Jean-Baptiste-Henri de Valincour

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jean-Baptiste Henri du Trousset, sieur de Valincour (ou Valincourt) est un homme de lettres français né à Paris le 1er mars 1653 et mort le 4 janvier 1730.

Biographie[modifier | modifier le code]

Par la protection de Bossuet, il fut admis dans la maison du comte de Toulouse et devint secrétaire de la marine puis secrétaire des commandements du prince.

Il fut l'ami du chancelier d'Aguesseau, de Racine et de Boileau. Il succéda à Racine à l'Académie française en 1699 ainsi que comme historiographe du roi Louis XIV. Boileau lui dédia sa 11e satire, « Sur le vrai et le faux honneur ». Il a achevé l'édition des Œuvres de Boileau de 1713. Il fut également membre honoraire de l'Académie des sciences en 1721.

Lui-même a fort peu écrit : il a composé des contes, des fables, des stances, des ouvrages historiques et des traductions, notamment du poète latin Horace. Ses écrits montrent un homme de goût, un critique pleine de finesse, bref tous les traits de ce qu'on appelait au XVIIe siècle un honnête homme.

On a souvent loué l'agrément de son caractère et le calme de sa philosophie. On raconte qu'un incendie ayant détruit, en 1726, les 7 000 ou 8 000 volumes de sa riche bibliothèque, parmi lesquels le manuscrit de la Vie de Louis XIV de Racine, il répondit à ceux qui déploraient ce malheur : « Je n'aurais guère profité de mes livres si je ne savais pas les perdre. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Lettres à Madame la Marquise *** sur « La princesse de Clèves » , Paris, 1678, in-12 (rééd. 1926).
  • Vie de François de Lorraine, duc de Guise, Paris, 1681, in-12.
  • Préface du Dictionnaire de l'Académie, 1718.
  • Essai d'une traduction d'Horace, Amsterdam, 1727, in-12.
  • Traduction en vers de quelques odes d'Horace dans les Menagiana, II.
  • Observations critiques sur l'Œdipe de Sophocle.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Oscar de Vallée, « Valincour et Racine », Le Moniteur universel, 1859.
  • A. Monglond, « Dernières années d'un ami de Racine, Valincour et ses lettres au président Bouhier (1725-1730) », Revue d'histoire littéraire de la France, 1924, p. 365-403 et 1925, p. 260-261.
  • « Jean-Baptiste-Henri de Valincour », dans Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, Hachette, 1876, 2 volumes [détail de l’édition](Wikisource).
  • Ramsey, Jerome, « Valincour and the critical tradition », in. Modern Philology, vol. 65, no 4, p. 325 - 333, 1968.
  • Gérard Genette « Vraisemblance et motivation », in. Figures II, éd. Seuil, coll. Points, p. 71 - 99, 1969.
  • C.-G. Williams, « Valincour », dans Dissertation Abstracts, 32, Ann Arbor, 1971-1972.
  • Laugaa, Maurice, Lectures de Madame de Lafayette, Armand Colin, coll. U², 1971.
  • Cardinal Georges Grente (dir.), Dictionnaire des lettres françaises : le XVIIIe siècle, nouvelle édition revue et mise à jour sous la direction de François Moureau, Paris, Fayard, p. 1312, 1995.
  • Merlin-Kajman, Hélène, Public et Littérature en France au XVIIe siècle, éd. Belles-Lettres, coll. Histoire, 2001.


Liens internes[modifier | modifier le code]