J.F. Billeter défend l’idée qu’on ne peut véritablement comprendre l’histoire récente de la Chine si on la considère isolément, comme ont tendance à le faire les historiens chinois, les spécialistes occidentaux et, à leur suite, les opinions tant chinoises qu’occidentales. Pour la comprendre en profondeur, estime-t-il, il faut la replacer dans la « réaction en chaîne » qui a été déclenchée par l’apparition du capitalisme en Europe et qui s’est progressivement étendue au monde entier.

Dans sa thèse sur Li Zhi 李贄 se posait déjà une importante question d’interprétation de l’histoire moderne de la Chine. Le destin de ce personnage au destin tragique suggère que sous les Ming, au XVIe siècle, a commencé à s’affirmer, difficilement, le principe de l’autonomie individuelle qui a été au cœur de la Réforme et qui a mené aux Lumières en Europe. Cet esprit nouveau avait-il une chance de s’imposer ? Ce développement n’a-t-il pas été arrêté net par le régime autoritaire des Mandchous, à partir de 1644 ? Telles sont, parmi d’autres, les questions qui rendent si intéressante la vie intellectuelle de la fin des Ming. J.F. Billeter ne demanderait pas mieux que d’y revenir. Il reprendrait son travail sur Li Zhi, resté inachevé, et le terminerait. Il consacrerait une monographie au personnage extraordinaire que fut Fu Shan 傅山 (1607-1684). Faute de temps, il ne fera ni l’un, ni l’autre. Il espère par contre-pouvoir traiter d’une autre question, qu’il a rencontrée dans l’étude du Zhuangzi et de l’histoire de son interprétation en Chine même : pourquoi cet ouvrage a-t-il cessé d’être compris à l’époque impériale ? Quel rapport y a-t-il entre cette incompréhension et l’influence immense qu’il a exercée néanmoins durant cette longue période ? [4]

7. Écrits personnels

En automne 2017 paraissent deux petits ouvrages plus personnels. Dans Une rencontre à Pékin, J.F. Billeter raconte comment il a rencontré son épouse, dans le Pékin des années 60, et comment ils ont appris des années plus tard quel a été le passé de sa famille. Dans Une autre Aurélia, il a rassemblé des notes prise au fil du temps après la disparition de Cui Wen, en 2012. Il y observe de près les « opérations salvatrices » qui se sont produites et cherche à mieux comprendre « de quoi nous sommes faits ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Li Zhi, philosophe maudit (1527-1602), Contribution à une sociologie du mandarinat de la fin des Ming, Droz, Genève, 1979. (298 p.)[5]
  • Le système des statuts de classe en République populaire de Chine, Institut universitaire des Hautes études internationales, Genève, 1986. (100 p.)[6]
  • L’Art chinois de l’écriture, Skira, Genève, 1989. (320 p.)[7]
  • Mémoire sur les études chinoises à Genève et ailleurs, Genève, 1999. (94 p.)[8]
  • Chine trois fois muette : Essai sur l’histoire contemporaine et la Chine, suivi de : Bref essai sur l’histoire de Chine, d’après Spinoza, Allia, Paris, 2000. (148 p.) 4e éd. revue et corrigée, 2010. 5e éd. 2016[9].
  • Leçons sur Tchouang-tseu, Allia, Paris, 2002. (152 p.) 12e éd. revue et corrigée, 2014. 14e éd., 2016[10].
  • Études sur Tchouang-tseu, Allia, Paris, 2006. (294 p.) 3e éd. revue et corrigée, 2008. 4e éd. 2016.
  • Contre François Jullien, Allia, Paris, 2006. (122 p.) 3e éd., 2014. 4e éd. augmentée, 2017[11].
  • Notes sur Tchouang-tseu et la philosophie, Allia, Paris, 2010. (112 p.)[12]
  • Essai sur l’art chinois de l’écriture et ses fondements, Allia, Paris, 2010 (édition remaniée de l’ouvrage de 1989). (414 p.)
  • Un Paradigme, Allia, Paris, 2012. (126 p.) 3e éd., 2014[13].
  • Trois essais sur la traduction, Allia, Paris, 2014. (120 p.) 2e éd. augmentée, 2017.
  • Lichtenberg, Allia, Paris, 2014. (168 p.) 2e éd. revue et corrigée, 2014.
  • Esquisses, Allia, Paris, 2016. (128 p.) 2e éd. 2016.
  • Une rencontre à Pékin, Allia, Paris, 2017. (150 p.)
  • Une autre Aurélia, Allia, Paris, 2017. (92 p.)
  • Esquisses, Allia, Paris, édition remaniée, 2017. (108 p.) [14]

Quelques articles[15][modifier | modifier le code]

  • « Deux études sur Wang Fuzhi », T’oung-Pao, Leiden, 1970, LVI, p.147-171.
  • « Essai d’interprétation du chapitre XV du Laozi », Études asiatiques, Berne, 1985, 39/1-2, p.7-44.
  • « Florilège des Notes du Ruisseau des rêves (Mengqi Bintan) », traduit et annoté par J.F. Billeter et trente et un étudiants de l’Université de Genève, Études asiatiques, Berne, 1993, 47/3, p.389-451.
  • « Fu Shan (1607-1684) : Les Saints font le mal », in En suivant la Voie Royale. Mélanges en hommages à Léon Vandermeersch, École Française d’Extrême-Orient, Paris, 1997, p.169-177.
  • « François Jullien, sur le fond », Monde chinois, Paris, n°11, automne 2007, p.67-74.
  • « Cheminement d’un sinologue », Retour d’y voir, Mamco, Genève, 2013, nos.6/7/8, p.116-130.
  • « Poésie chinoise : que faire ? », La revue de belles-lettres, Lausanne, 2015/1, p.145-152.

