Herbert Giles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Herbert Giles
Image dans Infobox.
Fonctions
Professeur
-
Consul
-
Consultant
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
CambridgeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Herbert Allen Giles
Nationalité
Formation
Activités
Père
Enfants
Lionel Giles (en)
Lancelot Giles (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Université de Cambridge, bureau des Affaires étrangères (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Herbert Giles () est un diplomate et sinologue britannique. Il modifia la romanisation du chinois développé par Thomas Francis Wade, ce qui produisit le système Wade-Giles, très utilisé avant l'arrivée du hanyu pinyin dans les années 1950, principalement dans le monde anglo-saxon.

Ses nombreuses œuvres comprennent des traductions des Entretiens de Confucius, du Tao Tö King, du Zuangzi de Tchouang-tseu et, en 1892, le premier dictionnaire chinois-anglais de grande diffusion.

Biographie[modifier | modifier le code]

Herbert A. Giles était le quatrième fils d'un pasteur anglican, John Allen Giles (1808–1884). Il a étudié à Charterhouse puis est devenu diplomate auprès de la Dynastie Qing (1867–1892). Il a vécu plusieurs années à Fort San Domingo (en) (1885–1888), dans l'actuel district de Tamsui, à Taïwan. Il a eu six enfants, Bertram, Valentine, Lancelot (zh), Edith, Mable et Lionel Giles (en). En 1897, Herbert Giles est devenu le deuxième professeur de langue chinoise de l'Université de Cambridge, après Thomas Wade[1]. À l'époque de sa nomination, il n'existait pas d'autres sinologues à Cambridge. Giles a donc pu consacrer la plupart de son temps à l'étude des textes chinois anciens donnés par Wade, publiant ceux qu'il choisissait de traduire[2].

Ses œuvres plus tardives comprennent une histoire de la peinture chinoise en 1905[3],[4] et ses Conférences Hibbert (en) de 1914 sur le confucianisme, publiées en 1915 par Williams and Norgate (en)[5]. Il a dédié la troisième édition de ses Strange Stories from a Chinese Studio (1916) à ses sept petits-enfants, mais à la fin de sa vie il était brouillé avec tous ses enfants, sauf un. Ardent agnostique, il était aussi un franc-maçon enthousiaste. Il n'est jamais devenu fellow de Cambridge, bien qu'il y ait été professeur pendant 35 ans. Il a finalement pris sa retraite en 1932 et est mort dans sa quatre-vingt-dixième année.

Héritage et réputation[modifier | modifier le code]

Giles a reçu le Prix Stanislas-Julien de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1898 pour son Chinese Biographical Dictionary[6]. Cet ouvrage, généralement considéré comme peu fiable par les sinologues actuels[7], est décrit par Endymion Wilkinson (en) (Prix Stanislas-Julien 2014) de la manière suivante :

« [il est] rempli d'erreurs et la sélection laisse beaucoup à désirer. Entre un tiers et la moitié des dates sont fausses parce que Giles supposait que si quelqu'un est cité comme mort en 1200 à 63 ans, il ou elle devait être né en 1137 (dans la plupart des cas 1138 aurait été une meilleure estimation)[8]. »

Il a aussi été critiqué par l'érudit chinois Gu Hongming (en) (1857–1928), qui a déclaré :

« Le Dictionnaire biographique chinois du Dr. Giles, il faut l'avouer, est le fruit d'un travail immense. Mais là encore, le Dr. Giles fait preuve d'une totale absence du sens commun le plus élémentaire. Dans un tel ouvrage, on s'attendrait à trouver des notices sur seulement des hommes vraiment importants. »

Gu n'appréciait pas non plus le Chinese-English Dictionary de Giles, qu'il a décrit comme n'étant

« ... en aucune manière un vrai dictionnaire. C'est simplement une collection d'expressions et de phrases, traduites par le Dr. Giles sans aucun effort de sélection, arrangement, ordre ou méthode [et] décidément de moindre valeur que même le vieux dictionnaire du Dr. Williams[9]. »

Postes diplomatiques[modifier | modifier le code]

  • Vice-consul de Grande-Bretagne dans le district de Mawei (1880–1883)
  • Vice-consul de Grande-Bretagne à Shanghai (1883–1885)
  • Consul de Grande-Bretagne à Tamsui (1885–1891)
  • Consul de Grande-Bretagne à Ningpo (1891–1893)

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Giles, Herbert Allen dans (en) J. Venn et J. A. Venn, Alumni Cantabrigienses, Cambridge, Angleterre, Cambridge University Press, 1922–1958 (ouvrage en 10 volumes)
  2. (en) Aylmer, Charles, East Asian History 13–14, 1997, p. 1–7; Sterckx, Roel, In the Fields of Shennong: An inaugural lecture delivered before the University of Cambridge on 30 September 2008 to mark the establishment of the Joseph Needham Professorship of Chinese History, Science and Civilization. Cambridge: Needham Research Institute, 2008.
  3. (en) « An Introduction to the History of Chinese Pictorial Art by Herbert A. Giles », The Burlington Magazine for Connoisseurs, vol. 7, no 29,‎ , p. 405 (JSTOR 856445)
  4. (en) Ed. Chavannes, « An Introduction to the History of Chinese Pictorial Art by H. A. Giles », T'oung Pao, vol. 6, no 2,‎ , p. 251 (JSTOR 4525813)
  5. (en) Herbert A. Giles, « Confucianism and Its Rivals », Journal of Race Development (en), vol. 6, no 3,‎ , p. 350 (DOI 10.2307/29738158, JSTOR 29738158)
  6. (en) G. Schlegel, « 古今姓氏族譜, A Chinese Biographical Dictionary by Herbert A. Giles », T'oung Pao, vol. 8, no 4,‎ , p. 438–441 (JSTOR 4525305)
  7. (en) George A. Kennedy, « Dates in Giles' Biographical Dictionary », Journal of the American Oriental Society, vol. 70, no 3,‎ july–september 1950, p. 188–189 (DOI 10.2307/596269, JSTOR 596269)
  8. (en) Endymion Wilkinson, Chinese History : A Manual, Harvard University Asia Center, , 157 p. (ISBN 978-0-674-00249-4, lire en ligne)
  9. (en) "A Great Sinologue," in The Spirit of the Chinese People sur Wikisource

Sources[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :