Jean Donadieu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Donadieu.
Jean Donadieu
Image illustrative de l'article Jean Donadieu

Naissance
Arles (Bouches-du-Rhône)
Décès guillotiné le (à 50 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de brigade
Années de service 1766-1794

Jean Donadieu, né le à Arles (Bouches-du-Rhône), mort guillotiné le à Paris, est un général de la Révolution française.

États de service[modifier | modifier le code]

Il s'engage pour 8 ans, le 6 avril 1766, comme dragons au régiment d'Angoulême, se rengage pour 8 ans le 28 avril 1770 et est nommé brigadier le 15 juin 1775. Il rengage une seconde fois le 1er janvier 1781 et devient maréchal des logis le 15 juin 1781. De nouveau rengagé, pour 4 ans, le 13 septembre 1787 il est nommé sous-lieutenant le 15 septembre 1791 puis lieutenant le 3 juin 1792, il devient capitaine au 11e régiment de dragons le 1ermai 1793.
Le 18 octobre 1793, sur les hauteurs de Geudertheim, lors d’une charge de cavalerie, il enlève à l’ennemi un étendard. Le général Carlenc, l'envoi à Paris remettre au ministre de la guerre, Jean-Baptiste Bouchotte, ce guidon autrichien qui est présenté à la Convention nationale.
Pour ce fait d'armes, il est promu général de brigade le 8 brumaire an II (29 octobre 1793) à l’armée du Rhin par le Conseil exécutif.
À la suite d'un arrêté d'Élie Lacoste, en date du 30 germinal an II, il est traduit devant le tribunal révolutionnaire de Paris. Protestant qu'il ne pouvait passer le défilé ou il s'était engagé « sans s'exposer à perdre 600 hommes sur 700 et que son premier devoir était de ne pas exposer inutilement ses hommes parce que toute sa troupe aurait été massacrée », mais Mermet, Hoche, Debelle et Chasseloup-Laubat, tous présent sur place, l'avaient unanimement inculpé.
À charge, Debelle dit que la cavalerie de Donadieu n'a pas chargé l'ennemi, Mermet indique qu'au premier boulet ennemi Donadieu fait faire demi-tour à sa colonne et Hoche ajoute que « ce mouvement a permis au ennemis de passer par Wissembourg ce qu'ils n'eussent pas fait dans le cas contraire ».
Il est condamné à mort et guillotiné le 27 mai 1794.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Arthur Chuquet : Les guerres de la Révolution; tome IX, Hoche et la lutte pour l'Alsace (1793-1794)

Sources[modifier | modifier le code]