Sites[modifier | modifier le code]

On trouve sur le site des éditions Allia un certain nombre de comptes rendus et d’autres documents relatifs aux ouvrages de J.F. Billeter. Sous "Recherche", taper : Billeter/ Titre de l’ouvrage. Certains cours donnés par J.F. Billeter à l’Université de Genève entre 1985 et 1999 sont disponibles en enregistrements audio. Ils ont été enregistrés pour les étudiants qui ne pouvaient pas les suivre comme ils auraient voulu et n’étaient pas destinés à une diffusion plus large. J.F. Billeter ne les a jamais réécoutés. Ils contiennent peut-être des vues qui n’ont plus été les siennes par la suite. Ils étaient accompagnés de polycopiés comprenant des listes de caractères chinois, des citations d’auteurs en chinois et en français et des indications bibliographiques. Ces documents n’existent plus. Site : https://mediaserver.unige.ch/cours Taper "Billeter " dans la fenêtre de recherche.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La licence ès lettres comprenait obligatoirement trois branches. Le chinois n’a été qu’une branche secondaire jusqu’en 1988.
  2. Zhuangzi en transcription pinyin, Tchouang-tseu en français, Chuang-tzû en anglais.
  3. Le colloque a été suivi de deux livraisons substantielles de la Newsletter of the Institute of Chinese Literature and Philosophy 中國文哲所研究通訊 de l’Academia Sinisa. (2012, nos. 22/3 et 22/4). Une livraison plus ancienne (2008, n°18/4) contenait déjà trois contributions sur les Leçons.
  4. La réponse est esquissée dans les Leçons, p.130-138. J.F. Billeter mesure l’importance du travail à fournir pour justifier ce qu’il avance dans ces pages.
  5. Thèse de doctorat soutenue à la Faculté des lettres de l’Université de Genève en 1976. L’édition universitaire comportait un autre sous-titre : I. La genèse et le développement de sa pensée jusqu’à la publication du Livre à brûler (1590). Un second volume devait traiter de la période 1590-1602, du Livre à cacher et de l’histoire posthume de l’œuvre. Il n’a jamais paru.
  6. Repris dans Revue européenne des sciences sociales (Genève) 1987, p.141-197. Publié aussi dans Stuart R. Schram, ed., The Scope of State Power in China, SOAS, University of London, 1985, p.127-169.
  7. Cet ouvrage a été réédité par Skira, Milan, en 2001 et 2005. Traduction anglaise : The Chinese Art of Writing, Rizzoli, New York, 1990. Cette traduction n’a jamais été rééditée. Le cas échéant, elle devrait être revue et corrigée selon l'édition remaniée de 2010.
  8. Publié à compte d’auteur. Disponible à la Librairie du Boulevard, à Genève.
  9. Ouvrage paru dans la petite collection des éditions Allia comme tous les titres suivants parus chez cet éditeur hormis les Leçons sur Tchouang-tseu et l’Essai sur l’art chinois de l’écriture. Traduction chinoise : 沉默的中國, Wuching Wenwu, Taipei, 2015.
  10. Quatre leçons données au Collège de France en automne 2000. L’ouvrage a été traduit en espagnol (Cuatro lecteurs sobre Zhuangzi, Siruela, Madrid, 2003), en italien (Lezioni sul Zhuangzi, Nottetempo, Rome, 2009), en chinois (庄子四讲, Zhonghua shuju, Pékin, 2009 et 莊子四講 Linking, Taipei, 2011), en japonais (Soshi ni manabu, Misuzu, Toyko, 2011), en allemand (Das Wirken in den Dingen, Matthes & Seitz, Berlin, 2015). J.F. Billeter a des doutes sur la qualité de la traduction japonaise, mais ne sait plus assez cette langue pour en juger sérieusement.
  11. Traduction chinoise : 駁于連, in International Sinology 国际汉学 (Pékin) 2010, n° 19, p.216-249, et 駁于連, 目睹中國研究之怪現狀, Wuching wenhua, Taipei, 2011. Traduction allemande : Gegen François Jullien, Matthes & Seitz, Berlin, 2015.
  12. Traduction chinoise : 莊子九扎, in Newletter (Academia Sinica, Taipei) 2012, 22/3, p.5-39.
  13. Traduction allemande : Ein Paradigma, Matthes & Seitz, Berlin, 2017.
  14. Traduction allemande : à paraître chez Matthes & Seitz en 2018.
  15. Sont cités quelques articles susceptibles de compléter l’information livrée ci-dessus. Les articles dont la substance a été reprise dans les livres ne sont pas mentionnés. On a laissé de côté des dizaines de comptes rendus d’ouvrages, de contributions diverses à des revues sinologiques ou autres, ou à des ouvrages collectifs.

Liens externes[modifier | modifier le code]