Ingérop

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Ingérop
Image illustrative de l'article Ingérop

Création 1992
Dates clés 2000 : première acquisition par emprunt
Slogan « Inventons demain »
Siège social Drapeau de la France Rueil-Malmaison Voir et modifier les données sur Wikidata (France)
Direction Yves Metz, Président
Actionnaires Actionnariat Cadre (90,5 %), Actionnariat Salarié (9,5 %)
Activité Ingénierie pluridisciplinaire - infrastructures, ville et transports, eau et environnement, bâtiment, énergie et industrie
Produits études amont, études détaillées, gestion de projet, maîtrise d’œuvre, assistance à maîtrise d’ouvrage, conseil et expertise
Effectif Près de 1 600 en augmentation
Site web http://www.ingerop.fr/ http://www.ingerop.com/ http://www.grupo-ingerop.es

Chiffre d’affaires 189 M€ est(2014)[1]
en augmentation +12 % (base 2011)
Résultat net
en augmentation +110,7 % (base 2010)

Ingérop est une société d'ingénierie française indépendante, de près de 1 700 collaborateurs, créée en 1992, et dont le siège social est basé à Rueil-Malmaison (France). Son chiffre d'affaires 2014 est de 191M€ dont près de 20% à l'international. Le groupe est actif dans l'ensemble des métiers de la construction : ville et mobilité, infrastructures, transports, eau, environnement, bâtiment, énergie et industrie.

Histoire[modifier | modifier le code]

les Grands Moulins de Pantin de 1923 rénovés par Ingérop[2]

Ingérop est née en 1992 du regroupement de deux sociétés d'ingénierie technique aux parcours complémentaires, Inter G, créée en 1945 d'une part, et SEEE, fondée en 1962 au sein de la société des Grands travaux de Marseille. À la fin des années 2000, les Grands travaux de Marseille, actionnaires d'Ingérop, furent absorbés par Vinci. Les cadres dirigeants du groupe Ingérop rachetèrent alors leur société au travers d'une acquisition par emprunt, avec l'appui du Crédit Lyonnais. À la fin de 2005, une acquisition par emprunt secondaire fut organisée à laquelle souscrivirent de nombreux cadres expérimentés qui rachetèrent ainsi à la banque d'investissement ses parts de la société. En mai 2008, les actionnaires élurent Yves Metz à la présidence du directoire du groupe. Il prit la succession de Christian Delage qui assure depuis la présidence du conseil de surveillance du groupe.

En 2011, Ingérop est entièrement détenu par plus de 200 cadres et par un fonds commun de placement d'entreprise ouvert à l'ensemble de ses salariés français. Les effectifs du groupe sont de 1 500 collaborateurs dont plus de 200 travaillant hors de France, en Afrique australe, au Maghreb[3] et en Europe[4]. Le groupe s'implante en Amérique du Sud.

Organisation[modifier | modifier le code]

En 2013, Ingérop est structuré en deux sociétés qui se dédient aux missions de conseil et d’ingénierie, aux études de structures complexes et à l'international :

  • Ingérop Conseil et Ingénierie ;
  • Ingérop Engineering.

Le groupe possède 23 agences et sept directions régionales en France. Son siège est domicilié à Rueil-Malmaison.

Réalisations[modifier | modifier le code]

Le groupe obtint la maîtrise d'œuvre de plusieurs bâtiments. À Paris, c'est le cas de la Canopée[5] dessinée par les architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti ainsi que des structures du musée du quai Branly[6]. Il a également participé aux études de conception du nouveau stade de l'Olympique lyonnais ainsi qu'à la cité sanitaire de Saint-Nazaire. Le groupe a également œuvré dans les infrastructures routières et ferroviaires en participant notamment au Duplex A86[7] parisien, à la LGV Perpignan-Figueras[8], à l'Autoroute A65 ainsi qu'au viaduc ferroviaire Vidin-Calafat entre la Bulgarie et la Roumanie[9]. Ingérop travaille également dans l'urbanisation et les transports urbains[10]. C'est notamment l'objet de ses travaux dans le Vieux-Port de Marseille ou à Paris dans le quartier de Bercy. Il réalise également le tramway d'Angers[11], le tramway de Valenciennes et celui de Grenade.

Ses travaux dans l'énergie et l'industrie incluent les Installations de conditionnement et d'entreposage de déchets activés, pour EDF-CIDEN, de la centrale du Bugey, la centrale photovoltaïque de Toul-Rosières, des participations à la construction de centrales nucléaires[12] et des travaux sur l'usine Turbomeca de Bordes pour les turbines d'hélicoptères. Enfin, le groupe est également présent dans le secteur hydraulique[13]. Il obtint la maîtrise d'œuvre des améliorations du canal du Rhône à Sète[14] et celle des appontements des frégates militaires de classe Aquitaine de l'arsenal de Brest.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Structuræ, Grands moulins de Pantin (lire en ligne)
  3. « Algérie : le chantier du siècle », Le Monde,‎
  4. (en) roadtraffic-technology, Danube Bridge 2 (lire en ligne)
  5. Paris-les-Halles, « La Canopée »
  6. Structuræ, Musée du quai Branly (lire en ligne)
  7. (en) « A86 Tunnel safety », Safety & Security,‎
  8. Structuræ, LGV Perpignan-Figueras (lire en ligne)
  9. (en) danubebridge2.com, Bridge history (lire en ligne)
  10. « Montpellier, l'Agglo lance la ligne 5 du tramway », Midi libre,‎
  11. Inauguration du tramway sur le site officiel du projet
  12. « Assystem participe au développement d'ASTRID prochaine génération de réacteurs nucléaires », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  13. [PDF]Voies navigables de France - Direction régionale du Nord-Pas-de-Calais, Le fluvial prend de la hauteur : Inauguration du pont de la route départementale 209 (lire en ligne)
  14. « Sète dans l'étang de Thau : Canal du Rhône à Sète - développement du transit par voie d'eau »,

Voir aussi[modifier | modifier le code]