Jean Emond

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Jean Emond
Nom de naissance Jean-Henri-Paul Emond
Naissance
Bourges, Cher, France
Décès (à 38 ans)
Camp de Buchenwald, proche de Weimar, Allemagne
Nationalité France Français
Profession
Professeur d'histoire-géographie
Famille
Dr France Emond (épouse)
Lucien Emond (père)

Jean Emond, né le 27 janvier 1906 à Bourges et mort le 13 avril 1944 au camp de Buchenwald, près de Weimar en Allemagne, est un professeur d'histoire-géographie au lycée Ronsard de Vendôme et résistant français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Résistance[modifier | modifier le code]

En 1928 il est diplômé d’études supérieures d’histoire. Nommé au lycée Ronsard le 13 janvier 1937 en tant que répétiteur, il est titularisé le 1er octobre de la même année. Militant socialiste et éditorialiste dans Le Progrès de Loir-et-Cher, il dirige le réseau de Résistance Libération-Nord sur le secteur de Vendôme jusqu'à son arrestation en novembre 1943[1],[2].

Son arrestation[modifier | modifier le code]

Les Calame, un couple de français travaillant pour la Gestapo, furent envoyés à Vendôme afin de démasquer les membres de la résistance vendômoise. Se faisant passer pour des réfugiés venus de la région parisienne, ils réussirent à duper Alphonse Collin, maire de Vendôme et fondateur du groupe « Vendôme A », qui leur présenta des amis résistants tels que Jean Emond. Désormais, ils allaient être en contact avec un réseau de patriotes qui se réunissait au café des époux Appert rue du Change.

Le 29 novembre 1943, le couple demanda au Dr France Emond de se rendre au café Appert où ils avaient invités leurs nouvelles connaissances, afin d'y soigner la cheville de Geneviève Danelle, alias Mme Calame. Une fois arrivée sur place la police fédérale allemande embarqua l'ensemble des personnes présentes dans l'établissement. Lorsque Jean Emond apprit que sa femme et son père avaient été fait prisonniers, il alla plaider leur innocence en se dénonçant malgré les avertissements de ses compagnons qui pensaient que son geste serait vain[3].

Jean Emond fut arrêté, il connu les prisons de Blois, Orléans et Compiègne avant que lui et son père, Lucien Emond, soient envoyés au camp de Buchenwald où ils moururent à quelques mois d'intervalle. Quant à France Emond, elle fut rescapée des camps de Ravensbrück et Bergen-Belsen où elle avait été déportée.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Son nom a été donné à l'un des collèges de la ville de Vendôme[4].
  • Son portait fait partie du « parcours de mémoire » réalisé par la ville de Vendôme rendant hommage à ses résistants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Un lycée dans la guerre. Le lycée Ronsard de Vendôme (1939-1945) », sur www.co-libris.net (consulté le 18 septembre 2016)
  2. « Communauté du Pays de Vendôme - Parcours de mémoire 3945 », sur www.vendome.eu (consulté le 18 septembre 2016)
  3. Gilbert Rigollet, Le Vendômois sous l'Occupation : Chroniques 1938-1945, Vendôme, , 270 p. (ISBN 2 9500354 0 X), p. 132, 133
  4. « Site internet collège Jean Emond »

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Rigollet, Le Vendômois sous l'Occupation : Chroniques 1938-1945, Vendôme, 1984, 270 p., (ISBN 2 9500354 0 X).
  • Jean-Jacques Loisel et Jean-Claude Pasquier, Un lycée dans la guerre : le lycée Ronsard de Vendôme, 1939-1945, Vendôme, Éditions du Cherche-Lune, 2004, 344 p., (ISBN 978-2904736322).

Articles connexes[modifier | modifier le code]