IAR-80

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

IAR 80 / IAR 81
Vue de l'avion.
IAR 80 roumains en patrouille.

Constructeur Drapeau : Roumanie Industria Aeronautică Română (IAR)
Rôle Avion de chasse
Premier vol
Mise en service
Date de retrait - 1952 (IAR-80DC)
Nombre construits 346 unités au 30 septembre 1944
(170 IAR 80 ; 176 IAR 81)
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur IAR K.14-IV
Nombre 1
Type Moteur en étoile refroidi par air de 14 cylindres
Puissance unitaire selon les modèles de 716 kW (960 ch)
à 764 kW (1 025 ch)
Dimensions
vue en plan de l’avion
Envergure 11,0 m
Longueur 8,97 m
Hauteur 3,53 m
Surface alaire 17 m2
Masses
À vide 2 200 kg
Maximale 2 980 kg
Performances
Vitesse maximale 560 km/h
Plafond 10 000 m
Rayon d'action 730 km
Armement
Interne une bombe de 250kg[1]
Externe 6 mitrailleuses de 7,92 mm ou 1 canon de 20 mm, 4 mitrailleuses de 7,92 mm

Le IAR 80 était un avion militaire roumain des années 1939-1949, monoplan, à aile basse de construction tout métal construit par Industria Aeronautică Română.

Quand il effectue son premier vol, en 1939, il est en concurrence avec la plupart des conceptions contemporaines comme les Hawker Hurricane et Supermarine Spitfire britanniques. Toutefois, des problèmes de production et le manque d'armement disponible ont retardé jusqu'en 1941 l'entrée en service du IAR 80. Bien qu'il ait été envisagé de le remplacer assez rapidement, il a combattu durant la Seconde Guerre mondiale en première ligne contre l'aviation soviétique jusqu'en août 1944 puis contre la Luftwaffe de septembre 1944 à mars 1945. Bien qu'étant obsolète par certains aspects, il était capable de concurrencer, et dans certaines conditions de surclasser des avions tels que le Yakovlev Yak-1, voire le Messerschmitt Bf 109 ou le Lockheed P-38 Lightning.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Il fut favorablement accueilli par les pilotes qui se plaignirent néanmoins de son manque de puissance de propulsion et de puissance de feu, deux problèmes qui ne seront jamais vraiment résolus en raison des carences de l'industrie aéronautique et de l'armement en Roumanie. Malgré leur qualités initiales, les IAR-80 pâtirent de leur moteur inadéquat, un IAR K14 (en) dérivé du Gnome et Rhône 14K Mistral Major. Les Roumains ne purent jamais mettre au point un modèle plus puissant, ce qui obligea les pilotes à devenir des as de la voltige s'ils ne voulaient pas être abattus.

Le modèle IAR-80A reçut un armement complet de 6 mitrailleuses livrées par les Allemands. Il reçut également un moteur plus puissant et plus lourd que celui du IAR-80 d'origine et il fallut renforcer son fuselage pour compenser ces augmentations de poids à l'avant. L'apparition des Consolidated B-24 Liberator américains au-dessus de la Roumanie à partir de l'opération Tidal Wave dans le cadre des bombardements stratégiques alliés contre les ressources pétrolières de l'Axe en 1943 obligea à installer un armement encore plus puissant, comprenant des canons de 20 mm. Tous les IAR-80 C furent également construits à partir de cellules de IAR-81B. Ils en gardèrent la capacité de transporter de bombes sous les ailes. Ce fut la première version à recevoir des réservoirs auto-obturants. À partir de la mi-1944, les IAR-80B et IAR-80C furent portés au standard d'armement des IAR-81C, avec deux canons Mauser de 20 mm et quatre mitrailleuses, et combattirent à partir de septembre 1944 contre la Luftwaffe au-dessus de la Transylvanie, de la Hongrie et de la Tchécoslovaquie.

Livrées du IAR 80.

Exemplaires survivants[modifier | modifier le code]

Quelques années après que la Roumanie fut devenue communiste, et alors que l'URSS commençait à retirer progressivement ses troupes de Roumanie, tous les IAR 80 restants furent recyclés et remplacés par du matériel soviétique. Aucun exemplaire original complet ne survécut après 1955. La réplique d'un IAR 80 fut construite après la Libération de 1989 et vola aux meetings aériens de l'aéroport « Mihail Kogălniceanu », près de Constanza. On peut voir un autre IAR 80 au musée militaire de Bucarest : c'est une réplique faite à partir des pièces d'un IAR 80-DC d'entrainement biplace.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Enzo Angelucci et Paolo Matricardi, Les avions, t. 3 : La Seconde Guerre mondiale - France, Allemagne, Angleterre, etc..., Elsevier Sequoia, coll. « Multiguide aviation », (ISBN 2-8003-0387-5), p. 284.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Aéronefs comparables