Institut chirurgical Berkendael

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Institut chirurgical Berkendael
Belgique - Bruxelles - Institut chirurgical Berkendael - 02.jpg
Présentation
Destination initiale
Institut médical
Style
Architecte
Construction
1905
Statut patrimonial
Inscrit le 16 février 2006
Localisation
Pays
Région
Commune
Coordonnées
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L'Institut chirurgical Berkendael (ou Ancien Institut chirurgical du Docteur Depage ou ancien Institut National du Sang) est un édifice de style Art nouveau géométrique[1] édifié à Ixelles, dans le quartier Berkendael, une commune de la banlieue de Bruxelles en Belgique par l'architecte Jean-Baptiste Dewin.

Avec cet édifice, et avec la maison Bruno Schmidt (avenue Molière), Dewin donne son interprétation de la Sécession viennoise[2].

Localisation[modifier | modifier le code]

L'Institut chirurgical Berkendael est situé face à l'église Notre-Dame de l'Annonciation, au numéro 29 de la place Georges Brugmann à Ixelles, une place qui porte le nom du banquier et mécène bruxellois Georges Brugmann (1829-1900).

Mosaïques ornant la travée centrale.

Historique[modifier | modifier le code]

C'est en 1905 que Jean-Baptiste Dewin réalise cet immeuble en style Art nouveau pour le docteur Antoine Depage[3]. La construction est assurée par les entrepreneurs J.B. & L. Postiaux[3].

C'est la première d'une longue série d'institutions à caractère médical[1] - maternités, instituts médicaux, écoles médicales, instituts dentaires, homes, etc. - qui culmine avec le nouvel hôpital universitaire Saint-Pierre[3] (1922-1935).

Plus tard, en 1926, Dewin édifie juste à côté l'Institut médico-chirurgical de la Croix-Rouge[3], dans un sobre style Art Déco[1]. Après la Seconde Guerre mondiale, la Croix-Rouge de Belgique agrandit le complexe en faisant ériger des bâtiments modernistes par L. Attout (Institut national du Sang, 1949) et Jacques Wybauw (1964)[3],[1].

En 2008, les bâtiments modernistes sont démolis pour être remplacés par des immeubles d'appartements[1].

Protection[modifier | modifier le code]

L'ancien complexe hospitalier de la Croix-Rouge de Belgique est inscrit depuis le sur la liste de sauvegarde comme Monument sous la référence 2071-0124/0[4].

Architecture[modifier | modifier le code]

L'institut présente vers la place Brugmann une façade de trois étages en briques blanches de Silésie sur un soubassement en pierre bleue percé de fenêtres de cave[3] protégées par des barreaux en fer forgé de style Art nouveau géométrique. La façade est signée et datée « JB Dewin Arch 1905 » en bas à droite.

La composition, hautement symétrique, comporte une travée d'accès centrale et deux ailes plus basses[3].

La travée centrale intègre une porte faite de deux battants percés chacun de huit carreaux vitrés, et surmontée d'une grande fenêtre d'imposte[3]. La porte est flanquée de deux baies rectangulaires de six carreaux vitrés chacune, également surmontées de hautes impostes. La porte et les baies qui la flanquent sont cantonnées de pilastres en pierre blanche d'Euville portant un large entablement en pierre bleue. Cet entablement légèrement cintré porte un élégant oriel (bow-window) percé de cinq fenêtres à chaque étage, entre des pilastres en briques blanches prenant appui sur des ornements en pierre blanche. La travée centrale se termine par une lucarne passante percée de cinq fenêtres à arc surbaissé, flanquée de pilastres en briques en forte saillie et soulignée par une frise de panneaux de mosaïque aux motifs floraux très stylisés typiques du style de Dewin.

Comme le décrit le site de l'Inventaire du patrimoine architectural de la Région de Bruxelles-Capitale « chaque aile est percée au rez-de-chaussée de deux fois trois baies jumelées, de deux fois deux baies jumelées au premier étage et de trois fenêtres entre des trumeaux à pilastres au dernier niveau »[3]. Chacune des fenêtres des ailes latérales est surmontée d'un linteau en pierre blanche orné d'un arc surbaissé. La façade de chacune des ailes latérales est ornée sous la corniche de trois panneaux de mosaïque très stylisés de ton orangé, dont les motifs rappellent ceux de la travée centrale.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]