Jean-Marc Lévy-Leblond

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Jean-Marc Lévy-Leblond
Jean-Marc Lévy-Leblond aux Utopiales 2013 - 4.jpg

Jean-Marc Lévy-Leblond aux Utopiales 2013 à Nantes

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Jean-Marc Lévy-Leblond, né en 1940, est un physicien et essayiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires à Cannes, il est élève de Maths Sup et Spé au lycée Janson-de-Sailly (Paris), puis entre en 1958 à l’École Normale Supérieure. Adhérent à l'Union des étudiants communistes (UEC) dès 1956, puis au Parti Communiste, il le quittera en 1968 pour devenir l'un des animateurs du mouvement de la critique politique radicale de la science (voir la revue Impasciences). Après un doctorat de 3e cycle (1962)[1], puis un doctorat d’État ès sciences physiques (physique théorique) à l’université d’Orsay en 1965[réf. nécessaire], il a été successivement chargé de recherches au CNRS, maître de conférences à l’université de Nice Sophia Antipolis, professeur à l’université Paris 7, et à Nice, où il a enseigné dans les départements de physique, de philosophie et de communication. Il est professeur émérite de l’université de Nice et fut directeur de programme au Collège international de philosophie de 2001 à 2007.

Il a publié de nombreux articles sur ses travaux de recherche qui portent principalement sur la physique théorique et mathématique et sur l'épistémologie.

Il a fondé et dirige la revue Alliage (culture, science, technique), dirige les collections Science ouverte et Points (série sciences) au Seuil, et travaille plus généralement à « (re)mettre la science en culture ». « Depuis longtemps, Jean-Marc Lévy-Leblond tire la sonnette d’alarme sur la nécessité d’une intelligence publique des sciences, où se noueraient savoirs, recherche, culture et politique [...]. Afin de préserver d’authentiques discours scientifiques et éviter un fossé d’incompréhension entre les spécialistes et le grand public, mais aussi cultiver la nécessité d’une histoire des sciences, contre l’illusion d’une universalité de la connaissance scientifique, contre le présentisme et les phantasmes de contemporanéité absolue, contre la soumission des sciences aux impératifs industriels, contre l’uniformisation planétaire qu’installe la domination des technosciences[2] ». C'est ainsi qu'il écrit : « Si ces frères ennemis, le scientisme et l’irrationalisme, prospèrent aujourd’hui, c’est que la science inculte devient culte ou occulte avec la même facilité[3] », à tel point que le divorce entre science et culture semble parfois dangereusement consommé. Il développe un discours sur la nécessité d'une « critique de science », qu'il compare à la critique d'art, et en appelle à « un niveau de conscience collective beaucoup plus élevé de la part de l'ensemble de la société quant à ce qu'est l'activité scientifique »[4].

Il a été, en 1996, l'invité d'honneur de l'Oulipo.

Ouvrages pédagogiques[modifier | modifier le code]

  • Quantique (avec Françoise Balibar), manuel original de physique quantique, édité par Masson/CNRS. Tome 1 paru en 1984, tome 2 inachevé, disponible en ligne ((CEL/CNRS)
  • La physique en questions, exercices de physique générale, en 2 tomes : 1. Mécanique, 2. Électricité et magnétisme (Vuibert)
  • De la matière – relativiste, quantique, interactive, Seuil, 2006
  • Richard Feynman, La nature de la physique, trad. Jean-Marc Lévy-Leblond, Françoise Balibar, Paris, Seuil, 1980 (collection Points Sciences). (ISBN 2-02-005658-5).

Essayiste et « critique de science »[modifier | modifier le code]

  • Directeur de la publication de la revue Alliage (culture, science, technique)[5] (ANAIS, depuis 1981)
  • (Auto)critique de la science (Textes réunis par Alain Jaubert et Jean-Marc Lévy-Leblond), Seuil, 1973
  • L'esprit de sel : science, culture, politique, Fayard, 1981
  • Mettre la science en culture, Anais, 1986
  • Aux contraires (l’exercice de la pensée et la pratique de la science), Gallimard, 1996
  • La pierre de touche (la science à l’épreuve), Gallimard, 1996
  • Impasciences, Bayard, 2000 - Seuil, 2003
  • La science en mal de culture, Futuribles, 2004
  • La vitesse de l'ombre : aux limites de la science, Seuil, 2006
  • À quoi sert la science ?, Bayard, 2008
  • La science (n')e(s)t (pas) l'art, Hermann, 2010
  • Le grand écart (la science entre technique et culture), Manucius, 2012
  • La science expliquée à mes petits-enfants, Seuil, 2014
  • Lettres à Turing (sous la direction de), Thierry Marchaisse, 2016[6]
  • L'atome expliqué à mes petits-enfants, Seuil, 2016

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.sudoc.fr/106853279.
  2. Vincent Teixeira, Shakespeare et les boys band : culture jetable et marchandisation hédoniste, Éditions Kimé, coll. « Détours littéraires », 2014, p. 71.
  3. Jean-Marc Lévy-Leblond, L’Esprit de sel, Éditions du Seuil, coll. « Points-Sciences », 1984, p. 97 ; voir aussi Isabelle Stengers : « Pour une intelligence publique des sciences », Alliage, n° 69 (« Amateurs ? »), octobre 2011, p. 24-34.
  4. https://sciences-critiques.fr/jean-marc-levy-leblond-le-developpement-de-la-science-nest-pas-democratique/.
  5. Page d'accueil de la revue
  6. Ce livre donne un aperçu des traces qu'a laissées Turing en France, tant auprès de scientifiques que de non-scientifiques (voir Alan Turing)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]