Jean-Claude Farhi

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Jean-Claude Farhi
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Nationalité
Activités

Jean-Claude Farhi est un sculpteur français né le à Paris et mort le à Monaco[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Farhi est né à Paris le . En 1946, il part à Bogota (Colombie). En 1957, il s'installe à Nice, où il prend des cours de dessins aux Arts décoratifs de Nice. Il fait son service militaire, en partie en Algérie, de 1960 à 1962.

Il retourne à Nice où il rencontre les principaux artistes de l'École de Nice : Ben, Gilli Alocco, Malaval… et les nouveaux-réalistes Arman et Raysse, qui lui font connaître le critique Pierre Restany. En 1965/1966, il travaille sur les « Motorcolors », puis les sculptures en plexiglass ou en métal. Il travaille un temps avec César.

À partir de 1968 (exposition galerie Iris Clert), il se consacre principalement aux sculptures en plexiglas (avec l'appui des usines « Polivar ») des colonnes et des disques, des pyramides, et ensuite des sculptures dit a "geometrie variable", direction dans laquelle va se développer son travail avec des œuvres monumentales. Sa dernière sculpture monumentale "SECRET POINT" en acier cortén (dédié a sa fille Domitilla Farhi) a été installée à Saint-Paul-de-Vence, au carrefour des routes vers le centre du village et de la Fondation Maeght a quelque kilomètre de son atelier. Sa femme Silvia Farhi et sa fille Domitilla vivent dans la demeure familiare à Tourrettes sur Loup.

Pierre Restany a écrit : « On peut parler de constructivisme déconstruit à propos de ces nouvelles sculptures de Farhi. On peut penser aux sculptures par téléphone proposées par Moholy-Nagy. Mais dans ce cas précis la communication téléphonique aurait subi de sérieuses interférences Art déco et post-moderne. »[2]. Claude Fournet, à l'époque directeur des Musées de Nice, déclare : « À la maitrise de la matière plastique qui fut l'élément premier de sa recherche se confond une fonctionnalité de formes qu'il emprunte à l'univers du futurisme et du bauhaus. Avec cette déviation qui fonde tout artiste aujourd'hui, acte d'appropriation ludique et qui situe magistralement Jean-Claude Farhi dans la ligne des Nouveaux-Réalistes lorsque, jouant des formes, dans son matériau très coloré, il nous propose des sculptures qui sont autant d'épures, dessinées dans la lumière de la couleur pure. »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le sculpteur Jean-Claude Farhi est mort », sur Monaco-Matin,
  2. Catalogue Farhi Galerie d'Art Contemporain des Musées de Nice, 1986
  3. Catalogue Farhi, G.A.C. des Musées de Nice, 1986

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catalogue J-C Farhi, Fondation Maeght, 1969.
  • Catalogue Jean-Claude Farhi, G.A.C Musées de Nice, 1986.
  • L’École de Nice, par Marcel Alocco, éditions Demaistre, Nice, 1995